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30 mai 2019 - Après la victoire du Premier Ministre sortant: « Au nom de l’Eglise en Inde, je félicite sincèrement le Premier Ministre, N Modi, et le Bharatiya Janata Party. Je désire vous assurer de nos prière et des meilleurs vœux pour vous et votre groupe alors que vous conduisez notre pays dans la direction de la construction d’une Inde forte et inclusive ». C’est ce qu’affirme dans une lettre adressée au Premier Ministre, Narendra Modi, vainqueur des récentes élections générale. Ainsi que l’a appris Fides, S.Em. le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay et Président de la Conférence épiscopale d’Inde, a envoyé cette missive le 25 mai, remarquant que le peuple indien avait donné « un mandat clair en faveur d’un gouvernement stable et efficace ».

Le Cardinal a en outre félicité Amit Shah, Président du Bharatiya Janata Party, qui a joué un rôle clef dans la victoire électorale, assurant la prière de la communauté catholique « pour la santé, la sagesse et la force afin que le Premier Ministre puisse faire face aux graves responsabilités qui lui ont été confiées ».

L’Eglise, ajoute le texte, entend collaborer avec le gouvernement pour créer « une Inde nouvelle ». « Nous sommes tous désireux de travailler ensemble pour une Inde nouvelle qui donne espérance et énergie à nos jeunes, responsabilise nos femmes, en particulier dans les zones rurales, ouvre de nouvelles opportunités soutenables à nos agriculteurs et renforce notre économie sans laisser personne en arrière : une Inde nouvelle qui jouisse de la paix et de la prospérité et continue à réaliser des progrès ».

Les résultats des élections générales indiennes, ayant eu lieu en 7 phases du 11 avril au 19 mai, ont été annoncés le 23 mai. L’alliance conduite par le Bharatiya Janata Party de N. Modi a conquis 353 des 543 sièges de la Chambre basse du Parlement (Lok Sabha). Parmi les engagements pris par le Premier Ministre, se trouve celui de « libérer l’Inde de la pauvreté, de la saleté, de la corruption, du terrorisme, du système des castes et du communalisme d’ici 2022 ». (SD-PA) (Agence Fides)

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Dimanche, 28 Avril 2019 09:32

ASIE Un continent de martyrs

27 avril 2019 - Les martyrs sont la semence au travers de laquelle l’Eglise a fleuri au travers de l’histoire du salut et aujourd’hui, leur mémoire continue à guider les fidèles partout où la mission chrétienne est mise en danger par des désagréments, des injustices et des souffrances. A ce propos, le cas de l’Asie est paradigmatique. Le martyre est mysticisme, extase. Généralement, nous nous concentrons sur l’aspect douloureux du martyre mais sa dimension la plus significative est l’expérience intime du martyre du Christ au moment du don de soi. Il s’agit d’une reddition extatique au Seigneur qui aime. C’est le moment culminant de son choix de vie. Le martyr dit oui au Maître qui reprend sa vie. Il ne s’agit pas d’un moment craint mais ambitionné. Ainsi nous voyons les personnes au sein de l’Eglise primitive se consigner spontanément au bourreau, accueillant sans peur l’expérience extatique, qui implique nécessairement le sacrifice suprême. Ainsi nous voyons la première communauté chrétienne qui célèbre le dies natalis de la victime qui entre dans une nouvelle vie en compagnie du Christ.

Ce fut cette compréhension du martyre qui renforça la fidélité au sein de la communauté des croyants et la communauté chrétienne a grandi. Ainsi que le cria Tertullien : « Le sang des martyrs est semence de chrétiens ». Ainsi, il arriva qu’en concomitance avec le nombre croissant de martyrs sous l’empire romain, la foi chrétienne se répandit d’un bout à l’autre de l’empire et au-delà. Les chrétiens ont également souffert de graves persécutions en Perse, en Ethiopie et ailleurs mais le troupeau s’étendit dans toutes les directions. (Agenzia Fides 27/4/2019)

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11 avril 2019 - Les prochaines élections générales débuteront le 11 avril : les chrétiens indiens prient pour un scrutin pacifique et transparent, donnant « des fruits de bien-être et d’harmonie » pour l’avenir de la nation. Se sentant interpellés et impliqués en tant que citoyens, plus de 5.000 fidèles ont tenu ces jours derniers une prière pour la nation dans la capitale, New Delhi, à laquelle ont participé des Evêques, des prêtres et des chrétiens de différentes confessions.

Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, s’adressant aux participants, l’Archevêque de New Delhi, S.Exc. Mgr Anil Joseph Thomas Couto, a demandé aux fidèles de « jeûner et de prier pour le bien du pays », souhaitant que les électeurs « sachent choisir des responsables disposant d’une grande vision en faveur du développement de la société et du pays et qui travaillent pour le bien de l’humanité ». « Prions Dieu afin que la paix et l’harmonie de Dieu prévalent en Inde » a déclaré l’Archevêque.

Au cours de ces derniers temps, des centaines d’intellectuels, d’écrivains, d’artistes et d’activistes sont intervenus publiquement en exhortant les citoyens à « abandonner la politique de la haine » promue par le Premier Ministre sortant, Narendra Modi, qui se présente pour un second mandat quinquennal. Sous son gouvernement, chrétiens et musulmans ont affronté de nombreuses attaques violentes, souvent menées par des nationalistes hindous sur l’ensemble du territoire national.

Exprimant sa préoccupation, le responsable laïc catholique John Dayal, par ailleurs activiste des droits fondamentaux, a déclaré à l’Agence Fides « en cinq ans (2014-2019), ce gouvernement a été capable d’annihiler les progrès accomplis par l’Inde en matière de lutte pour la liberté et pour les droits au cours du dernier siècle, les principes d’égalité et de fraternité en ayant porté les premiers les conséquences.

Quelques 900 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire 543 membres du Parlement fédéral au cours d’un processus articulé en sept phases allant du 11 avril au 19 mai.

Sur une population de 1,3 milliards d’habitants, l’Inde compte 966 millions d’hindous – soit 80% du total – 15% de musulmans et 2,3% de chrétiens, soit au total quelques 28 millions de fidèles. (SD) (Agence Fides 10/04/2019)

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2 novembre de 2018 - « Chrétiens et Hindous: en défense des personnes vulnérables de nos sociétés », c’est le titre du message du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, pour la fête hindoue de Divali, célébrée cette année autour du 7 novembre 2018.

Divali ou Deepavali, signifie « file de lampes à huile » et la fête s’enracine dans une mythologie de la victoire de la vérité sur le mensonge, de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort, du bien sur le mal. Les célébrations durent trois jours, et marquent le début d’une nouvelle année, sous la symbolique de la réconciliation en famille, spécialement entre frères et sœurs, et de l’adoration de Dieu.

Dans ce message signé du secrétaire du dicastère, Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot, le Vatican propose « une réflexion sur la manière dont nous, Hindous et Chrétiens, nous pouvons nous engager dans la défense, la protection et le soutien à ces personnes ».

Le dicastère encourage à faire des efforts à tous les niveaux de la société : « Dans nos familles aussi, tous les efforts doivent être faits pour que personne ne se sente indésirable, mal aimé, ignoré ou laissé de côté… les dirigeants politiques et gouvernementaux et ceux qui sont les mieux à même de fournir un soutien concret, doivent faire montre d’un visage et d’un cœur humains envers les personnes vulnérables de notre société et atteindre celles qui souffrent de marginalisation et d’oppression. »

« Une telle générosité ne devrait pas constituer un geste symbolique, peut-on lire également, mais être une inspiration divine, visant à la véritable émancipation et au bien-être des personnes vulnérables et à la défense de leur cause. »

Message pour la fête de Diwali

Chrétiens et Hindous: en défense des personnes vulnérables de nos sociétés

Chers Amis Hindous,

Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux vous adresse ses salutations les plus cordiales et ses vœux priants alors que vous célébrez, le 7 novembre prochain, la fête de Deepavali. Puissent les célébrations entourant cet évènement renforcer l’esprit d’amitié et de fraternité entre vous et rester source de paix et de joie dans vos familles et vos communautés !

