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13 novembre 2019 – Message de la Conférence épiscopale sur le rôle de l’Eglise locale « L’Eglise indonésienne doit s’ouvrir, sortir de sa zone de confort et être présente au milieu de la société pour renforcer la fraternité interreligieuse. L’Eglise doit diffuser la paix et la bienveillance, respecter les droits fondamentaux, cultiver le dialogue, promouvoir l’égalité des sexes et la justice, améliorer la santé publique, sensibiliser aux développements scientifiques et conserver une coexistence harmonieuse dans la diversité ». C’est ce qu’affirment les Evêques d’Indonésie dans le Message diffusé au terme de la réunion annuelle de la Conférence épiscopale (KBI) tenue à Bandung, capitale de Java occidentale, qui s’achève demain, 14 novembre. Le Message, signé par le Président et par le Secrétaire général de la Conférence épiscopale, respectivement S.Em. le Cardinal Ignatius Suharyo, Archevêque de Djakarta, et S.Exc. Mgr Antonius Subianto Bunjamin OSC, Evêque de Bandung, est le résultat des intenses journées d’étude vécues par les Evêques s’étant confrontés sur le thème « La fraternité humaine pour une Indonésie pacifique ».

Les Evêques ont eu la possibilité d’étudier et d’approfondir le document d’Abou Dhabi intitulé « Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » signé conjointement par le Pape François et par le grand imam d’al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, à Abou Dhabi en février dernier. Ont contribué à l’analyse des chercheurs musulmans et catholiques que les Evêques ont écoutés avec intérêt.

Le Message, diffusé et parvenu à l’Agence Fides, affirme que « les journées d’étude ont aidé les Evêques à comprendre toujours mieux les contenus du document d’Abou Dhabi », « dans la conscience de l’existence de mouvements extrémistes en Indonésie » afin de « trouver les possibilités pour renforcer la fraternité entre les êtres humains ».

L’Episcopat indonésien « rend grâce à Dieu pour la nation indonésienne basée sur le Pancasila et sur la Constitution de 1945 pétrie de l’esprit de l’unité dans la diversité, dans le cadre de l’Etat unitaire de la République d’Indonésie, qui constituent tous les piliers principaux pour construire un ordre de vie commune harmonieux au milieu de la diversité de religions, de tribus et de groupes ». Dans ce scénario, les Evêques affirment que « l’Eglise en Indonésie est appelée à participer à la promotion, à la lutte et à la réalisation de la fraternité en tant que perspective partagée ». « La diversité est une nécessité et un don divin qui doit être cultivé et développé dans une attitude d’acceptation réciproque, de respect et de coopération réciproque » poursuivent-ils.

Le texte envoyé à Fides affirme que « la fraternité humaine doit porter la bonté dans la vie humaine dans toutes ses dimensions et être un témoignage et la grandeur de la foi en Dieu qui unit les cœurs divisés et devient un signe de proximité entre ceux qui croient que Dieu a créé les êtres humains pour se comprendre, travailler ensemble et vivre en frères ».

« La coexistence en tant que base pour réaliser la fraternité humaine ne signifie pas seulement trouver les points communs mais consiste dans la volonté d’accepter et d’apprécier les différences dans les croyances et les enseignements religieux » relève le texte en affirmant que l’actuel défi lancé à la nation indonésienne consiste à « contenir l’extrémisme qui génère souvent des actes de terrorisme ».

Les Evêques considèrent le document d’Abou Dhabi comme « très important, à diffuser parmi les catholiques et dans la société, en particulier parmi les jeunes générations de différentes manières, y compris en utilisant les réseaux sociaux ». Ainsi, espèrent les Pasteurs, « de nouveaux espaces de rencontre naitront dans la communauté pour repenser, reconcevoir, construire de nouveaux espoirs et enfin agir de manière nouvelle dans la vie religieuse ». Il est important de « vivre une vie religieuse inclusive sans perdre sa propre identité » soulignent-ils, de manière à ce que « les hommes prennent soin les uns des autres et se passionnent pour la construction de la fraternité humaine basée sur le respect de la dignité humaine ».

