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17 octobre 2019 - Le Conseil des églises du Proche-Orient exprime sa douleur et son appréhension pour les victimes des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre s’étant vérifiée récemment en Irak ainsi que suite à l’offensive militaire conduite par la Turquie dans le nord-est de la Syrie qui pourrait avoir « de graves répercussions sur l’intégrité territoriale » de ce pays et aggraver les conditions d’urgence humanitaire représentées par les millions de réfugiés et d’évacués présents dans l’ensemble de la région. Dans un communiqué diffusé par les organes officiels du Conseil des églises du Proche-Orient, les responsables de l’organisme œcuménique invoquent dans la prière « la fin de toute forme de violence et que soit garantie la protection de la dignité humaine de tous, réaffirmant dans le même temps le droit des peuples à l’autodétermination, de manière cohérente avec l’arabité et les valeurs d’amour, de justice, de droits fondamentaux et de responsabilité commune dans la construction de la paix ».

Le communiqué du Conseil des églises du Proche-Orient s’achève par un appel aux consciences de tous afin que les parties impliquées bloquent « le cycle de la guerre et de la violence dans la région bénie de l’Orient ».

Le Conseil des églises du Proche-Orient, fondé à Nicosie en 1974 et ayant actuellement son siège à Beyrouth, a pour but de faciliter la convergence des communautés chrétiennes du Proche-Orient sur des thèmes d’intérêt commun et de favoriser le dépassement de contrastes de matrice confessionnelle.

Le Pr. Souraya Bechealany, chrétienne maronite et enseignante de Théologie près l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, a été élue Secrétaire général du Conseil des églises du Proche-Orient en janvier 2018 et a entrepris, avec ses collaborateurs, un processus de restructuration des départements de l’organisme œcuménique. (GV) (Agence Fides 16/10/2019)

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5 octobre 2019 - La I° Journée de la Fraternité humaine de Tripoli, dédiée à « l’avenir des relations entre musulmans et chrétiens après la mission du Pape François à Abou Dhabi » se déroulera le Dimanche 6 octobre au Couvent Saint François dans la ville du nord du Liban sous l’égide de l’Union pontificale missionnaire, des Œuvres pontificales missionnaires du Liban et de la Custodie de Terre Sainte. L’événement est organisé en collaboration avec le Conseil Religion et Sécurité, le Dialogue pour la Vie et la Réconciliation et le Réseau durable de responsables religieux du nord du Liban.

A l’initiative interreligieuse, seront présents en tant que partenaires de nombreux autres organismes et ONG tels que la Caritas du Liban, la Chambre de Commerce de Tripoli, l’Agence locale pour le développement économique du Liban septentrional, le Club des entrepreneurs de Tripoli, le Comité pour la jeunesse maronite de l’Archi-éparchie de Tripoli, le Comité patriarcal de la Jeunesse melkite, le Maronite Youth Pastoral Ehden 'gharta, le Middle East Institute for Research and Strategic Studies, le Fly for the Lebanese Youth, la Mousawat Association, et Utopia.

L’agenda des travaux de la journée prévoit un forum interreligieux des jeunes et un forum interreligieux des responsables. Le premier impliquera une délégation de 50 étudiants et jeunes professionnels des communautés sunnite, alaouite et chrétienne de Tripoli et du nord du Liban. Le second verra la participation d’importantes personnalités religieuses chrétiennes et musulmanes, telles que le Grand Mufti de Tripoli et S.Exc. Mgr Joseph Spiteri, Nonce apostolique au Liban.

Dans l’esprit du document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune signé à Abou Dhabi par le Pape François et le cheik Ahmad El Tayyeb, grand imam de l’Université d’al-Azhar, la Journée de la Fraternité humaine de Tripoli entend promouvoir le dialogue et la coopération interreligieuse entre chrétiens et musulmans comme voie permettant de promouvoir la coexistence pacifique et l’harmonie sociale à Tripoli et dans l’ensemble du nord du Liban.