Non seulement l’expérience directe, mais aussi les bulletins d’actualité et les portails web, témoignent chaque jour des difficultés quotidiennes des membres vulnérables de notre société : pauvres, infirmes, personnes âgées, handicapés, démunis, abandonnés et migrants, autant de marginalisés et d’exclus sur le plan social, religieux, culturel et linguistique. Les victimes d’abus et de violence, en particulier les femmes et les enfants, eux aussi largement impuissants et sans défense, sont souvent rejetés et ignorés par une société de plus en plus indifférente, voire insensible aux besoins et aux souffrances des hommes : partout dans le monde les plus vulnérables souffrent énormément. C’est à travers le prisme de ce contexte inquiétant que nous souhaitons partager avec vous une réflexion sur la manière dont nous, Hindous et Chrétiens, nous pouvons nous engager dans la défense, la protection et le soutien à ces personnes.

Le devoir moral de prendre soin des personnes vulnérables découle de notre conviction commune que nous sommes tous des créatures de Dieu et, par conséquent, des frères et des sœurs, égaux en dignité, responsables les uns des autres. Il a également sont origine dans la prise de conscience que nous sommes nous-mêmes parfois vulnérables, à la recherche de quelqu’un pour nous aider. Une conscience saine de notre condition humaine commune et de notre devoir moral envers les autres nous incite donc à promouvoir leur cause en faisant tout ce qui est en notre pouvoir pour alléger leurs souffrances, défendre leurs droits et restaurer leur dignité.

À cet égard, il ne plane aucun doute sur les efforts nombreux et louables déployés par des individus, des groupes et des communautés dans différentes parties du monde. Cependant, compte tenu du grand nombre de personnes vulnérables et de la complexité souvent associée au soulagement de leurs besoins, ces efforts peuvent apparaître comme une goutte dans l’océan. Pourtant, les occasions pour venir en aide sont toutes autour de nous, les vulnérabilités existant dans chaque communauté et société. Des efforts accrus, inspirés par le sens de la solidarité, sont nécessaires afin que se manifeste « la présence de frères et de sœurs qui se préoccupent d’eux, et ouvrant la porte de leur cœur et de leur vie, les considèrent comme des amis et des familiers. » (Pape François, Message pour la deuxième journée mondiale des pauvres, 18 novembre 2018). La véritable mesure de la civilisation de toute société n’est-elle pas celle de la manière dont elle traite ses membres les plus vulnérables ?

L’attention et la coopération sont nécessaires non seulement pour défendre la place et les droits légitimes des personnes vulnérables dans la société, mais aussi pour cultiver une culture de soins et d’assistance à leur égard. Dans nos familles aussi, tous les efforts doivent être faits pour que personne ne se sente indésirable, mal aimé, ignoré ou laissé de côté. Tous les niveaux de la société, en particulier les dirigeants politiques et gouvernementaux et ceux qui sont les mieux à même de fournir un soutien concret, doivent faire montre d’un visage et d’un cœur humains envers les personnes vulnérables de notre société et atteindre celles qui souffrent de marginalisation et d’oppression. Une telle générosité ne devrait pas constituer un geste symbolique, mais être une inspiration divine, visant à la véritable émancipation et au bien-être des personnes vulnérables et à la défense de leur cause.

En tant que croyants ancrés dans nos traditions spirituelles respectives et en tant qu’individus partageant les mêmes préoccupations pour le bien-être de tous, puissions-nous nous associer aux adeptes d’autres traditions religieuses et à toutes les personnes de bonne volonté dans un effort collectif et concerté pour le temps présent et avenir de nos frères et sœurs vulnérables!

À tous, une joyeuse célébration de Deepavali!

Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ, Secrétaire

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21 août 2018 - « Des milliers de personnes continuent à être bloquées dans différentes parties du Kerala, en Inde, où depuis de nombreux jours, la pluie tombe sans relâche et où sont en cours des inondations sans précédent. Il s’agit de la pire inondation depuis près d’un siècle. Les opérations de secours sont encore en cours mais, malheureusement, elles ne sont pas en mesure d’atteindre des milliers de personnes qui se trouvent encore actuellement sur les toits des maisons et autres édifices. Treize des quatorze districts de l’Etat se trouvent en alerte rouge. Le nombre des sans abri a augmenté pour atteindre les 370.000 environ. Les écoles et l’ensemble des institutions éducatives des quatorze districts du Kerala ont été fermés ». C’est ce que raconte dans une note envoyée à l’Agence Fides le Père Biju Madathikunnel, prêtre Rédemptoriste indien, relatant l’action de solidarité de l’Eglise au Kerala.