Le Message recommande par la suite au gouvernement « d’adopter des politiques sages et basées seulement sur les valeurs du Pancasila, comme l’humanité, l’unité, la sagesse et la justice afin de réduire les inégalités sociales, de prévenir les conflits entre les enfants de la nation, de mettre un terme à des formes de violence prolongée, de bloquer le taux de dommages environnementaux, de donner des chances égales en matière d’accès aux ressources et de créer un système de coexistence plus digne ».

Enfin, le document demande aux responsables religieux, intellectuels, artistes, experts des moyens de communication, économistes et à toutes les personnes dans leurs secteurs de vie respectifs « de trouver des voies pour raviver les valeurs humaines en vue de la réalisation du bien-être public au travers de la fraternité humaine ». « Nous ne pourrons vivre pacifiquement dans ce pays que si toutes les parties, sans aucune exception, s’engagent à unir toujours les mains et à travailler ensemble pour le bien commun » écrivent les Evêques en conclusion. (PP) (Agence Fides 13/11/2019)

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Vendredi, 25 Octobre 2019 08:31

SOUDAN DU SUD Inondations sans précédent

25 octobre 2019 - Des inondations touchent de façon dramatique le nord et l’est du Soudan du Sud. Des milliers de personnes sont bloquées dans des zones inaccessibles, menaçant d'aggraver une crise humanitaire déjà catastrophique. Entretien avec un membre de Médecins Sans Frontières (MSF) sur place.

Une grande partie du Soudan du Sud est touchée par des crues saisonnières inhabituellement fortes, affectant selon les estimations de 600 000 à 800 000 personnes, dont des centaines de milliers de réfugiés du Soudan et de déplacés.

«En date de fin octobre, les comtés d'Ayod, de Maban, de Mayom, de Nyirol, de Pibor et d'Uror dans la province élargie du Nil supérieur comptaient parmi les plus durement touchés par les inondations», a indiqué l'OCHA, l’agence humanitaire des Nations-Unies, dans un rapport.

Le pays est sur la voie d'un relèvement progressif après six années de guerre civile et doit maintenant faire face à des inondations que la région n'a pas connues depuis près de quatre décennies. Les répercussions sont considérables: destruction des habitations, submersion des routes, accès aux services publics (y compris les hôpitaux et installations sanitaires) extrêmement restreint… sans parler du risque accru de propagation des maladies. Les organisations humanitaires craignent notamment le retour du choléra dans le pays, un an après son éradication.

Sept millions de personnes, soit environ les deux tiers de la population, ont déjà un besoin urgent d'aide humanitaire au Soudan du Sud et les conséquences des graves inondations ne feront qu'aggraver leur situation, indique MSF. Les abris d'urgence, la nourriture, l'eau et l'assainissement restent les principaux besoins des réfugiés et de la population locale.

Dans le comté de Maban, plus de 200 000 personnes sont touchées par les inondations, selon le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (UNHCR). C’est dans cette zone que travaille Alberto Zerboni, coordinateur des opérations au Soudan du Sud pour Médecins Sans Frontières. Voici son témoignage.

Au début de la semaine dernière, les travailleurs de notre projet à Maban nous ont appelés, alarmés, parce qu'il y avait une inondation en cours et que presque toute la base a été inondée, tout comme l'ont été nos installations sanitaires et les autres qu'il y a dans la région pour aider les réfugiés du Soudan accueillis là-bas depuis des années. À Maban, il y a eu une trêve et nous avons réussi à réactiver certains services. Alors qu'à Pibor, l'eau persiste et continue d'augmenter.

Qu'est-ce qui a causé les inondations?

C'est la saison des pluies, même si nous pensions que le plus haut sommet était passé. Au lieu de cela, il y a eu une grande vague d'eau causée par de fortes pluies dans toute la région, particulièrement abondantes et insistantes. Même la population locale ne les attendait pas comme ça.

Quelle est la situation en ce qui concerne les opérations de sauvetage? Y a-t-il eu des problèmes pour atteindre ces zones?

Il y a eu, et il y a toujours des problèmes considérables. Tous les vols au-dessus de Maban - de MSF, mais aussi de la Croix-Rouge et des Nations Unies - ont été suspendus car la piste était complètement inondée. Et maintenant, nous fournissons tout le soutien nécessaire par hélicoptère. Il est également difficile de déterminer l'étendue des zones inondées pour pouvoir ensuite atteindre des poches de population qui ne reçoivent pas d'aide et ne peuvent se déplacer.