L’événement se tiendra dans le cadre du programme de formation en cours sur la « Mission des Jeunes chrétiens à Tripoli et dans le nord du Liban » accueilli par le Couvent Saint François et promu par l’Union pontificale missionnaire et par les Œuvres pontificales missionnaires du Liban. Le programme de formation fait partie des initiatives organisées par les Œuvres pontificales missionnaires du Liban pour célébrer le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019, proclamé par le Pape François sur le thème « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans le monde ». Le Mois missionnaire extraordinaire culminera lors de la Journée missionnaire mondiale du Dimanche 20 octobre lorsque se tiendra également la cérémonie de clôture du programme de formation.

Pour répondre à l’invitation du Pape François de revitaliser la missio ad gentes et de renouveler la vocation missionnaire chez les chrétiens du monde entier, le programme de formation vise à renforcer l’identité missionnaire, la conscience et les compétences des jeunes participants chrétiens, les préparant à s’engager activement au sein de la société civile, dans la vie communautaire dans un contexte interculturel et interreligieux comme celui de Tripoli. Dans un tel contexte, le programme de formation mettra en évidence le rôle spécifique des chrétiens et leur mission par rapport à d’importantes problématiques locales telles que la question du travail et du chômage, la pauvreté et les œuvres de charité, la protection de l’environnement, les droits des femmes, l’œcuménisme, la construction de la paix et la résolution des conflits. Le dialogue interreligieux et les relations entre chrétiens et musulmans seront également traités à l’occasion de cette I° Journée de la Fraternité humaine de Tripoli. (Agence Fides 03/10/2019)

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25 juin 2019 - L’Eglise catholique grecque melkite s’apprête à dédier un vaste espace de sa programmation pastorale à la diffusion et à l’approfondissement du Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune signé le 4 février dernier à Abou Dhabi par le Pape François et par le grand imam d’al-Azhar, Ahmed al Tayyeb. C’est ce qu’a établi l’Assemblée synodale des Evêques grecs melkites réunie la semaine passée au siège patriarcal d’Ain Traz, au sud-est de Beyrouth, sous la présidence de S.B. Youssef Absi. L’intention est de favoriser l’avènement de nouvelles générations en mesure de reconstruire la coexistence entre les diverses composantes sociales et religieuses dans les pays où et présente l’Eglise grecque melkite, souvent bouleversés par des conflits et des extrémismes sectaires. Le programme prévu par les Evêques melkites – ainsi que l’indique le compte-rendu de l’Assemblée synodale parvenu à Fides – se décline en dispositions concrètes impliquant tant les activités universitaires que celles plus proprement pastorales. Le Document sur la fraternité humaine deviendra objet d’étude dans les écoles du Patriarcat et dans les Instituts théologiques. Le texte sera diffusé de manière capillaire parmi les laïcs et ses contenus seront approfondis dans le cadre de rencontres diocésaines et paroissiales, outre à devenir l’objet d’articles et d’entretiens dans les moyens de communication du Patriarcat, des Diocèses et des Paroisses. Les prêtres seront eux aussi sollicités afin de faire connaitre les contenus et les intentions du Document sur la fraternité humaine au travers de leur prédication ordinaire.

Au cours de l’Assemblée synodale, les Evêques présents – 24 outre le Patriarche – ont également définis les modalités d’application des mesures relatives à la protection des mineurs des abus exposées dans la Lettre apostolique du Pape François intitulée Vos estis lux mundi (7 mai 2019). En outre, a également été lancé le processus visant à constituer un comité préparatoire chargé d’assurer la participation et la contribution de l’Eglise melkite au futur Congrès mondial dédié à la vie liturgique des Eglises orientales prévu à Rome du 18 au 20 février 2022 à l’occasion du 25ème anniversaire de l’Instruction pour l’application des prescriptions liturgiques du Code des Canons des Eglises orientales publiée par la Congrégation pour les Eglises orientales en janvier 1996. (GV) (Agence Fides 24/06/2019)

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Vendredi, 17 Mai 2019 11:28

LIBAN L'hommage choral au cardinal Sfeir

17 mai 2019 - Les obsèques du cardinal Nasrallah Sfeir décédé dimanche dernier, sont célébrées ce jeudi 16 mai à Bkerké. Des milliers de Libanais se sont recueillis sur son corps ces dernières heures. Envoyé du Pape, le cardinal Leonardo Sandri Préfet de la Congrégation pontificale pour les Églises orientales, est impressionné par l’«hommage choral» qui reflète l’amour et le respect de tout un peuple envers le patriarche émérite des maronites.

