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Jeudi, 29 Novembre 2018 21:50

ETHIOPIE L’Eglise en mission vers le Sud

29 novembre 2018 - La présence de l’Eglise dans la région éthiopienne d’Oromia s’est étendue de cent kilomètres depuis Dallo Manna, vers le sud, en province de Madda Walabu. Il s’agit encore d’une présence de pré évangélisation, ainsi que l’expliquent à Fides des sources locales, présence qui est assurée par un projet social de sécurité alimentaire soutenu par la Caritas de Corée.

« Depuis toujours, je désirait pouvoir commencer une présence, même minime à Madda Walabu dans la mesure où la zone est considérée de manière mythique par les Oromos comme étant à l’origine du peuple. Madda Walabu signifie « source de l’indépendance » dans la langue locale et son nom en dit long sur l’importance culturelle et spirituelle de ce lieu » raconte à l’Agence Fides le Préfet apostolique de Robé, le Père Angelo Antolini, OFM Cap.. « A Biduré, le chef-lieu de la province, nous avons ouvert un petit bureau, dont la plaque met en évidence le nom de l’Eglise catholique. Récemment, je me suis rendu moi aussi sur place avec mes collaborateurs afin de donner 600 poules pondeuses de race à 150 familles. Nous avons enregistré beaucoup de joie au sein de la population locale, surtout parmi les femmes » continue le missionnaire.

Ainsi que l’indique le Préfet apostolique à Fides, « avant la distribution, mes collaborateurs ont parlé de l’Eglise. Ils m’ont présenté et j’ai reçu, en m’adressant à eux, beaucoup de sourires et de marques de gratitude de la part de tous. Voila tout. Cela peut sembler un petit geste mais entre temps, nous nous présentons et sommes bien accueillis dans un contexte complètement musulman ». « Le projet se poursuivra pendant trois ans. De petits pas qui, nous l’espérons, seront suivis par d’autres, peut-être même par une présence missionnaire provenant directement de Corée » souhaite le Père Antolini. (AA/AP) (Agence Fides 29/11/2018)

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2 juillet 2018 - Pour la première fois en 20 ans, une délégation érythréenne de haut niveau, conduite par le Ministre des Affaires étrangères, Osman Saleh, est arrivée dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba, pour parler de la fin du conflit décennal entre les deux pays. La délégation a été accueillie le 26 juin par le nouveau Premier Ministre éthiopien, Abiy à Addis Abeba. Aux hôtes ont été offertes des guirlandes de fleurs symbole de paix et d’accueil alors que les rues de la capitale étaient pavoisées de drapeaux des deux pays et de posters portant des messages de bienvenue.

A l’accueil a également participé l’Archevêque métropolitain d’Addis Abeba, S.Em. le Cardinal Berhaneyesus, Président de l’Association des membres des Conférences épiscopales d’Afrique orientale (AMECEA) et Président de la Conférence épiscopale d’Ethiopie.

L’Archevêque a qualifié cet événement de « moment heureux pour les Eglises catholiques en Ethiopie et en Erythrée », affirmant que les fidèles des deux pays ont prié pour la paix depuis le début du conflit. Selon le Cardinal, l’Eglise a servi de pont durant toutes ces années d’impasse au travers de l’Assemblée des Evêques d’Ethiopie et d’Erythrée, réunies jusqu’à voici peu pour discuter de la vie de l’Eglise dans les deux pays, jusqu’à ce que le Pape François ne crée l’Eglise métropolitaine sui iuris érythréenne.

Dès novembre dernier, les Evêques de l’AMECEA, conduits par leur Vice-président, S.Exc. Mgr Thomas Msusa, Archevêque de Blantyre (Malawi) s’étaient rendus en visite en Erythrée pour exprimer leur solidarité à l’Eglise dans ce pays face aux préoccupations et aux défis du peuple voisin.

La visite d’une délégation érythréenne en Ethiopie constitue une étape importante en direction de la résolution des problèmes entre les deux pays de la Corne de l’Afrique. Les relations diplomatiques sont en effet interrompues depuis près de 25 ans.