Les dangers actuels sont l'eau contaminée et les épidémies. Comment opère MSF?

Dans une situation de ce genre, il y a plusieurs dangers. Il y a un risque de noyade en raison du niveau élevé de l'eau et il y a un risque que les personnes soient emportées. Ensuite, il y a toute une question de contamination des sources d'eau, il faut donc aller nettoyer les puits, les assainir, les désinfecter. Il y a aussi la question de la nourriture et du logement : tout a été inondé, les gens n'ont plus d'abri. Tout cela déclenche donc un circuit de précarité dans lequel vous ne mangez pas, vous buvez pas d'eau contaminée et vous êtes exposés à des maladies respiratoires, car il commence à faire froid et les personnes les plus vulnérables tombent malades plus facilement.

Le risque d'épidémie est-il élevé?

Il y a eu une alerte au choléra au Soudan, dans la région de l'État du Nil Bleu, qui est très proche de Maban, avec le risque que le choléra se propage. Pour l'instant, nous n'avons aucune nouvelle à cet égard, mais la prévention doit être très élevée.

Les inondations pourraient-elles augmenter les taux de malnutrition?

Le Soudan du Sud est un pays tourmenté par la guerre, dans lequel il y a eu d'importants mouvements de population, des gens qui ont échappé à la violence, et donc tout un tissu économique qui est détruit. Pour ceux qui vivent de l'agriculture, ces inondations ont potentiellement détruit les cultures, tandis que d'autres - qui font des cultures sous l'eau, comme le riz, le sorgho - en ont peut-être bénéficié. Ceux qui avaient des provisions ont tout perdu, ils n'ont même pas de quoi manger dans l'immédiat. Et s'il y a aussi un manque d'eau dans le régime alimentaire, tout manque et la malnutrition peut devenir un phénomène mortel.

Une situation qui peut encore empirer, dans un pays qui devrait parvenir à un gouvernement d'unité nationale en novembre, mais dont les inconnues subsistent pour l'instant...

J'espère que ce processus de paix portera ses fruits, même si des doutes considérables subsistent. C'est un tableau dramatique parce que c'est un pays extrêmement fragile malgré ses ressources, en particulier en pétrole, mais c'est l'un des pays où il est le plus difficile de survivre.

Quel est l'appel de Médecins Sans Frontières pour la communauté internationale?

Couvrir les dommages causés par cette inondation et les dommages qui peuvent être ressentis à moyen et long terme. Pensez aux récoltes perdues et essayez de combler l'écart. Et surtout ne pas abandonner le Soudan du Sud à peine l'urgence passée. Ce pays a un besoin énorme de soutien, dans un contexte de manque d'infrastructures, de fragilité politique et d'insécurité, compte tenu des événements de ces dernières années.

Entretien réalisé par Giada Aquilino – Cité du Vatican

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20 julliet 2019 - « La société civile ne peut ignorer la responsabilité des gouvernants en matière de garantie d'un accès équitable aux libertés civiles et à la justice à l'ensemble des citoyens. Aujourd'hui, il est essentiel d'introduire une législation ad hoc en vue de la protection des minorités religieuses au Pakistan, en particulier pour lutter contre le phénomène des conversions forcées à l'islam ». C'est ce qu'affirme à l'Agence Fides Peter Jacob, activiste catholique pour les droits fondamentaux et Président du Centre de Justice sociale (CSJ) du Pakistan, en guise de commentaire aux récents épisodes de violences et d'abus commis à l'encontre de jeunes femmes chrétiennes et d'autres membres des communautés minoritaires au sein de la nation.

La famille de Saima Sardar, l'infirmière chrétienne de Faisalabad qui, ces jours derniers s'était refusée de se convertir à l'islam et de se marier avec un musulman, Muhammad Idrees, qui l'a tuée, est encore en état de choc. Selon des données recueillies par des sources de l'Agence Fides au Pakistan, le phénomène des conversions forcées concerne officiellement chaque année plus de 1.000 jeunes filles chrétiennes et hindoues, sachant cependant que ce nombre ne prend en considération que les cas ayant fait l'objet d'une plainte.

Alors que l'indignation de la population s’accroît à cause du phénomène des conversions forcées, le Parlement de la province du Sindh a adopté hier, 16 juillet, à l'unanimité de ses membres, une résolution demandant à ce que « cette pratique soit bloquée et que soient entreprises des actions contre les personnes impliquées ».