« Des pluies torrentielles, des fleuves débordants et une série de glissements de terrain – raconte-t-il – ont intéressé de vastes zones du territoire de l’Etat. Le nombre des morts et des disparus augmente de jour en jour. L’aéroport international de Kochi a été fermé jusqu’au 26 août. Le Kerala a par ailleurs interrompu le trafic aérien, ferroviaire et routier en divers endroits. Même si de nombreuses équipes de secours, y compris avec des équipements subaquatiques, sont déployées, les opérations de secours deviennent plus difficiles. Si la pluie ne devait pas s’interrompre rapidement, la situation deviendra beaucoup plus grave encore, mettant en danger la vie de milliers de personnes ».

Actuellement, l’électricité, l’eau potable et la nourriture font défaut aux personnes en difficulté et les services de télécommunication sont interrompus. Dans ce contexte, indique le prêtre, « l’Eglise au Kerala a ouvert de nombreux centres d’accueil et de secours dans les Paroisses et auprès d’autres institutions. Deux communautés de Rédemptoristes oeuvrent en qualité de centres de secours : la Maison provinciale de la Province de Liguori, sise à Mattoor, et la communauté de la Province de Bangalore, sise à Maloth, sachant que près de 600 évacués ont été accueillis dans la seule communauté de Mattoor précitée.

« La Maison provinciale des Rédemptoristes et près de 50 personnes au sein de la communauté de Maloth se trouvent en difficulté. Six confrères de la Province de Liguori sont bloqués dans la maison de la communauté sise à Chowara, dans les environs du fleuve Periyar. De nombreuses familles des confrères souffrent de la pire inondation que le Kerala ait jamais connu depuis des décennies ».

Face à cette catastrophe, le Président national du Forum All India Catholic Union (AICU), Lancy D. Cunha, a invité, dans un communiqué transmis à Fides, le Premier Ministre, Narendra Modi, à déclarer cette inondation « catastrophe nationale et à destiner immédiatement des fonds et l’aide matérielle demandé par le gouvernement local du Kerala afin de faire face à cette situation ».

L’AICU dispose d’une forte présence au sein de l’Etat du Kerala, qui accueille des communautés catholiques de rite latin, syro malabar et syro malankare. L’Union a étendu son soutien et sa coopération et apporte un soutien également aux personnes se trouvant dans la région du Karnataka et du Tamil Nadu ayant également subi de graves dommages. (PA) (Agence Fides 20/08/2018)

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24 juin 2018 - Devant la ROACO, le Pape s’inquiète de la situation au Moyen-Orient. Le Pape François a délaissé le discours prévu pour exprimer sa préoccupation face au drame des chrétiens d’Orient. «Le Moyen-Orient est aujourd’hui un carrefour de situations difficiles, et il y a le risque - je ne veux pas dire la volonté de quelqu’un -, le risque d’annuler les chrétiens. Un Moyen-Orient sans chrétiens… ne serait pas un Moyen-Orient», s’est attristé le Souverain Pontife.

«Le Moyen-Orient aujourd’hui souffre, pleure, et les puissances mondiales regardent le Moyen-Orient sans trop de préoccupation pour la culture, la foi, la vie de ces peuples, mais si, ils le regardent, pour prendre du poids et avoir plus de domination», a déclaré François. Le nombre de chrétiens sur ces terres qui furent le berceau du christianisme diminue dangereusement, «et beaucoup ne veulent pas revenir parce que la souffrance est forte».

François s’est aussi arrêté sur la question des migrations, évoquant notamment le Liban, où les réfugiés syriens forment désormais la moitié de la population. «Il y a un grand péché au Moyen-Orient, et les pauvres gens en souffrent. Le péché de la volonté de pouvoir, le péché de la guerre, chaque fois, plus forte, plus forte… Aussi avec des armements sophistiqués. Et les gens souffrent, les enfants.»

Le Pape a regretté notamment la destruction de nombreuses écoles et de nombreux hôpitaux, en raison des bombardements, «le grand péché de la guerre». Il s’est aussi arrêté sur le péché propre aux Églises d’Orient, où certains évêques ou certaines communautés religieuses qui devraient professer la pauvreté vivent en réalité dans la richesse. «Le péché de l’incohérence entre vie et foi», a dénoncé le Pape, en invitant les religieux à se dépouiller pour leurs frères et sœurs dans le besoin.