Le Saint-Siège ainsi que plusieurs États tels que la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Qatar ou la France, ont tenu à rendre hommage au cardinal Nasrallah Sfeir, en envoyant leur représentant aux funérailles du patriarche émérite, dont le portrait souriant est affiché sur de nombreux murs de la capitale libanaise.

 

Mardi, le corps du cardinal défunt a été exposé dans la chapelle intérieure du patriarcat maronite. Par milliers, les Libanais lui ont rendu hommage, «une procession incessante» de riches et de moins riches et pas uniquement de chrétiens qui a saisi le cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pontificale pour les Églises orientales et envoyé du Pape François à Bkerké. «Un hommage choral» qui «reflète l’amour et le respect des autorités civiles, des évêques et des fidèles» pour cet «homme de foi» «discret» mais «ferme» qui accompagna l’Église lors des heures les plus sombres marquées par «le sang, la guerre, les attentats, le terrorisme».

Après la guerre, le Pape Jean-paul II se rendit sur place.; c'est alors qu'il parla du pays comme d'un« message». Et en 1995, un synode fut consacré au pays du Cèdre. «C'est là aussi l’œuvre du cardinal» soucieux, rappelle le cardinal Sandri, du bien de son pays, de sa souveraineté et de tous ses habitants. Le préfet rappelle l’importance qu’accordait le cardinal Sfeir aux dialogue interreligieux.

Ce jeudi, plus de 8 600 chaises ont été installées à l’extérieur du bâtiment patriarcal pour la cérémonie qui débute à 17 heures. Les plus hautes autorités de l’État et les délégations étrangères, les patriarches orientaux y prendront place. Beaucoup de fidèles de toutes confessions sont attendus. Des bus ont été mis à disposition pour les acheminer jusqu’à Bkerké. Ils viendront de tous les coins du Liban, rapporte L’Orient-le-Jour.

Le quotidien libanais explique que la cérémonie religieuse se limitera à la récitation de l’office des morts, sans messe, et à une oraison funèbre prononcée par l’actuel patriarche, le cardinal Béchara Raï. À l’issue des funérailles, le cercueil sera transféré vers le cimetière patriarcal.

Marie Duhamel – Cité du Vatican

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30 avril 2019 - Le processus de légalisation de lieux de culte chrétiens construits par le passé sans les autorisations requises continue à avancer en Egypte, tout comme la concession d’autorisations en vue de la construction de nouvelles églises. Au cours du mois dernier, le comité ad hoc du gouvernement a légalisé après vérification de conformité 111 autres lieux de culte, portant à 984 le nombre total des églises chrétiennes régularisées, restaurées ou construites ex novo en moins de trois ans, à compter de l’approbation de la nouvelle loi sur la construction et la gestion des lieux de culte, le 30 aout 2016.

Les églises soumises à la Commission gouvernementale constituée ad hoc sont surtout celles construites avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la construction et la gestion des lieux de culte. Le travail de la Commission gouvernementale en question consiste à vérifier si des milliers d’églises et lieux de prière chrétiens construits par le passé sans les permis requis respectent les standards établis par la nouvelle loi. La vérification se traduit généralement par la régularisation des lieux de culte, qui sont déclarés conformes aux paramètres définis par les nouvelles dispositions juridiques.

Au cours de ces dernières décennies, de nombreux lieux de culte chrétiens avaient été construits de manière spontanée, en l’absence de l’ensemble des autorisations nécessaires. Aujourd’hui encore, de tels édifices réalisés par les communautés chrétiennes locales sans autorisations légales continuent de temps à autre à être utilisés comme prétexte par des groupes islamistes pour fomenter des violences sectaires à l’encontre des chrétiens.