Dans le cadre de l'entretien accordé à Fides, Peter Jacob indiquait : « La Commission pour les minorités de la province du Sindh est encore inactive alors que le gouvernement fédéral et les autres gouvernements provinciaux n'ont pas encore approuvé la loi visant à constituer des Commissions ad hoc pour les droits des minorités », ignorant la disposition de la Cour Suprême du 19 juin 2014. « Le gouvernement fédéral devrait penser à émaner une loi contre la conversion afin de freiner le triste phénomène des enlèvements et des conversions forcées à l'islam de jeunes hindoues et chrétiennes » espère-t-il en remarquant que, pour la protection des minorités religieuses « manque la volonté politique des décideurs et des institutions à cause de l'indifférence ou de l'inadaptation ».

Maître Ali Palh, avocat connu pour son action en faveur des droits fondamentaux, exprime à l'Agence Fides sa préoccupation suite à l'augmentation incontrôlée de l'incidence des conversions forcées, et déclare : « Il est temps que le gouvernement introduise des garanties légales concrètes afin d’empêcher les mariages et les conversions forcés, manipulés ou imposés », souhaitant une intervention plus attentive des tribunaux.

Kaplana Devi, un activiste hindou, se déclare d'accord et demande « une coordination interministérielle pour prévenir les violences, enquêter et poursuivre le phénomène des conversions forcées ».

Chaman Lal, activiste hindou et chercheur étudiant le phénomène, déclare à Fides : « Les conversions forcées de jeunes femmes des minorités sont souvent accompagnées de crimes qui impliquent des injustices économiques, des violences basées sur le sexe et des délits relatifs à la liberté religieuse. Certains personnages influents promeuvent ou facilitent ce phénomène en manipulant les procédures légales en toute impunité. En outre, dans le cadre d'éventuelles procédures judiciaires, le résultat des audiences est plus fréquemment favorable aux auteurs des violences qu'à leurs victimes ».(AG-PA) (Agence Fides 17/07/2019)

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Vendredi, 05 Avril 2019 08:52

INDONESIE A la veille des élections

4 avril 2019 - «Les catholiques en politique pour construire le bien commun. Notre position est claire. En tant que citoyens indonésiens, les catholiques vivent la compétition électorale et participent à la politique lato sensu. Nous espérons que soit respecté un processus légal et transparent dans le cadre de la campagne électorale et durant les élections, en observant avec discernement les thèmes et les candidats dans la perspective d’un bon gouvernement et du bien commun du pays ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père P.C. Siswantoko, Secrétaire exécutif de la Commission pour l’Apostolat des laïcs de la Conférence épiscopale d’Indonésie, alors que le pays se prépare aux élections du 14 avril prochain, qui verront l’élection du nouveau Président et de 575 membres du Parlement ainsi que de ceux de plusieurs assemblées régionales.

« L’Eglise juge le gouvernement et l’action du parlement en partant de son patrimoine de valeurs évangéliques et de sa Doctrine sociale – explique-t-il – sans soutenir directement aucun parti et sans prendre part à la campagne électorale ».

Cependant, indique le Secrétaire, cela ne signifie pas que l’Eglise reste inerte. « Le domaine politique devrait être un champ d’apostolat, dans lequel les catholiques, au travers d’un engagement politique actif et direct, ou en tant qu’activistes de la société civile, peuvent contribuer en portant une vision du bien commun, en proposant une perspective au travers de laquelle peuvent être affrontés les diverses questions sociopolitiques, à savoir la perspective de la centralité de la personne et de la dignité humaine, afin qu’elle profite à tout le peuple et à l’ensemble de la nation indonésienne ».

« La Conférence épiscopale d’Indonésie – précise le prêtre – considère la politique comme une bonne chose, la forme de charité la plus élevée en ce que sa nature originaire consiste à contribuer et à construire le bien commun. C’est pourquoi, en politique, est également nécessaire l’apport des catholiques, avec leur patrimoine de valeurs d’honnêteté, de transparence, de solidarité, de respect des droits fondamentaux ».