Les agences de presse ont indiqué que ceci est seulement la première d’une série de rencontres sur les réformes proposées depuis qu’Abiy Ahmed est devenu Premier Ministre, suite à la démission de son prédécesseur en février dernier. Parlant au nom de l’Ethiopie, le Premier Ministre a déclaré : « Cette dispute se conclut avec cette génération qui commence l’ère de l’amour et de la réconciliation ».

Le conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée, qui a débuté en 1998 suite à une dispute sur la définition des frontières, s’était formellement conclu avec la signature de l’accord de paix d’Alger, le 12 décembre 2000, lequel sanctionnait l’institution d’une Commission chargée d’établir définitivement les frontières entre les deux pays. Toutefois des tensions s’étaient ultérieurement aggravées en mars 2012, lorsque des forces militaires éthiopiennes avaient lancé un assaut sur des positions sises en territoire érythréen en réponse au présumé entraînement de la part de l’Erythrée de « groupes subversifs » visant à réaliser des attaques en Ethiopie. Au cours de son premier discours aux législateurs tenu après son installation, le 2 avril dernier, Abiy Ahmed avait également manifesté l’intention de normaliser les rapports avec l’Erythrée, invitant Asmara à s’engager dans ce processus. De son côté, le Ministre de l’Information érythréen, Yemane Ghebre Meskel, avait réaffirmé que les tensions auraient été résolues une fois que les militaires éthiopiens se seraient retirés des territoires érythréens et en particulier de la ville de Badme. (AP) (Agence Fides 02/07/2018)

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18 juin 2018 - Du mardi 19 au vendredi 22 juin se tient à Rome l’assemblée plénière annuelle de la ROACO (la Réunion des œuvres d’aide aux Eglises orientales) sous l’égide de son dicastère correspondant, la Congrégation pour les Eglises orientales présidée par le cardinal Leonardo Sandri.

Pour la 91ème année consécutive, de nombreuses figures ecclésiastiques d’Europe centrale et orientale représentant les catholiques de rite oriental se réuniront pour des travaux de réflexion menés à huis-clos dans la Ville éternelle.

La semaine commencera mercredi 20 juin par une messe matinale d’action de grâce en l’église du Santo Spirito in Sassia qui jouxte le Vatican, en bordure du Tibre. Celle-ci sera présidée par le cardinal argentin, Leonardo Sandri, président de la ROACO et surtout préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales depuis 2007.

Dans la journée, des travaux de réflexion seront consacrés à la situation des Eglises du Moyen-Orient, avec une attention particulière à la Turquie, la Syrie, l'Irak et la Terre Sainte. Et ce, en présence du cardinal Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie, Mgr Paul Russel, nonce apostolique en Turquie, Mgr Alberto Ortega, nonce apostolique en Irak et en Jordanie, ou encore Mgr Paolo Bizzeti, vicaire apostolique d’Anatolie.

Vendredi 21 juin sera une journée dédiée à la diaspora des catholiques orientaux en Europe, avec divers intervenants d’Europe centrale comme Mgr Dominicus Meier OSB, auxiliaire du diocèse de Paderborn et également coordinateur pour la pastorale des fidèles orientaux d’Allemagne, Mgr Stephen Chirappanath, visiteur apostolique des syro-malabars en Europe, Mgr Yuriy Kolasa, vicaire général de l'Ordinariat byzantin en Autriche, et le père Abba Petros Berga, coordinateur des fidèles éthiopiens en Europe centrale.

L’audience avec le Pape François est fixée dans la matinée du vendredi 22 juin.

Un siècle d’assistance matérielle et spirituelle

Parmi ses œuvres de charité pour aider financièrement les chrétiens d’Orient, la ROACO soutient la construction d'églises orientales, les institutions scolaires, l’assistance sociale et sanitaire ou encore l’attribution de bourses d’études.

