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Mercredi, 11 Décembre 2019 19:43

LIBAN La résilience face à la crise

11 décembre 2019 - « Mon frère, si tu n’as pas d’argent, n’aies pas honte et ne laisses pas ta famille sans nourriture. Entre si tu le veux et prend ce qui te sert : café, épices, céréales parce que Dieu a soin de toi et de moi ». Tel est le message exposé par Abd Bitari dans la vitrine de son épicerie de Nabatieh, dans le sud du Liban – une zone à majorité chiite – et devenu le symbole de l’esprit de résilience de la population libanaise face à la situation d’urgence politique et économique que connait le pays, esprit se traduisant par d’innombrables initiatives spontanées de solidarité concrète au profit de ceux qui souffrent davantage des effets de la crise.

L’émotion suscitée dans tout le pays par le cas d’un père de famille de la ville d’Arsal dont l’épouse est atteinte d’un cancer et qui s’est suicidé après s’être endetté et ne pas avoir été en mesure de trouver les 1.000 lires libanaises – 50 centimes d’€uro – que sa fille lui avait demandé avant d’aller à l’école, a contribué à cette vague d’initiatives solidaires spontanées.

La résilience des libanais s’exprime de différentes manières. Certains offrent du méthane pour le chauffage à ceux qui ne peuvent l’acheter ; des médecins et des avocats assurent une assistance gratuite à ceux qui en ont le plus besoins ; des banques alimentaires et pharmaceutiques collectant nourriture et médicaments pour le redistribuer aux familles dans le besoin naissent dans différentes parties du pays.

La Paroisse Saint Jean Baptiste de Beyrouth a ainsi inauguré dans les environs d’une structure hospitalière un « frigo mobile » qui distribue à ceux qui le demandent des denrées périssables de première nécessité.

L’urgence économique conditionne et caractérise de différentes manières également les initiatives des Paroisses et écoles chrétiennes qui se préparent à célébrer Noel. Au sein de la Paroisse Saint Marron d’Haret Sakher, dans les environs d’Harissa, les jeunes collectent des vivres et des médicaments pour aider les familles les plus nécessiteuses. Le Conseil pastoral a pris la décision de réduire les dépenses destinées aux célébrations de Noel et de destiner le tout à aider ceux qui sont le plus dans le besoin. Un Comité spécial a été constitué pour coordonner les interventions charitables de la Paroisse.

Les semaines de manifestations et de blocus routiers ont provoqué la fermeture de nombreuses écoles pendant de longues semaines, augmentant les facteurs de crise de nombreux établissements d’enseignement gérés par l’Eglise. Pour récupérer les heures de leçon perdues, les écoles demeureront ouvertes même la veille de Noel et entre temps, le Collège Notre-Dame de Jamhour, dirigé par le Père Charbel Batour, a émis un communiqué visant à suggérer à tous de destiner à des œuvres de charité les ressources traditionnellement destinées à acheter des cadeaux à l’occasion de Noel. (PR-GV) (Agence Fides 11/12/2019)

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4 décembre 2019 - Des troupes des Nations Unies sont déployées au Soudan du Sud pour lutter contre les violences communautaires. 75 casques bleus ont été envoyés mardi 3 décembre dans le centre du pays, où des affrontements entre communautés auraient fait près de 80 morts et une centaine de blessés.

Dans le centre du pays s’affrontent les communautés Gak et Manuer. Selon les autorités sud-soudanaises, le motif des attaques et des représailles n’est pas clair, mais dans la région les conflits entre les communautés, et notamment entre des éleveurs nomades et agriculteurs sédentaires sont légions. Des luttes pour l’accès aux terres, accrus cet automne par des inondations, les crues saisonnières ont été inhabituellement fortes. Entre 600 000 et 800 000 personnes ont été déplacées, selon Médecins sans frontières. 

Des conditions météorologiques qui rendent d’ailleurs difficile le déploiement des troupes. À cause des pluies diluviennes, les routes étaient impraticables et les soldats de la Minuss, la mission des Nations unies au Soudan du Sud, les routes étaient impraticables et les militaires ont dû arriver en hélicoptères.