C’est pour cela que le Père P.C. Siswantoko encourage les 151 catholiques présents sur les listes électorales dans l’ensemble de la nation – pour un total général de 8.000 candidats – et conclut : « En tant que chrétiens nous sommes appelés à l’engagement en politique. Nous ne pouvons ignorer l’opportunité qui nous est donnée d’exercer nos droits civils au sein de la société. Les élections représentent un des moments auxquels faire preuve de notre engagement à devenir sel de la terre et lumière du monde. Cela n’est pas facile. Le principal défi pour les laïcs catholiques aujourd’hui est de s’impliquer, en étant disponibles à quitter leur tranquillité. Malgré notre nombre, qui est très limité – moins de 10 millions de personnes sur quelques 270 millions d’habitants du pays, en grande partie musulmans – les élections représentent pour nous un moment qui nous appartient et dans le cadre duquel nous pouvons démontrer notre responsabilité sociale ainsi que notre amour pour la nation ». (MH-PA) (Agence Fides 04/04/2019)

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26 mars 2019 - « Si nous réussissons à approfondir la coexistence entre fidèles locaux et immigrés et à rendre leur cohabitation encore plus gratifiante, le soin pastoral des migrants représente une grande opportunité pour l’Eglise catholique en Suisse ». C’est en ces termes que s’est exprimé S.Exc. Mgr Jean-Marie Lovey, Evêque de Sion, responsable de la Pastorale des Migrants de la Conférence des Evêques de Confédération helvétique, en commentant le rapport relatif à la Pastorale des migrants dans le pays.

Selon la note parvenue à l’Agence Fides en provenance de kath.ch, environ un tiers des membres de l’Eglise catholique en Suisse sont issus de la migration, une présence qui marque de différentes manières la vie ecclésiale. Pour tenir compte du multilinguisme et de la diversité culturelle, quelques 110 missions ou aumôneries fournissent une assistance pastorale à ces fidèles. Chaque année sont célébrées quelques 21.000 célébrations religieuses en plus de 20 langues et rites.

Les données et les informations fournies par le rapport sur la Pastorale des Migrants en Suisse ont été publiées hier, 25 mars, après avoir été discutées par la Conférence épiscopale (CES) et par la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ) qui les ont commissionnées. Ce document fait en effet partie intégrante d’un projet portant sur l’avenir de la Pastorale des migrants, entrepris conjointement par la CES et par la RKZ. Il examine la situation actuelle et fait le point sur cinq aspects à savoir Diversité de la réalité pastorale : un problème ou une chance ? ; Modèles futurs et possibles évolutions des missions ; Sensibilisation des personnes actives au sein de la Pastorale traditionnelle et dans le ministère des migrants ; Focaliser le mandat du Bureau migration sur des missions pastorales ; Renforcement du principe de subsidiarité au niveau des affaires financières et administratives et Distribution plus équitable des fonds.

« L’Eglise est caractérisée par le sceau de la diversité. Tous les baptisés en font partie sur un pied d’égalité – est-il écrit dans le rapport. La Pastorale des migrants constitue une composante fondamentale de l’Eglise… Elle fait partie de l’Eglise comme institution caractérisée par la diversité et par les multiples besoins à satisfaire. Une approche lucide du soin pastoral des migrants offre la possibilité de devenir plus conscients de la coexistence entre les fidèles et de la renforcer ainsi que de promouvoir la coexistence basée sur le respect réciproque et sur l’ouverture ».

Les résultats de cette vaste analyse documentée de la situation de la Pastorale des migrants avec ses points forts et faibles indiquent que « un changement s’impose, déjà partiellement en cours, pour passer d’une vision centrée sur les problèmes à une approche prenant en compte les opportunités ». Cela permettrait non seulement de tenir plus compte des diversités linguistiques mais aussi de « la diversité des réalités de vie, de culture et de tradition des catholiques et de leurs communautés ». Dans le même temps, elle présenterait l’avantage de « renforcer la conscience de l’appartenance à la même Eglise répandue dans le monde entier ». (SL) (Agence Fides 26/03/2019)

Pièces jointes à la dépêche
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12 février 2019 - Prise de position des responsables religieux. Eduquer les personnes à voter de manière responsable en évitant des polarisations idéologiques, choisissant toujours et dans tous les cas le chemin du bien commun : c'est ce que recommandent, en vue des prochaines élections présidentielles du 17 avril prochain, les responsables de l'Eglise et d'autres communautés religieuses à tous les citoyens indonésiens. Comme l'a appris Fides, un groupe de plus de 50 enseignants, cadres enseignants universitaires et administrateurs religieux a tenu ces jours derniers un séminaire dédié au thème « Le rôle des responsables religieux dans la création d'une Indonésie pacifique et digne ».