Depuis un siècle que la Congrégation pour les Eglises orientales existe, a souligné le Pape, les Eglises orientales ont connu “des événements dramatiques, […] et ont souvent été frappées de terribles ondes de persécutions”. Le Saint-Siège porte depuis le XIXème siècle une attention toute particulière aux Eglises orientales. Le Pape François l’affirmait lors de l’assemblée plénière de 2017: «Ces Eglises ont été affaiblies au sein “des territoires où elles fleurissaient depuis des siècles” par de fortes émigrations, a regretté le pontife. Notamment en Europe de l’Est, sous la menace des régimes totalitaires».

Radio Vaticana

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7 juin 2018 - « Le pas accompli par le gouvernement éthiopien est positif et nous remplit le cœur de bonheur. Maintenant, il appartient à Isayas Afeworki de réagir. Ce sera à lui de décider s’il veut véritablement faire la paix ». C’est ainsi que des religieux catholiques érythréens commentent pour l’Agence Fides la disponibilité donnée par le gouvernement éthiopien à la cession des territoires disputé entre les deux pays, mettant ainsi fin aux tensions présentes depuis 20 ans après le conflit des années 1998-2000.

« Ce que nous nous demandons – poursuivent les religieux contactés par Fides, lesquels demandent à demeurer anonymes pour raisons de sécurité – est si la paix avec l’Ethiopie convient réellement à Isayas Afeworki. En 20 ans, il a construit son pouvoir presque absolu en agitant le spectre de la menace éthiopienne et le besoin d’y faire face à tout prix ».

Le Président a reporté l’entrée en vigueur de la Constitution en affirmant que l’urgence sécuritaire n’était pas compatible avec la démocratie. Il a réprimé toute forme d’opposition, soutenant que le pays devait demeurer uni. Il a fermé journaux et stations radiophoniques indépendants. Il a créé une immense armée au sein de laquelle les jeunes sont enrôlés à l’âge de 17 ans. « S’il signait la paix – continuent les religieux – il n’aurait plus d’excuse. Isayas Afeworki devrait garantir la démocratie et les droits civils les plus élémentaires. Le régime s’effriterait. Donc, il faudra voir s’il accomplira les pas en question ».

Les religieux rêvent d’un pays en paix. « Ethiopiens et érythréens sont des frères – continuent-ils – et ont les mêmes origines. Ils parlent des langues dérivant de la même souche linguistique, le geez. Ils ont les mêmes traditions religieuses, les mêmes coutumes et la même cuisine. Ils sont appelés à la réconciliation et à la coexistence.

Une entente favoriserait le développement économique des deux pays. « Après la guerre – affirment les religieux – l’Ethiopie s’est trouvée privée de débouché sur la mer et les ports d’Erythrée sont demeurés pratiquement sans trafic. Avec la paix entre les nations, Addis Abeba pourrait utiliser les ports de Massawa et Assab pour ses exportations. L’Erythrée en tirerait un grand bénéfice économique. Un développement et un avenir plus rose que l’actuel se profileraient à l’horizon ».

Le problème demeure donc la volonté politique. « L’Ethiopie est disponible et le Premier Ministre lui-même, Abiy Ahmed Ali, l’a affirmé à plusieurs reprises » concluent-ils. « Maintenant c’est Isayas Afeworki qui doit se prononcer. Nous espérons qu’ils choisira la paix ». (EC) (Agence Fides 07/06/2018)

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Dimanche, 24 Septembre 2017 20:04

ETHIOPIE Évacués et famine

24 septembre 2017 - Camps remplis : le phénomène des évacuations de villages dans le sud-est de l’Ethiopie, à la frontière avec la Somalie, se poursuit sans trêve à cause de la sécheresse extrême. Dans la région somalienne du pays, où la population est d’ethnie somalienne mais de nationalité éthiopienne, se trouvent 264 villages regroupant 577.711 évacués. Ce chiffre remonte au recensement effectué par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de mai à juin de cette année.

« Pour ceux qui ont perdu toute source de revenu, la seule solution consiste à se rendre dans l’un des hôtels mis à disposition par le gouvernement pour satisfaire leur faim et leur soif. Toutefois, les possibilités du gouvernement ne sont pas suffisantes et l’intervention des organismes d’assistance humanitaire est absolument nécessaire » déclare, dans une note parvenue à Fides, une source locale qui préfère conserver l’anonymat.