Plus positivement, François a aussi remercié la ROACO pour son travail au service des Églises d’Orient, de leur tradition, de leur théologie, de leur liturgie. «Ceci est aussi le suc qui vient des racines pour donner vie à notre âme» en Occident, en enseignant la route de la contemplation, de la sainteté. «Le Seigneur ne nous laissera pas seuls», a conclu le Pape, en mettant en valeur l’espérance qui existe au Moyen-Orient, et qui doit être cultivée.

Le texte remis aux membres de la ROACO

Dans le discours prévu, dont le texte a été remis aux participants, le Pape remercie tous ceux qui œuvrent au soutien du «témoignage évangélique» des chrétiens orientaux, dans «la mère-patrie» comme dans la diaspora.

Depuis 50 ans, le témoignage évangélique des chrétiens orientaux a été «durement éprouvé, souvent à travers des douleurs et des persécutions, d’abord de la part des régimes totalitaires d’Europe de l’Est, puis, plus récemment, par des formes de fondamentalisme et de fanatisme avec des prétextes religieux, et par des conflits qui ne semblent pas vouloir cesser, surtout au Moyen-Orient», regrette le Pape, tout en remarquant que dans ce contexte difficile, la ROACO a su garantir la poursuite de l’activité des Églises locales, dans l’évangélisation et l’assistance sociale et humanitaire.

«Tout ceci manifeste le visage de l’Église du Christ qui annonce l’Évangile avec les œuvres et les paroles, en rendant présente la charité même de Dieu vis-à-vis de tout homme.» Les Églises orientales, «qui sont les témoins vivants des origines apostoliques, sont appelées d’une manière spéciale à cultiver et à diffuser une étincelle du feu de la Pentecôte», en redécouvrant chaque jour «leur propre vocation prophétique dans les lieux où elles sont pèlerines». Le témoignage des chrétiens est notamment essentiel à Jérusalem, «Ville Sainte dont l’identité et la vocation particulière doit être préservée au-delà des différentes tensions et disputes politiques».

Le Pape insiste aussi sur le soin à apporter aux chrétiens de la diaspora, qui participent à l’annonce de l’Évangile de Jésus, «aussi dans les contextes souvent plus sécularisés de notre Occident, où ils arrivent comme émigrés ou réfugiés». Ils montrent que «cela vaut encore la peine de vivre et de souffrir pour l’Évangile, même en étant en minorité ou persécutés, parce que l’Évangile est la joie et la vie des hommes et des femmes de tout temps», explique le Pape, en répétant que le témoignage des chrétiens orientaux ouvre aussi un chemin vers l’unité visible des chrétiens de toutes les Églises.

Radio Vaticana

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14 février 2018 - La récente annonce de la part du gouvernement fédéral relative au nouveau système sanitaire pour 2018 – le plus important projet d’assistance sanitaire jamais proposé de par le monde – pourrait bien être « seulement une grande annonce mais ne pas être réellement réalisable ». C’est ce qu’indique à Fides le Père Mathew Perumpil, MI, Secrétaire du Bureau pour la Santé de la Conférence épiscopale indienne (CBCI).

« Même si les moyens de communication l’ont salué comme une grande initiative en faveur des pauvres visant à améliorer la santé de millions d’indiens, sur la base d’une analyse plus attentive du budget et du plan d’application, il est possible de comprendre qu’il s’agit d’une annonce tonitruante mais que, dans les faits, il ne faut pas en espérer grand-chose pour un citoyen ordinaire » explique-t-il.

Au sein du budget national, il a été annoncé que la nouvelle politique publique sanitaire couvrira plus de 500 millions d’indiens, affectant 500.00 roupies indiennes par an – soit 7.825 USD – à la couverture médicale de chaque famille.

Selon des estimations du gouvernement, le plan devrait avoir un coût de 1,7 milliards d’USD réparti entre les fonds fédéraux et des Etats membres de l’Union indienne.

Le plan d’assurance entend couvrir les dépenses sanitaires des indiens les plus pauvres – sachant que 29% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté – et les plus vulnérables, à savoir ceux qui ont un travail irrégulier ou sont au chômage ou encore criblés de dettes comportant un fort taux d’intérêt.

