Mercredi, 10 Avril 2013 23:07

11 avril Fête de la Congrégation

Aujourd’hui, toutes les Soeurs de la Charité et les Amis fêtent  le 214ème anniversaire de la fondation de la Congrégation.

La Congrégation a commencé le 11 avril 1799 ; ce jour-là, Jeanne-Antide Thouret ouvre une petite école pour l’instruction des jeunes filles, à Besançon.  

"L'école fut nombreuse en peu de jours. Elle accueillit toutes les écolières également, ne montrant pas de prédilections extérieures, à cause des opinions du temps et de la Révolution, dont les plaies étaient encore vives. Tous les parents et les enfants furent très contents et venaient à l'école avec joie... " Manuscrit de sr Rosalie LD p.555

"J'ouvris à Besançon, rue des Martelots, une école gratuite pour instruire les jeunes filles; et en peu de jours mon école fut très nombreuse. J'étais seule pour les instruire. Mais le Bon Dieu daigna y répandre sa bénédiction. On fut si content que l'on me dit de louer un appartement plus grand dans la même rue." Mémoire de Pures Vérités LD 478

Jeanne-Antide obéit ainsi aux prêtres du Diocèse qui l’ont appelée mais avec largeur d'esprit et tolérance, elle se laisse guider par la charité :

- l'instruction des filles est importante pour "restaurer la foi et les bonnes mœurs",

- l'accueil de toutes, sans distinction d'origine, de niveau social, d'opinion politique ou religieuse, est    nécessaire pour réapprendre à vivre ensemble et recréer un tissu social.

          - la gratuité s'impose pour que les pauvres puissent avoir accès à l'instruction.

Les réalisations s'enchaînent rapidement

-          Rue des Martelots : une pharmacie, le bouillon pour les pauvres (LD 478, 556 ),  le soin des malades à domicile

-          Rue du grand Battant : une école, le bouillon, la visite des malades, avec l'aide du bureau de bienfaisance LD 480,558

-          3 écoles en d'autres paroisses LD 481

-          La distribution des médicaments à tous les malades pauvres de la ville LD 480

-          Diverses fondations hors de Besançon…

Jeanne-Antide manifeste tout de suite sa prédilection pour les pauvres pour qui elle installe le bouillon légendaire, pour les malades qu'elle va visiter à domicile et pour qui elle crée une pharmacie, pour le travail dans les paroisses.

Elle montre également sa disposition à collaborer avec les autorités et avec les laïcs, mais en gardant sa liberté.

Des jeunes filles viennent se joindre à elle. LD 478

"Pendant qu'on faisait les réparations (de l'appartement), je reçus deux aspirantes, ensuite une troisième et une quatrième.." LD 478.

Ce groupe sera une aide sur le plan matériel, et sur le plan spirituel.

Mais Jeanne-Antide doit d'abord s'attacher à la formation, humaine, professionnelle, chrétienne et religieuse des jeunes filles qui viennent la rejoindre ; elles s'appellent: Marguerite Paillot, Jeanne-Claude Villemot, Nanette Bon, Elisabeth Bouvard, Annette Javouhey. Jeanne-Antide les forme dès les débuts, comme des religieuses:

"En même temps que je formais mes filles à la vie active, je les formais aussi à la vie contemplative pour soutenir et sanctifier l’active. Dès le commencement, je leur écrivis un petit règlement.." LD 480

Jeanne-Antide n’a qu’un seul projet : "correspondre aux desseins de Dieu" LD p.561 ; elle s’appuie uniquement sur Lui avec confiance :  "Je ne suis rien, je ne puis rien mais je puis tout avec Dieu !" LD p.562

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