Un pays au bord de l'abîme

Des affrontements qui remettent en cause l’accord de paix signé il y a tout juste un an entre les deux communautés Gak et Manuer et qui ravivent le spectre de la guerre civile, toujours sous-jacente dans le pays. Au niveau national, les deux frères ennemis du Soudan du Sud, Salva Kiir et Riek Machar ont signé un accord sur le partage du pouvoir en novembre 2018. Mais le processus de paix tarde à être appliqué. Le président et son principal adversaire se sont donnés 100 jours, le 12 novembre dernier, pour mettre en place un gouvernement d’union. 

En avril 2019, le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar participaient à une retraite spirituelle pour la paix, organisée par le Saint-Siège. Le Pape François avait alors eu un geste fort : baiser les pieds des deux belligérants. Dimanche 10 novembre, à l’issue de la prière de l’Angélus, François a fait part une nouvelle fois de son envie de se rendre au Soudan du Sud l’année prochaine, rappelant son «affection particulière» pour ce pays déchiré par une guerre civile après des années de conflit pour l’indépendance.

Marine Henriot - Cité du Vatican

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23 octobre 2019 - Malgré l’annonce de mesures économiques exceptionnelles par le Premier ministre Saad Hariri, la mobilisation des Libanais ne donne aucun signe de fléchissement ou de recul. D’autres manifestations sont d’ailleurs prévues ces prochaines heures. Analyse d’une contestation inédite au pays du Cèdre.

Promesse d’un budget 2020 sans impôts supplémentaires, baisse de 50% des salaires du président, des ministres et des députés, mesures contre la corruption, nouvelles taxes sur les banques, refonte du système de l’électricité: le plan de réformes de Saad Hariri était aussi drastique qu’ambitieux… mais il n’a pas suffi à convaincre les Libanais, qui persistent à réclamer la démission du gouvernement et l’instauration d’une équipe de transition, qui soit composée d’experts… et non de politiques. Preuve, s’il en était besoin, du rejet profond, par la société libanaise, de ses élites dirigeantes, de quelque bord qu’elles soient. Des années de corruption, de clientélisme, d’incurie auront poussé à bout une population qui tente de se réunir aujourd’hui autour d’un ras-le bol inédit à bien des égards.

Ce rejet du système et de ceux qui l’incarnent se double d’une lassitude face à un pays en déshérence : le chômage des jeunes y avoisine les 30%, les services publics sont inexistants, les pénuries d’eau et d’électricité rythment depuis longtemps les journées des Libanais, sans parler du coût exorbitant de la vie. Autant de réalités quotidiennes qui détonnent avec l’image traditionnellement admise d’un pays développé et d’apparence opulente. A l’aune d’un tel contexte, l’on comprend que la décision du gouvernement de taxer les appels effectués sur la messagerie instantanée WhatsApp ait mis le feu aux poudres d’un baril saturé depuis bien longtemps.

Restaurer l’État dans ses prérogatives

Que faire alors pour apaiser la colère et restaurer la légitimité d’un État inexistant ? Selon Joseph Bahout, il faut d’abord travailler la question de la représentativité, repenser un système électoral «piégé», qui n’a jamais véritablement réussi à renouveler sa classe politique ; ensuite, «remettre un semblant d’autorité morale» dans les affaires publiques, marquées du sceau d’une corruption pratiquée au vu et au su de tous ; enfin, rétablir l’État dans ses attributions propres, lesquelles inclut sa capacité d’assurer les services de base, mais surtout de garantir la sécurité du territoire et de la population, ce qu’on appelle en d’autres termes «le monopole de la violence légitime». Au Liban, cela implique de mettre fin à la «coexistence, devenue insupportable pour beaucoup, entre les forces armées libanaises, légales et légitimes, et la force (…) probablement plus puissante (…) du Hezbollah, de son arsenal militaire et de sa politique étrangère devenue complètement autonome de celle de l’État».

Il est d’ailleurs intéressant de noter la position ambivalente d’Hassan Nasrallah au regard de l’actuelle contestation : s’il se dit solidaire des souffrances du peuple, le leader du «Parti de Dieu» n’en refuse pas moins catégoriquement la chute du gouvernement. Cela, alors que la rue chiite s’est ralliée au mouvement de protestation et que certains sympathisants du Hezbollah ne se sont pas privés de critiquer plusieurs caciques du parti.

La fin du modèle libanais ?