La loi sur les lieux de culte d’aout 2016 a représenté dans tous les cas un progrès par rapport aux 10 règles introduites en 1934 dans la législation ottomane par le Ministère de l’intérieur, règles qui interdisaient entre autre de construire de nouvelles églises près des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces règles a empêché la construction d’églises dans des villes et des villages habités par des chrétiens, surtout dans les zones rurales de Haute Egypte. (GV) (Agence Fides)

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28 mars 2019 - Une chaine de télévision née pour servir « la gloire de Dieu et la croissance de la Sainte Eglise » : tel est la présentation que fait d’elle-même Suboro TV, chaine de télévision du Patriarcat syro orthodoxe d’Antioche, dont le siège libanais a été inauguré le 25 mars, jour de la Solennité de l’Annonciation. « Suboro » est un mot syriaque indiquant également l’Annonciation et cette Solennité chrétienne est célébrée au Proche-Orient, et surtout au Liban, également par de nombreux musulmans.

L’inauguration du siège de la chaine de télévision a culminé au travers de la bénédiction des studios de la part d’Ignace Ephrem II, Patriarche d’Antioche des syro orthodoxes. A l’inauguration ont participé notamment S.B. Ignace Youssef III Younan, Patriarche d’Antioche des syro catholiques, et Aram I, Catholicos arménien apostolique de la Grande Maison de Cilicie. La cérémonie a compris également une présentation des programmes de la nouvelle chaine.

Le Patriarche Ignace Ephrem II, dans son discours, a souligné que Suboro TV, « voix d’Antioche » aura pour mission de « diffuser la Bonne Nouvelle que le Seigneur Jésus a appelé Ses disciples à porter au monde entier, la Bonne Nouvelle du Salut des hommes » et qu’elle pourra également exprimer « l’authenticité de notre patrimoine spirituel », justement à partir « du siège apostolique institué par Saint Pierre à Antioche ». Suboro TV dédiera un espace particulier aux nouvelles relatives aux activités des Eglises dans le monde entier.

La première proposition de création d’une chaine de télévision liée au Patriarcat syro orthodoxe remonte au Synode de l’Eglise syro-orthodoxe de 2009 et avait été relancée au cours du Synode de 2015. Le Patriarcat syro orthodoxe, tout en prenant acte qu’existent déjà de nombreux réseaux télévisuels syriaques, a voulu inspirer la naissance d’une nouvelle chaine en tant que directement liée à l’Eglise et non reconductible à des visions ou agendas politiques de groupes ou formations syriaques. Le projet initial de Suboro TV prévoit l’ouverture de studios également en Allemagne, la présence de correspondants en Syrie, en Irak, en Turquie et auprès des plus importantes communautés de la diaspora syro-orthodoxe d’Occident. (GV) (Agence Fides 27/03/2019)

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23 février 2019 - La question controversée de la légalisation du mariage civil anime à nouveau le débat public au Liban. Cette fois, la confrontation sur la problématique en question a été rallumée par les récentes déclarations du Ministre de l'Intérieur du nouveau gouvernement, Raya Hassan, qui, ces jours derniers, a indiqué vouloir faire place à la reconnaissance du mariage civil au sein de la législation libanaise, souhaitant un débat approfondi sur la question.

Il est bien connu depuis 2013 que l'actuel Premier Ministre, Saad Hariri, n'est pas enclin à s'opposer nettement à la reconnaissance juridique du mariage civil. « Personnellement – eut-il alors à déclarer – je ne voudrais pas que ma fille ait recours à un mariage civil mais je ne peux m'opposer à ce dernier dans mon rôle de Premier Ministre ».