Les évacués représentent toutefois seulement l’un des défis que la région doit relever chaque jour. En effet, les prévisions estiment que, de juillet à décembre, 2,5 millions de personnes auront besoin de denrées alimentaires et, selon les agences humanitaires, ce chiffre pourrait avoir déjà dépassé les 3,3 millions à la mi-août. « A cause du manque de fonds, en juin et juillet, nous n’avons pu aider que 1,7 millions de personnes se trouvant dans un état de nécessité dans la région somalienne » a déclaré le porte-parole du Programme mondiale d’alimentation pour l’Afrique orientale. Dans cette région de l’Ethiopie, se concentre une grande partie des 1.056.738 évacués enregistrés par l’OIM dans le pays. Le phénomène des évacués dans cette zone est associé au conflit interne et aux désordres. C’est seulement au cours de cette dernière année que le phénomène a été évoqué. Les camps du nord de Siti, qui se sont étendus durant les famines de 2015 et de 2016 continuent à être pleins.

Les Nations unies estiment qu’en Ethiopie, entre l’Oromie et la Région somalienne, 15 millions de personnes ont urgemment besoin d’aides alimentaires à cause de la sécheresse, sachant que 33% de cette population souffre déjà des effets de la dénutrition sévère à cause de l’insuccès de l’agriculture et de la mort du bétail. La sécheresse est devenue endémique et les terrains meurent lentement. (AP)   (Agenzia Fides)

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4 juillet 2017 - De par le monde, 2 millions de personnes sont aveugles suite à un trachome, infection des yeux qui se répand dans des conditions hygiéniques précaires au travers du contact. En Ethiopie, sur 91 millions d’habitants, près d’un million de personnes sont aveugles et 4 millions sont malvoyants. Dans la région d’Amhara, un enfant sur deux, s’il n’est pas soigné, risque de devenir aveugle. Pour bloquer cette maladie sournoise et douloureuse, l’organisation sans but lucratif CBM Italia travaille dans le pays aux côtés de l’OMS en appliquant la stratégie SAFE (chirurgie, antibiotiques, toilette du visage et amélioration de l’environnement).


Selon la note envoyée à Fides, cette stratégie s’articule autour de quatre phases : traitement médical et chirurgical de la trichiasis, distribution d’antibiotiques pour soigner l’infection, éducation à une correcte toilette et hygiène du visage et du corps et amélioration des conditions hygiéniques et environnementales. En outre, CBM Italia vient de lancer la campagne « Bloquons la contamination ». Parmi les nouveaux objectifs, se trouve celui de soigner 13.500 personnes, de distribuer des antibiotiques à au moins 450.000 personnes risquant la contamination, de construire 150 nouveaux puits et systèmes de distribution de l’eau de manière à assurer de l’eau propre à 90.000 personnes, sachant que 67.500 devraient être sensibilisées aux pratiques hygiéniques. (AP) (Agence Fides 04/07/2017) 

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26 juillet 2016 - Restrictions dans l’usage d’Internet et problèmes sanitaires sérieux dans le domaine pédiatrique . « Depuis que le gouvernement éthiopien a restreint l’accès à Internet, il n’est plus possible d’accéder à des informations scientifiques en réseau, pas plus que de discuter les cas de malades graves que nous ne parvenons pas à gérer ». Tel est le témoignage d’un pédiatre espagnol, coordinateur d’un centre pédiatrique sis à Meki, en Oromie (Ethiopie) transmis par VPN (réseau privé virtuel), attendu que l’accès à Internet continue à être bloqué.

« En général, lorsque nous nous trouvons dans l’obligation d’affronter des situations alarmantes, nous avons l’habitude de nous mettre en contact par courriel ou par téléphone avec des spécialistes internationaux avec lesquels nous confronter. Grâce à la nouvelle télémédecine, nous parvenons à disposer de diagnostiques et de soins et nous améliorons ainsi la qualité de la vie de nombreux jeunes patients. Toutefois, en ce moment, il n’en est pas ainsi. Le gouvernement éthiopien censure Internet et les réseaux sociaux, produisant des dommages notables de différentes natures ».