Au cours du séminaire, des responsables religieux tels que Bahrul Hayat, Vice-président du Conseil exécutif de la mosquée Istiqlal et enseignant près l'Université islamique d'Etat Syarif Hidayatullah, Gomar Gultom, Secrétaire général de la Communion des églises en Indonésie, I. Nengah Dana, responsable hindou, Bhikhu Atthadiro, bouddhiste, se sont mis d'accord sur l'urgence de passer le temps de la campagne électorale en évitant la polarisation, surtout si cette dernière est liée à des facteurs ou à des formes à caractère religieux. « Les personnes ont besoin d'être éduquées à voter de manière responsable, en mettant de coté toute violence déplaisante liée à des idéologies ou à des religions » indique à Fides Mathew Paat, responsable laïc catholique présent au séminaire.

Les participants ont noté les grands défis lancés à l'Indonésie tels que la pauvreté endémique, l'inégalité, la corruption, le respect de la liberté religieuse et des droits fondamentaux, l'amélioration d'instruction, l'assistance sanitaire, le travail, thèmes notés, dans son intervention par Burhanuddin Muhtadi, Directeur exécutif du Centre d'études Indikator Politik Indonesia et membre de l’Indonesian Survey Institute, lequel a affirmé que « le pays a besoin d'un vote responsable et d'élections transparentes à tous les niveaux » et que la contribution des responsables religieux peut être importante en vue de la sensibilisation des consciences dans cette direction.

Dans le cadre des élections présidentielles du mois d'avril prochain, sont présents deux candidats principaux, les mêmes des élections précédentes, à savoir le Président sortant, Joko Widodo, et de l'autre le responsable de l'opposition Prabowo Subianto. En 2014, Joko Widodo, 57 ans, l'a remporté sur le Général (2S) Subianto, 67 ans, devenant le premier Président à ne pas être expression de l'élite politique et militaire indonésienne.

En tant que candidat à la Vice-présidence, Joko Widodo a choisi Ma'ruf Amin, religieux musulman de 75 ans, personnalité qui d'un coté renforce les créances du Président auprès des fidèles islamiques mais qui n'a pas rencontré la faveur des partisans les plus modérés de Joko Widodo à cause de ses positions plutôt intransigeantes en matière de droits des minorités.

Aux cotés du Général (2S) Prabowo, se trouve en revanche un homme d'affaires Sandiaga Uno. Le Général, ancien Commandant des forces spéciales, a été accusé d'avoir couvert des abus des droits fondamentaux – en particulier des enlèvements et des tortures sur la personne d'activistes et d'étudiants – intervenus au cours de la révolte sociale de 1998 qui porta à la fin du régime autoritaire de Suharto, qui avait duré 31 ans (1967-1998). Depuis lors, a débuté un chemin de démocratisation dans le pays musulman le plus peuplé du monde, qui compte 250 millions d'habitants à 90% musulmans. (SD) (Agence Fides 12/02/2019)

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20 novembre 2018 - « Ce n’est pas un crime que de demander l’asile. Nous sollicitons l’Administration (fédérale NDT) afin qu’elle cherche d’autres solutions qui renforcent l’intégrité du système d’immigration existant aux Etats-Unis ». C’est ce que réaffirment, dans une déclaration conjointe transmise à l’Agence Fides, S.Exc. Mgr Joe Vásquez, Evêque d’Austin (Texas), et Président de la Commission pour les Migrations de la Conférence épiscopale des Etats-Unis, Sœur Donna Markham, OP, Présidente de Catholic Charities USA, Jeanne Atkinson, Directrice exécutive du Catholic Legal Immigration Network, et Sean Callahan, Président des Catholic Relief Services.

Le 9 novembre, le Président, Donald J. Trump, a pris une décision interdisant aux personnes arrivant à la frontière méridionale avec le Mexique de recevoir asile aux Etats-Unis. Cela représente une contradiction directe par rapport à la loi sur l’asile actuellement en vigueur, note le texte parvenu à Fides.