Selon les observateurs, il n’est en rien facile d’appliquer ce plan. Le prêtre indique : « Comme le soutient un spécialiste renommé de questions de santé publique, T. Sundararaman, « les fonds mis en place ne permettront pas en réalité d’appliquer le plan de manière massive et de récentes expériences de plans similaires indiquent que cela pourra créer une augmentation des profits de l’industrie sanitaire privée. Ne s’agirait-il d’une manière de protéger les intérêts de l’industrie sanitaire et pharmaceutique, au nom des pauvres ? » se demande le Père Perumpil.

L’Inde jouit d’une mauvaise réputation en ce qui concerne la dépense sanitaire publique, qui représente 1% du PIB, l’un des niveaux les plus faibles du monde. La faible assistance sanitaire constitue l’une des raisons qui pousse plus de 3% de la population en dessous du seuil de pauvreté. Les hôpitaux publics de qualité sont rares et éloignés entre eux. Les structures d’assistance primaire sont peu nombreuses et les cliniques privées ont des coûts prohibitifs.

L’Eglise en Inde est fortement engagée dans le domaine de la santé. La Catholic Health Association of India (CHAI), promue par la Conférence épiscopale, constitue le plus grand organisme sanitaire non gouvernemental en Inde et elle s’engage, selon sa devise, à fournir « une bonne santé pour tous ». Grâce à la CHAI, 21 millions de personnes sont assistées au plan sanitaire. Le réseau en question compte 76.000 professionnels de la santé, trois Universités, cinq collèges de médecins, 3.500 institutions et plus de 1.000 religieuses médecins présentes en majorité dans les zones rurales. « L’Eglise – remarque le Père Perumpil – a plus que jamais un rôle prophétique et créatif visant à aider les indiens pauvres à accéder à une assistance sanitaire raisonnable et digne, de manière compatissante ». (SD) (Agence Fides 13/02/2018)

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27 janver 2018 - Le discours que le Premier Ministre indien, Narendra Modi, a tenu au récent Forum économique de Davos (23-26 janvier) touchant des thèmes tels que la liberté et la tolérance religieuse est appréciable et exprime « une vision noble et clairvoyante ». Maintenant, il appartient au gouvernement indien « de le traduire dans les faits ». C’est ce qu’observe Joseph D'Souza, « évêque » protestant indien et Président de l’organisme œcuménique All India Christian Council, qui comprend des représentants catholiques et d’autres confessions. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, Joseph D'Souza a participé à un événement, qui s’est tenu ces jours derniers à Mumbai, auquel ont pris part des hindous, des juifs, des musulmans, des chrétiens, des bouddhistes, des sikhs et des membres d’autres communautés religieuses organisé par le Centre Simon Wiesenthal, centre d’étude ayant son siège aux Etats-Unis et actif dans la promotion de la tolérance entre les religions.

En intervenant à la rencontre, Joseph D'Souza a rappelé la noble vision énoncée par les paroles prononcées par le Premier Ministre Modi, les mettant ensuite sans pitié en rapport avec le nationalisme religieux croissant qui s’enregistre en Inde. Dans une note envoyé à Fides, Joseph D'Souza observe : « Le discours du Premier Ministre Modi au Forum économique de Davos a fourni la vision d’une Inde inclusive et démocratique. Toutefois, ce que l’Inde a vu au cours de ces derniers temps est une augmentation constante de l’extrémisme religieux bouddhiste, un extrémisme fortement politisé. Le Premier Ministre Modi connaît la violence qui a été déchaînée contre les dalits, les musulmans et les autres minorités à cause du renforcement de l’hindouisme politique. Le gouvernement doit faire davantage pour traduire dans les faits sa vision, noble et sincère, d’une Inde inclusive et démocratique ».

« En Inde, toutes les religions méritent d’être respectées – indique Joseph D'Souza. La liberté religieuse est essentielle au développement économique et social de toute société voulant être prospère. Ceci est particulièrement vrai pour l’Inde, terre riche en opportunités et en potentialités. Si les responsables de la nation veulent voir l’Inde devenir une superpuissance sur la scène mondiale, ils ne peuvent permettre que la religion soit abusée et utilisée en vue de la violence et comme instrument politique ».