La proposition du nouveau Ministre de l'Intérieur visant à rouvrir une confrontation sur le mariage civil a reçu l'appui transversal de différents représentants politiques, à commencer par celui du responsable druze Walid Junblatt et de l'ancien Président de la République, Amin Gemayel. Cependant, divers représentants tant religieux que politiques ont d'ores et déjà manifesté leur contrariété face à la perspective de la reconnaissance juridique du mariage civil. La position la plus nettement négative arrive de Dar Al Fatwa, l'instance autorisée de l'islam sunnite libanais, qui a réaffirmé son opposition, déclarant que le mariage civile « contredit de manière radicale » les lois sur le mariage inspirées à la charia. De son coté, le Père Abdo Abu Kassem, responsable du Centre d'information catholique, a réaffirmé que, sur ce point, chrétiens et musulmans libanais sont unis et que l'Eglise catholique ne peut appuyer une législation qui ne reconnaîtrait pas le mariage comme sacrement. Des considérations analogues ont été exprimées au cours d'une homélie par l'Archevêque maronite de Beyrouth, S.Exc. Mgr Boulos Matar. Certains représentants du parti chiites Hezbollah, tels que le parlementaire Ehab Hamadeh, ont, eux aussi, rejeté l'hypothèse d'une légalisation du mariage civil en tant que contraire aux critères juridiques fondés sur la charia. Sur cette même ligne, se situe le Président du Parlement, le chiite Nabih Berri, selon qui il n'existe aucune place pour ouvrir des négociations politiques sur une telle question.

Au Liban, où coexistent 18 confessions religieuses différentes, chaque communauté règle les unions conjugales selon ses propres traditions spécifiques.

Une précédente phase de confrontation sur la question du mariage civil avait eu lieu au Liban entre la fin de 2012 et le début de 2013. Alors, ainsi que l'avait indiqué l'Agence Fides, la discussion publique s'était rallumée lorsqu'un couple de jeunes appartenant à des familles musulmanes chiites avaient signé son contrat de mariage civil devant un avocat et non pas devant une Cour religieuse, le déposant ensuite auprès du Conseil du Ministère de l'Intérieur dans l'attente d'un avis officiel.

Jusqu'ici, les couples libanais désireux de célébrer leur mariage selon un rite civil recourent à l'escamotage de se marier civilement à Chypre pour faire ensuite enregistrer leur union au Liban. Dans ce cadre, le grand mufti Mohammad Rashid Qabbani, plus haute autorité chiite libanaise, avait émis une fatwa visant à sommer tous les hommes politiques et ministres musulmans de s'abstenir de soutenir toute forme d'encadrement légal du mariage civil s'ils ne voulaient pas être considérés comme apostats. Les Evêques maronites, de leur coté, avaient alors réaffirmé, dans un communiqué officiel, que l'éventuelle approbation du mariage civil au Liban aurait comporté nécessairement l'amendement de l'article 9 de la Constitution et que, dans tous les cas, « le mariage constitue l'un des sacrements de l'Eglise et le mariage civil ne peut le remplacer ». (GV) (Agence Fides 21/02/2019)

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4 février 2019 - Commentaires du Patriarche d’Antioche des Maronites à propos de la constitution du nouveau gouvernement. Après neuf mois de négociations, le Liban a finalement un nouveau gouvernement. Le Premier Ministre désigné, Saad Hariri, conduira une équipe de trente membres au sein de laquelle – selon certains observateurs – semble important le poids du parti chiite Hezbollah. D’un point de vue religieux, le gouvernement représente une projection de la réalité composite confessionnelle libanaise : sur trente membres du gouvernement – dont quatre femmes – 4 sont grecs orthodoxes, 6 maronites, 6 chiites, 3 druzes, 6 sunnites dont le Premier Ministre, 3 grecs catholiques, un arménien catholique et un arménien orthodoxe.


Pour la première fois, une femme, Raya Hasan, de religion sunnite et membre du parti Avenir de Saad Hariri, occupe les fonctions de Ministre de l’Intérieur.


Au Liban, dans le cadre du système institutionnel basé sur l’équilibre entre les différentes composantes confessionnelles, le Chef du gouvernement doit être un sunnite alors que le Président du Parlement doit être un chiite et le Président de la République un maronite.