La déclaration conjointe des organismes catholiques indique que « alors que nous reconnaissons le droit de toute nation à réglementer ses frontières, nous trouvons cette action profondément inquiétante. Elle limitera et retardera l’accès à la protection de centaines d’enfants et de familles fuyant les violences présentes en Amérique centrale, pouvant les laisser dans des conditions d’insécurité au Mexique ou en rétention indéfinie à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Nous réaffirmons que ce n’est pas un crime que de demander l’asile et que ce droit à chercher un refuge est codifié dans nos lois et fait partie de nos valeurs. Nous exhortons l’Administration à rechercher d’autres solutions qui renforcent l’intégrité du système d’immigration existant, en garantissant dans le même temps l’accès à la protection pour les enfants et les familles vulnérables. L’Eglise continuera à servir, accompagner et assister tous ceux qui fuient les persécutions, indépendamment de leur provenance ».

Entre temps, sont arrivés à la frontière 400 honduriens et d’autres arriveront, peut-être à hauteur de plus de 3.000. La frontière a été renforcée à l’aide de militaires américains et de fil de fer barbelé posé au-dessus du mur existant. La tension est sensible des deux côtés de la frontière, le lieu de transit prévu pour l’attente ne parvenant pas à absorber le flux des personnes arrivées. « Tijuana n’est pas prête à recevoir une caravane de cette importance » a déclaré à la presse le maire de la ville frontalière, qui a indiqué que désormais la ville est saturée même si aujourd’hui, 16 novembre, est prévue l’arrivée de 2.000 migrants supplémentaires, avec le malaise social que cela peut supposer, sachant qu’ils auront besoin d’une assistance de base. (CE) (Agence Fides 16/11/2018)

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10 Septembre 2018 - L’intolérance religieuse s’accroît en Indonésie, le pays à majorité islamique le plus peuplé du monde. Plus de 82% de ses quelques 260 millions d’habitants sont en effet musulmans contre 10% de chrétiens. Dans un rapport de l’Institut Setara, prestigieux centre d’études sur la société et la religion ayant son siège à Djakarta, au cours du premier semestre de cette année, ont eu lieu au moins 109 épisodes de violation flagrante de la liberté de religion et 13 actions violentes réparties sur 20 provinces indonésiennes.

Selon l’Institut de recherche, l’Indonésie connaît un nombre croissant de cas d’intolérance religieuse. L’Institut Setara, qui se livre à des activités de recherche et de défense de la démocratie, de la liberté et des droits fondamentaux, a publié le 20 août dernier un rapport dédié à l’état de la liberté religieuse au sein de la nation. La majeure partie des abus s’est vérifiée dans la capitale, Djakarta, qui a dépassé la province de Java occidentale, par le passé théâtre du majeur nombre d’épisodes de ce genre. Il faut remarquer que, parmi les quatre premières provinces citées, se trouve celle de Yogyakarta connue comme « ville de la tolérance » (...)

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6 luglio 2018 - Pontianak, oltre 1.300 cattolici al jamboree nazionale dei ‘giovani missionari’.

Intitolato “Diffondere la gioia biblica all'interno della diversità”, l’evento si è aperto lo scorso 3 luglio e si concluderà domani. Musica e danze tradizionali hanno animato la cerimonia di apertura, proseguita con una messa solenne. L’arcivescovo Agustinus Agus: “Pluralismo e diversità sono nella natura della nazione e della Chiesa indonesiana”.

Educazione, celebrazione e accrescimento della fede: sono i temi al centro di un grande raduno giovanile che ha richiamato a Pontianak (West Kalimantan) oltre 1.300 cattolici, provenienti da 35 diocesi del Paese, da Timor Est e dalla Malaysia. Organizzato dalla Serikat Kepausan Anak Misioner (Sekami – Pontificia società dei giovani missionari) e intitolato “Diffondere la gioia biblica all'interno della diversità”, l’evento si è aperto lo scorso 3 luglio e si concluderà domani.

Ad accogliere i ragazzi vi era mons. Agustinus Agus, arcivescovo di Pontianak. “Siamo tutti fratelli nella Chiesa cattolica d’Indonesia – ha dichiarato ad AsiaNews il presule – è mio compito accogliere i partecipanti al jamboree nazionale della Sekami e trattarli come ospiti illustri”.