Pour certains analystes, ces manifestations sont la preuve d’un «modèle libanais» à bout de souffle, en quête de réinvention. Une considération que ne partage pas Joseph Bahout, car, avance-t-il, c’est bel et bien ce fameux modèle libanais «qui permet à la population de s’exprimer de cette façon». Le monde arabe, qui scrute ces manifestations avec amusement, espoir ou soulagement, en voit les aspects festif, pacifique et créatif, qui sont justement les fruits de ce modèle. Un modèle qui comportent deux faces, celle de la coexistence et du libéralisme, et celle plus sombre, de l’inexistence de services publics, de l’absence «peut-être, de sentiment d’appartenance à un État», de la violence et de l’insécurité qui rappelle aux Libanais «qu’ils vivent dans un système de guerre permanente de tous contre tous». Le spécialiste ne «voue pas aux gémonies» le modèle libanais, pas plus qu’il ne l’érige en «totem intouchable» : «je crois qu’il a du bon, et c’est sur le bon qu’il faut essayer de construire quelque chose de durable».

Radio Vaticana

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17 octobre 2019 - Le Conseil des églises du Proche-Orient exprime sa douleur et son appréhension pour les victimes des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre s’étant vérifiée récemment en Irak ainsi que suite à l’offensive militaire conduite par la Turquie dans le nord-est de la Syrie qui pourrait avoir « de graves répercussions sur l’intégrité territoriale » de ce pays et aggraver les conditions d’urgence humanitaire représentées par les millions de réfugiés et d’évacués présents dans l’ensemble de la région. Dans un communiqué diffusé par les organes officiels du Conseil des églises du Proche-Orient, les responsables de l’organisme œcuménique invoquent dans la prière « la fin de toute forme de violence et que soit garantie la protection de la dignité humaine de tous, réaffirmant dans le même temps le droit des peuples à l’autodétermination, de manière cohérente avec l’arabité et les valeurs d’amour, de justice, de droits fondamentaux et de responsabilité commune dans la construction de la paix ».

Le communiqué du Conseil des églises du Proche-Orient s’achève par un appel aux consciences de tous afin que les parties impliquées bloquent « le cycle de la guerre et de la violence dans la région bénie de l’Orient ».

Le Conseil des églises du Proche-Orient, fondé à Nicosie en 1974 et ayant actuellement son siège à Beyrouth, a pour but de faciliter la convergence des communautés chrétiennes du Proche-Orient sur des thèmes d’intérêt commun et de favoriser le dépassement de contrastes de matrice confessionnelle.

Le Pr. Souraya Bechealany, chrétienne maronite et enseignante de Théologie près l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, a été élue Secrétaire général du Conseil des églises du Proche-Orient en janvier 2018 et a entrepris, avec ses collaborateurs, un processus de restructuration des départements de l’organisme œcuménique. (GV) (Agence Fides 16/10/2019)

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5 octobre 2019 - La I° Journée de la Fraternité humaine de Tripoli, dédiée à « l’avenir des relations entre musulmans et chrétiens après la mission du Pape François à Abou Dhabi » se déroulera le Dimanche 6 octobre au Couvent Saint François dans la ville du nord du Liban sous l’égide de l’Union pontificale missionnaire, des Œuvres pontificales missionnaires du Liban et de la Custodie de Terre Sainte. L’événement est organisé en collaboration avec le Conseil Religion et Sécurité, le Dialogue pour la Vie et la Réconciliation et le Réseau durable de responsables religieux du nord du Liban.

A l’initiative interreligieuse, seront présents en tant que partenaires de nombreux autres organismes et ONG tels que la Caritas du Liban, la Chambre de Commerce de Tripoli, l’Agence locale pour le développement économique du Liban septentrional, le Club des entrepreneurs de Tripoli, le Comité pour la jeunesse maronite de l’Archi-éparchie de Tripoli, le Comité patriarcal de la Jeunesse melkite, le Maronite Youth Pastoral Ehden 'gharta, le Middle East Institute for Research and Strategic Studies, le Fly for the Lebanese Youth, la Mousawat Association, et Utopia.

L’agenda des travaux de la journée prévoit un forum interreligieux des jeunes et un forum interreligieux des responsables. Le premier impliquera une délégation de 50 étudiants et jeunes professionnels des communautés sunnite, alaouite et chrétienne de Tripoli et du nord du Liban. Le second verra la participation d’importantes personnalités religieuses chrétiennes et musulmanes, telles que le Grand Mufti de Tripoli et S.Exc. Mgr Joseph Spiteri, Nonce apostolique au Liban.