Joseph D'Souza remarque : « L’Inde a besoin d’un patriotisme sain, exempt de nationalisme religieux. Le nationalisme religieux, de par sa nature même, divise et polarise la société et, trop souvent, il se traduit en violences à l’encontre des communautés minoritaires et même de ceux qui, au sein de la majorité, sont en désaccord avec ceux qui politisent la religion ». C’est pourquoi, conclut-il, « il est urgent que toutes les forces sociales, politiques et religieuses en Inde célèbrent la liberté religieuses et s’engagent à promouvoir la coexistence pacifique ». (PN-PA) (Agence Fides 27/01/2018)

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Samedi, 11 Novembre 2017 19:10

INDE « Etre une minorité »

11 novembre 2017 - Pour le Président de la Conférence des Evêques catholiques d’Inde, « être une minorité, non pas un désavantage mais quelque chose de beau ».  

« Pour nous, être une minorité ne constitue pas un désavantage puisque être petit est beau, être petit est efficace et que Jésus Lui-même a réuni et envoyé un petit groupe prêcher la Bonne Nouvelle et témoigner de l’Evangile. Ce pays est le nôtre et nous devons répondre de manière proactive aux défis existants » : c’est ce que déclare S.Em. le Cardinal Baselios Cleemis, Président de la Conférence des Evêques catholiques d’Inde (CBCI), Conférence qui regroupe les Evêques des trois rites présents en Inde – latin, syro malabar et syro malankare – en annonçant le thème de la prochaine Assemblée plénière, qui se tiendra à Bangalore du 1er au 9 janvier 2018, invitant les catholiques indiens à se libérer du « complexe de la minorité » et à reprendre leur mission de baptisés.

Ainsi que l’indique une note parvenue à Fides et rédigée par S.Exc. Mgr Théodore Mascarenhas, Secrétaire général de la Conférence épiscopale, l’Assemblée sera centrée sur le thème « Unis dans la diversité pour une mission de miséricorde et de témoignage », alors que la réflexion de l’Episcopat partira de la péricope de l’Evangile selon Saint Matthieu dans laquelle Jésus dit : « Je suis avec bous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».

L’Eglise – explique la note des Evêques – part de la constatation qu’elle représente une minorité au sein d’une Inde qui est le carrefour de nombreuses religions, de groupes sociaux et communautés ethniques qui ont différentes cultures, langues, coutumes, styles de vie et traditions historiques. Dans le pays, les hindous, les musulmans, les chrétiens, les bouddhistes, les populations tribales, les juifs, des groupes et communautés diverses, des hommes et des femmes de toute langue et croyances ont vécu ensemble, en grande partie, dans une harmonie et une tolérance exemplaires. « La société indienne est merveilleusement différenciée et plurielle » remarque Mgr Mascarenhas.

Dans un tel contexte, l’Eglise s’interroge sur sa propre identité et sur son mandat missionnaire afin de renforcer les communautés régionales et locales, toujours en faisant confiance aux paroles du Christ, qui promet d’être « à nos côtés toujours jusqu’à la fin des temps ». « Nous sommes une petite partie de la population de cet immense pays – relève le Cardinal Cleemis – mais nous ne devons pas être alarmés. Persévérons en soutenant l’approche démocratique et laïque du pays et en promouvant l’importance de la Constitution » en tant que charte qui garantit les droits de tous.

Les Evêques citent l’histoire de Sœur Rani Maria, récemment béatifiée, comme expérience paradigmatique permettant d’affronter les défis de l’avenir et indiquent certains points sur lesquels s’articuleront la réflexion et la discussion : l’Eglise en Inde au service des bonnes nouvelles ; l’Eglise en tant que promotrice d’espérance ; la Communauté catholique aux côtés des populations tribales et des dalits, des marginalisés. (PA-PN) (Agence Fides 09/11/2017)

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Dimanche, 22 Octobre 2017 07:24

RCA Une nouvelle spirale de violences

21 octobre 2017 - Au moins 26 personnes ont été tuées au cours d'un affrontement mercredi dans le sud-est de la Centrafrique, a appris l'AFP vendredi auprès de l'ONU, à quelques jours d'une visite du secrétaire général des Nations unies dans cette région.