Intervistato prima della cerimonia di apertura del raduno, il direttore della Sekami ha ribadito il vero spirito dell’iniziativa: “La nostra missione è tenere alto il morale tra bambini e adolescenti, affinché mettano in pratica le cosiddette 2Ds-2Ks, ovvero Doa, Derma e Korban e Kesaksian (Preghiera, Donazione, Sacrificio e Testimonianza). Tutto questo si svolge nel principio dei ‘Bambini che aiutano bambini’”, ha affermato p. Markus Nurwidi Pranoto. P. Elis Handoko Scj, membro del comitato direttivo, spiega che tale missione ha luogo nel contesto sociale in cui tutti i partecipanti vivono ed esercitano l'impegno della Sekami a difesa del pluralismo indonesiano.

I giovani accorsi a Pontianak per il jamboree sono stati divisi in tre “villaggi”: Nazareth, Galilea e Betlemme. La cerimonia di apertura si è svolta ieri nel tardo pomeriggio dell’altro ieri, con la sfilata di una banda musicale e danze tradizionali nel parco giochi della scuola Maria Tak Bernoda (Mtb). Quest’ultime sono il simbolo della diversità di culture che compongono la società indonesiana.

Allo spettacolo hanno assistito numerosi esponenti delle autorità locali; insieme a loro vi erano anche mons. Pius Riana Prapdi (vescovo di Ketapang), mons. Samuel Oton Sidin (Sintang) e l’arcivescovo di Kuching (Malaysia), mons. Simon Peter Poh Hoon Seng.

Nella cattedrale di San Giuseppe ha poi avuto luogo una solenne messa, officiata da cinque vescovi e decine di sacerdoti. Durante la sua omelia, mons. Agus ha sottolineato che il “pluralismo e la diversità sono nella natura della nazione e della Chiesa indonesiana”. “Siamo chiamati a vivere tali fatti concreti e questo jamboree nazionale diventerà la nostra vetrina – ha proseguito l’arcivescovo – Attraverso questo evento, i nostri bambini e adolescenti cattolici impareranno e sperimenteranno cose nuove; si incontreranno e impareranno a conoscersi, seppur provenienti da differenti regioni del Paese e con un patrimonio culturale così diverso in termini di lingua, cultura e valori”.

Mathias Hariyadi, Asianews

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Samedi, 02 Juin 2018 19:01

INDONESIE Festival Jeunes et mission

31 mai 2018 - Les jeunes catholiques de Djakarta ont commencé à préparer le Joyfest 2018, un festival des jeunes qui entend revigorer la foi et faire croître la dimension missionnaire de leur vie chrétienne, ainsi que le déclare à Fides Genia Gusky, chargé des relations publiques de la manifestation de cette année. L’événement se déroulera le 11 septembre prochain à Serpong, en province de Banten, à Djakarta. Y participeront plus de 10.000 jeunes catholiques provenant des 67 Paroisses de l’Archidiocèse de Djakarta et 2.000 autres des pays du sud-est asiatique.

L’événement répond également à l’appel lancé par le Pape François pour la Journée missionnaire mondiale, centré cette année sur le thème des jeunes et de la mission dans l’Eglise. Les jeunes catholiques indonésiens ressentent la responsabilité de vivre et de témoigner leur foi en ce moment historique au cours duquel la nation est traversée par des ferments d’extrémisme islamique et où il est nécessaire de vivre et de renforcer « l’unité dans la diversité », typique de la nation indonésienne. Les jeunes, en compagnie de tous les autres baptisés, entendent contribuer à l’harmonie, à la paix et à la coexistence au sein de la société.

La première partie du Festival sera centrée sur la « joie de la foi », sur « l’unité dans la diversité » et sur « la compréhension des problèmes actuels » qui touchent le pays. Sont prévues des expériences de spiritualité, des catéchèses, des témoignages de foi, des prières et des séminaires. La seconde partie du Festival prévoit des tables rondes et des concerts ainsi que la présence, en tant qu’invités spéciaux, de Sœur Cristina Scuccia, religieuse et chanteuse italienne bien connue, et du musicien jésuite Andang Listya Bainawan, originaire du Canada.

Quelques 10% des 261 millions d’indonésiens sont chrétiens. Le pays est par ailleurs celui qui compte la plus vaste population musulmane du monde, avec quelques 227 millions de croyants. (SD) (Agence Fides 30/05/2018)

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