Dans l’esprit du document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune signé à Abou Dhabi par le Pape François et le cheik Ahmad El Tayyeb, grand imam de l’Université d’al-Azhar, la Journée de la Fraternité humaine de Tripoli entend promouvoir le dialogue et la coopération interreligieuse entre chrétiens et musulmans comme voie permettant de promouvoir la coexistence pacifique et l’harmonie sociale à Tripoli et dans l’ensemble du nord du Liban.

L’événement se tiendra dans le cadre du programme de formation en cours sur la « Mission des Jeunes chrétiens à Tripoli et dans le nord du Liban » accueilli par le Couvent Saint François et promu par l’Union pontificale missionnaire et par les Œuvres pontificales missionnaires du Liban. Le programme de formation fait partie des initiatives organisées par les Œuvres pontificales missionnaires du Liban pour célébrer le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019, proclamé par le Pape François sur le thème « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans le monde ». Le Mois missionnaire extraordinaire culminera lors de la Journée missionnaire mondiale du Dimanche 20 octobre lorsque se tiendra également la cérémonie de clôture du programme de formation.

Pour répondre à l’invitation du Pape François de revitaliser la missio ad gentes et de renouveler la vocation missionnaire chez les chrétiens du monde entier, le programme de formation vise à renforcer l’identité missionnaire, la conscience et les compétences des jeunes participants chrétiens, les préparant à s’engager activement au sein de la société civile, dans la vie communautaire dans un contexte interculturel et interreligieux comme celui de Tripoli. Dans un tel contexte, le programme de formation mettra en évidence le rôle spécifique des chrétiens et leur mission par rapport à d’importantes problématiques locales telles que la question du travail et du chômage, la pauvreté et les œuvres de charité, la protection de l’environnement, les droits des femmes, l’œcuménisme, la construction de la paix et la résolution des conflits. Le dialogue interreligieux et les relations entre chrétiens et musulmans seront également traités à l’occasion de cette I° Journée de la Fraternité humaine de Tripoli. (Agence Fides 03/10/2019)

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25 juin 2019 - L’Eglise catholique grecque melkite s’apprête à dédier un vaste espace de sa programmation pastorale à la diffusion et à l’approfondissement du Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune signé le 4 février dernier à Abou Dhabi par le Pape François et par le grand imam d’al-Azhar, Ahmed al Tayyeb. C’est ce qu’a établi l’Assemblée synodale des Evêques grecs melkites réunie la semaine passée au siège patriarcal d’Ain Traz, au sud-est de Beyrouth, sous la présidence de S.B. Youssef Absi. L’intention est de favoriser l’avènement de nouvelles générations en mesure de reconstruire la coexistence entre les diverses composantes sociales et religieuses dans les pays où et présente l’Eglise grecque melkite, souvent bouleversés par des conflits et des extrémismes sectaires. Le programme prévu par les Evêques melkites – ainsi que l’indique le compte-rendu de l’Assemblée synodale parvenu à Fides – se décline en dispositions concrètes impliquant tant les activités universitaires que celles plus proprement pastorales. Le Document sur la fraternité humaine deviendra objet d’étude dans les écoles du Patriarcat et dans les Instituts théologiques. Le texte sera diffusé de manière capillaire parmi les laïcs et ses contenus seront approfondis dans le cadre de rencontres diocésaines et paroissiales, outre à devenir l’objet d’articles et d’entretiens dans les moyens de communication du Patriarcat, des Diocèses et des Paroisses. Les prêtres seront eux aussi sollicités afin de faire connaitre les contenus et les intentions du Document sur la fraternité humaine au travers de leur prédication ordinaire.

Au cours de l’Assemblée synodale, les Evêques présents – 24 outre le Patriarche – ont également définis les modalités d’application des mesures relatives à la protection des mineurs des abus exposées dans la Lettre apostolique du Pape François intitulée Vos estis lux mundi (7 mai 2019). En outre, a également été lancé le processus visant à constituer un comité préparatoire chargé d’assurer la participation et la contribution de l’Eglise melkite au futur Congrès mondial dédié à la vie liturgique des Eglises orientales prévu à Rome du 18 au 20 février 2022 à l’occasion du 25ème anniversaire de l’Instruction pour l’application des prescriptions liturgiques du Code des Canons des Eglises orientales publiée par la Congrégation pour les Eglises orientales en janvier 1996. (GV) (Agence Fides 24/06/2019)

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Vendredi, 17 Mai 2019 11:28

LIBAN L'hommage choral au cardinal Sfeir

17 mai 2019 - Les obsèques du cardinal Nasrallah Sfeir décédé dimanche dernier, sont célébrées ce jeudi 16 mai à Bkerké. Des milliers de Libanais se sont recueillis sur son corps ces dernières heures. Envoyé du Pape, le cardinal Leonardo Sandri Préfet de la Congrégation pontificale pour les Églises orientales, est impressionné par l’«hommage choral» qui reflète l’amour et le respect de tout un peuple envers le patriarche émérite des maronites.