De nombreux enfants éthiopiens se trouvent dans l’attente d’un diagnostique et de soins, non seulement au centre pédiatrique de Meki mais également dans d’autres hôpitaux, dont celui de Gambo, où des enfants gravement malades espèrent être sauvés et demeurent dans l’attente. (AP) (Agence Fides 23/07/2016)

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11 avril 2016 - « Je désire vous raconter l’initiative que je mène actuellement avec mes jeunes catholiques d’Adaba » a écrit à Fides le Père Giuseppe Ghirelli, missionnaire diocésain fidei donum. « Chaque semaine, le jeudi après-midi, je me rend à Herero, à 5 Km d’Adaba, où nous avons une école maternelle et primaire et une petite église. Il n’y a pas de catholiques. En majorité, les habitants sont musulmans et quelques-uns sont chrétiens orthodoxes. J’emmène avec moi les six jeunes du foyer de Dodola, pour célébrer la Messe. Alors que je me préparais pour la célébration, j’ai vu arriver des enfants.

Je les ai invités à entrer et tous sont venus dans l’église. Avec l’aide du catéchiste, je me suis présenté en me faisant connaître et en cherchant à les connaître. Avant de débuter la célébration de la Messe, j’ai fourni une petite explication sur le signe de croix, m’apercevant que, pour certains d’entre eux, c’était la première fois qu’ils le faisaient. La Messe achevée, les jeunes de Dodola, avec lesquels au cours de la semaine nous lisons et colorons des pages de l’Evangile, se sont transformés en petits missionnaires, formant de petits groupes et racontant aux enfants présents l’histoire de Jésus. Pour certains d’entre eux, cela était la première fois qu’ils entendaient parler de Lui. Puis ils ont joué, se sont amusés avec la joie de pouvoir se rencontrer à nouveau.

Des personnes de passage étaient intriguées. Elles observaient, regardaient. Peut-être un jour entreront-elles elles aussi dans l’église » commente le Père Ghirelli. Dans cette activité missionnaire est également impliqué le Bureau de l’Enfance missionnaire de Missio.

« Lorsque je les ai rencontrés, ils m’ont donné des crayons de papier missionnaires, un sac à dos Missio et des cahiers pour les jeunes. A la question de savoir quel est la signification du sac à dos et du matériel missionnaire que nous vous avons donné, l’une des jeunes a répondu : « Nous venons à l’église, nous écoutons ce que nous dit le Curé sur l’Evangile et nous le communiquons à ceux qui ne le connaissent pas encore » : une parfaite synthèse de la missio ad gentes : écouter la Parole – la communiquer à ceux qui ne la connaissent pas encore » a conclu le missionnaire. (AP/GG) (Agence Fides 11/04/2016)

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Mercredi, 23 Septembre 2015 19:54

ETHIOPIE Témoignage d’un missionnaire

22 septembre 2015 –« Rendre Jésus présent parmi les pauvres gens qui s’efforcent, au prix de grands efforts, d’aller de l’avant ». « Plus d’un an s’est écoulé depuis que j’ai débuté mon service de fidei donum au sein de l’Eglise de Robe, en Ethiopie. J’ai ainsi pensé de vous raconter le chemin parcouru ». C’est ce qu’écrit à Fides le Père Giuseppe Ghirelli, actuellement présent au sein de la Mission catholique d’Adaba, dans l’Arsi occidental, Oromie.

« Je vais bien – poursuit le prêtre – et je suis content de me dédier à cette population. J’apprends actuellement la langue Oromo et je parviens déjà à prononcer quelques phrases. Quand les gens m’entendent parler en Oromo, ils rient, à cause de la surprise que cela leur provoque, me disent-ils mais je pense également que je dois les faire rire en parlant maladroitement cette nouvelle langue. Le travail le plus prenant demeure celui d’entrer dans une nouvelle culture, de comprendre la mentalité des personnes, de se faire proche d’elles, en mettant de côté les schémas et les préjudices qui nous accompagnent inévitablement.