60 morts civils et 22 combattants à Gambo début août, au moins une vingtaine de morts à Kembe mi-octobre, et au moins 26 à Pombolo mercredi: Le long de la « RN2 », grande piste qui traverse une forêt verdoyante et relie Alindao à Bangassou, les affrontements se sont multipliés ces dernières semaines.

L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), faction de l’ex-Séléka pro-musulmane à majorité peul dirigée depuis Alindao, y lutte contre des combattants anti-Balaka, basés à Bangassou, ville sous la coupe de ces milices prétendant défendre les chrétiens.

A Pombolo, au moins 26 personnes ont été tuées mercredi, selon l’ONU, dans une attaque des anti-Balakas, entraînant une contre-offensive de l’UPC.

Ce dernier groupe armé avait initialement annoncé la mort de 150 personnes, présentant sur les réseaux sociaux des photos comme étant celles des victimes.

L’accès à l’information dans cette zone est compliquée, sans réseau téléphonique. Sseuls quelques téléphones satellitaires appartenant à l’UPC rendaient compte – de manière partiale – des événements mercredi et jeudi.

« Il n’y a aucune ONG ni Casques bleus (de façon permanente) dans la zone », note le directeur pays du Bureau des affaires humanitaires de l’ONU, Joseph Inganji.

Depuis Bangassou, l’ONU a dépêché jeudi des soldats gabonais et marocains. Deux Casques bleus ont été blessés vendredi, selon des sources onusiennes, et les affrontements ont repris dans la ville.

Il y aurait « une centaine » de blessés à Pombolo, selon des sources humanitaires et de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). Un hélicoptère de l’ONU a essayé de se poser vendredi dans la ville pour les évacuer, mais n’a pu le faire en raison des combats, selon des sources de l’ONU.

Des sources concordantes affirment à Bangassou que des éléments anti-balakas sont partis vendredi de Bangassou vers Pombolo.

Des déplacés sont attendus à Bangassou et Alindao après ces nouveaux actes de violence. A Bangassou, 31 blessés ont déjà été admis à l’hôpital, tenu par Médecins sans frontières (MSF).

« C’est dur de savoir qu’il y a des blessés de Pombolo qu’on ne peut pas recevoir à l’hôpital de Bangassou pour des raisons communautaires, sans mettre en danger notre personnel médical et les patients eux-mêmes », dit à l’AFP Lindis Hurun, coordinatrice MSF à Bangassou.

– Visite de Guterres –

Le 10 octobre, les anti-Balakas ont attaqué la ville voisine de Kembe, sans qu’un bilan précis du nombre de victimes, ni des circonstances de l’attaque, ne soit disponible vendredi.

De sources concordantes, au moins une vingtaine de personnes y auraient été tuées.

Le 3 août, l’UPC avait pris d’assaut Gambo, entre Kembe et Bangassou. « Avec des armes, avec des machettes, ils ont égorgé des gens », racontait à l’époque à l’AFP un survivant de l’attaque, qui a fait 60 morts civils et 22 parmi les membres de l’UPC. Aucun bilan du côté anti-Balaka n’a été communiqué.

Les combats ont duré plusieurs jours, avant que les anti-Balaka échouent à prendre la localité.

Ces nouveaux massacres ont déclenché une vague d’indignation et de soutien de la part des musulmans centrafricains: des journées ville-morte ont été organisées à Birao (nord), Bria (est) et Bangui.

Le gouvernement centrafricain a réagi vendredi à cette nouvelle flambée de violences dans le sud-est en exprimant sa « ferme condamnation de ces actes de barbarie », selon un communiqué du ministre de l’Administration du territoire, Jean-Serge Bokassa. Il a appelé la Minusca à « faire preuve de plus d’engagement et à réévaluer leur mode d’intervention dans le cadre de la protection des civils ».

Dans ce contexte sécuritaire tendu, la ville de Bangassou, où des tirs ont été entendus cette semaine malgré la présence de Casques bleus, doit accueillir la semaine prochaine le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, en visite en Centrafrique.

La ville a été le théâtre de violences en mai, aboutissant à sa conquête par les anti-Balakas.

Plus tôt dans la semaine, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, s’était rendu à Bangassou pour réaffirmer l’autorité étatique. Bangui peine toujours à asseoir son assise sur une large partie du territoire national, notamment le sud-est (JeauneAfrique.com)

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