Après la fin de l’impasse politique, le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Béchara Raï, a exprimé l’espérance que le gouvernement sera en mesure de récupérer le temps perdu au cours de ces neuf derniers mois, période au cours de laquelle la situation économique du pays a empiré. Se félicitant avec le Chef de l’Etat, le Général Michel Aoun, et avec le Premier Ministre, Saad Hariri, le Patriarche d’Antioche des Maronites a insisté sur l’importance d’assurer « unité et coopération » à l’intérieur du gouvernement afin de réaliser « les nécessaires réformes et d’assurer la prospérité économique et financière du pays ». (GV) (Agence Fides 01/02/2019)

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14 janvier 2019 - La population descend dans les rues pour manifester. Initialement, la contestation, lancée le 19 décembre, avait pris pour cible la hausse des prix des carburants et du pain. Par la suite, elle est allée jusqu’à demander la démission du Président, Omar al Bashir. La liberté de conscience et de religion est sous pression. La mission de l’Eglise se poursuit malgré les difficultés.
La population demande la naissance d’un système démocratique prévoyant une alternance au pouvoir. La répression de la part du régime a été dure. « Jusqu’ici, nous avons procédé à l’arrestation de 816 manifestants » a déclaré le 7 janvier le Ministre de l’Intérieur, Ahmed Bilal Osmane, au Parlement de Khartoum. L’opposition quant à elle fait état de « au moins 1.100 manifestants arrêtés » et de tortures systématiques sur la personne de médecins, journalistes, architectes, enseignants, avocats, juges incarcérés et torturés pendant des jours. Sur cette situation politique délicate est venue se greffer une profonde crise économique. (...)Pièces jointes à la dépêche
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7 décembre de 2018 – Prise de position de l’Episcopat maronite en faveur d’un rapatriement rapide des réfugiés syriens présents au Liban, sans attendre la solution politique du conflit. Le Liban « ne peut plus supporter le poids des réfugiés syriens » et c’est pourquoi il est nécessaire au plus tôt de « dissocier la solution politique du conflit en Syrie du nécessaire retour des réfugiés à leurs domiciles ». Telle est l’urgence réaffirmée une fois encore par les Evêques maronites à l’occasion de leur dernière rencontre mensuelle tenue le 6 décembre au siège patriarcal de Bkerké. Selon l’Episcopat maronite, il est nécessaire de donner le coup d’envoi au processus de rapatriement des réfugiés syriens sans attendre la pleine résolution politique du conflit qui continue à tourmenter la Syrie depuis 2011.

Le 30 novembre, le Ministre des Affaires étrangères libanais, Gebran Bassil, avait rencontré au Vatican le Secrétaire chargé des rapports avec les Etats de la Secrétairerie d’Etat, S.Exc. Mgr Paul Richard Gallagher, afin d’obtenir de l’Archevêque des éclaircissements et des assurances concernant la position du Saint-Siège quant à la question du rapatriement des réfugiés syriens actuellement présents sur le territoire libanais. Dans le cadre de la rencontre en question, le Ministre libanais avait exposé à l’Archevêque les graves motifs pour lesquels le Liban ne peut supporter plus longtemps encore l’état d’urgence économique et sécuritaire liée notamment à la présence sur son territoire de plus d’un million de réfugiés syriens.

« Le Liban ne fait que demander de ne pas faire obstacle au retour sûr des réfugiés désirant revenir » a souligné Gebran Bassil dans une déclaration émise après la rencontre de Mgr Gallagher.

Avant la rencontre entre le Ministre libanais et le Secrétaire chargé des rapports avec les Etats de la Secrétairerie d’Etat, des considérations attribuées à S.Exc. Mgr Gallagher, avaient suscité l’attention et les commentaires des moyens de communication libanais, dans la mesure où il aurait affirmé que la situation actuelle de la Syrie porterait à rendre impraticable le rapatriement des réfugiés syriens pourtant souhaité. (GV) (Agence Fides 07/12/2018)

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