Lorsque je célèbre la Messe pour mes quelques chrétiens, quand je les observe, je pense à ce que je pourrais faire et organiser pour eux mais, immédiatement après, s’impose à moi l’idée que la première chose à faire est justement d’être ici, avec eux, de rendre présent Jésus parmi ces pauvres gens qui s’efforcent, au prix de grands efforts, d’aller de l’avant, en espérant pouvoir améliorer leur situation. En eux, il existe une grande volonté de survivre au milieu de difficultés immenses. Vous devriez voir combien ils sont heureux quand je vais les trouver dans leurs maisons et que je réussis à dire quelques mots dans leur langue locale ! Moi, par bien des côtés, je m’estime privilégié.

Je cherche à rester proche d’eux, en espérant pour eux aussi, que rencontrer Jésus et croire en Lui, comme cela m’est arrivé, puisse donner une direction et une perspective à l’existence. C’est cela que je voudrais faire : rendre Jésus présent par ma vie, Le faire connaître, lire l’Evangile avec eux, cheminer ensemble, comprendre où ils trouvent la force pour aller de l’avant et les aider à faire l’expérience de la manière dont la parole et l’exemple de Jésus peuvent donner force et espérance au milieu des nombreux problèmes qu’ils connaissent dans leur vie. Serai-je capable de le faire ? Y réussirai-je ? Dans ma pérégrination d’une Paroisse à l’autre, je pense souvent aux nombreuses personnes que je rencontre le long du chemin : nombre de femmes avec leurs charges sur les épaules et de très nombreux enfants qui font paître les vaches ou les moutons. Comment vivent-ils ? Comment sont leurs maisons ? Que mangent-ils ? Vont-ils à l’école ? Ont-ils leurs parents ? Quelqu’un s’occupe-t-il d’eux ? Sont-ils chrétiens ? Connaissent-ils Jésus ? Je me pose de nombreuses questions et je prie pour toutes ces situations.

Dans ma Paroisse, les mêmes questions (se posent) mais liées à des personnes que je connais directement. J’espère aider certains d’entre eux à avoir un avenir moins incertain. Je me trouve dans une zone à majorité musulmane où les catholiques représentent une toute petite minorité. Il n’y a pas beaucoup d’action pastorale comme cela se fait en Italie mais il faut être très présents, être proches, connaître, partager leur vie, les aider à avoir quelques possibilités en plus dans leur difficile existence et, en tout cela, se laisser guider par l’exemple de Jésus » conclut le Père Ghirelli. (GG/AP) (Agence Fides)

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24 août 2015 – Plus de 4.800 enfants sud-soudanais réfugiés en Ethiopie pourront recevoir une instruction dans quatre écoles inaugurées récemment dans les camps d’accueil de Kule et de Terkendi, dans la région de Gambella, à quelques 800 Km à l’ouest d’Addis Abeba.
Les écoles ont été construites par la Commission pour le Développement social de l’Eglise catholique en Ethiopie avec le soutien des Catholic Relief Services (CRS).
« Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir fourni l’opportunité d’assister les réfugiés en construisant ses structures éducatives » a déclaré le Vicaire apostolique de Gambella, le Père Angelo Moreschi, S.D.B..
Selon les données fournies le 21 août par le Haut Commissariat de l’ONU chargé des Réfugiés, les structures de Gambella accueillent environ 276.000 réfugiés enregistrés provenant du Soudan du Sud.
Ces personnes fuient la guerre civile qui sévit au Soudan du Sud depuis décembre 2013 et a provoqué l’évacuation et l’exode de millions de personnes. Selon les données du Haut Commissariat précité, les évacués sont au nombre de 1,95 millions alors que les réfugiés sont 821.000 pour un total de 2,8 millions de personnes contraintes à quitter leur domicile. (L.M.) (Agence Fides 24/08/2015)

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