Le Saint-Siège ainsi que plusieurs États tels que la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Qatar ou la France, ont tenu à rendre hommage au cardinal Nasrallah Sfeir, en envoyant leur représentant aux funérailles du patriarche émérite, dont le portrait souriant est affiché sur de nombreux murs de la capitale libanaise.

 

Mardi, le corps du cardinal défunt a été exposé dans la chapelle intérieure du patriarcat maronite. Par milliers, les Libanais lui ont rendu hommage, «une procession incessante» de riches et de moins riches et pas uniquement de chrétiens qui a saisi le cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pontificale pour les Églises orientales et envoyé du Pape François à Bkerké. «Un hommage choral» qui «reflète l’amour et le respect des autorités civiles, des évêques et des fidèles» pour cet «homme de foi» «discret» mais «ferme» qui accompagna l’Église lors des heures les plus sombres marquées par «le sang, la guerre, les attentats, le terrorisme».

Après la guerre, le Pape Jean-paul II se rendit sur place.; c'est alors qu'il parla du pays comme d'un« message». Et en 1995, un synode fut consacré au pays du Cèdre. «C'est là aussi l’œuvre du cardinal» soucieux, rappelle le cardinal Sandri, du bien de son pays, de sa souveraineté et de tous ses habitants. Le préfet rappelle l’importance qu’accordait le cardinal Sfeir aux dialogue interreligieux.

Ce jeudi, plus de 8 600 chaises ont été installées à l’extérieur du bâtiment patriarcal pour la cérémonie qui débute à 17 heures. Les plus hautes autorités de l’État et les délégations étrangères, les patriarches orientaux y prendront place. Beaucoup de fidèles de toutes confessions sont attendus. Des bus ont été mis à disposition pour les acheminer jusqu’à Bkerké. Ils viendront de tous les coins du Liban, rapporte L’Orient-le-Jour.

Le quotidien libanais explique que la cérémonie religieuse se limitera à la récitation de l’office des morts, sans messe, et à une oraison funèbre prononcée par l’actuel patriarche, le cardinal Béchara Raï. À l’issue des funérailles, le cercueil sera transféré vers le cimetière patriarcal.

Marie Duhamel – Cité du Vatican

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30 avril 2019 - Le processus de légalisation de lieux de culte chrétiens construits par le passé sans les autorisations requises continue à avancer en Egypte, tout comme la concession d’autorisations en vue de la construction de nouvelles églises. Au cours du mois dernier, le comité ad hoc du gouvernement a légalisé après vérification de conformité 111 autres lieux de culte, portant à 984 le nombre total des églises chrétiennes régularisées, restaurées ou construites ex novo en moins de trois ans, à compter de l’approbation de la nouvelle loi sur la construction et la gestion des lieux de culte, le 30 aout 2016.

Les églises soumises à la Commission gouvernementale constituée ad hoc sont surtout celles construites avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la construction et la gestion des lieux de culte. Le travail de la Commission gouvernementale en question consiste à vérifier si des milliers d’églises et lieux de prière chrétiens construits par le passé sans les permis requis respectent les standards établis par la nouvelle loi. La vérification se traduit généralement par la régularisation des lieux de culte, qui sont déclarés conformes aux paramètres définis par les nouvelles dispositions juridiques.

Au cours de ces dernières décennies, de nombreux lieux de culte chrétiens avaient été construits de manière spontanée, en l’absence de l’ensemble des autorisations nécessaires. Aujourd’hui encore, de tels édifices réalisés par les communautés chrétiennes locales sans autorisations légales continuent de temps à autre à être utilisés comme prétexte par des groupes islamistes pour fomenter des violences sectaires à l’encontre des chrétiens.

La loi sur les lieux de culte d’aout 2016 a représenté dans tous les cas un progrès par rapport aux 10 règles introduites en 1934 dans la législation ottomane par le Ministère de l’intérieur, règles qui interdisaient entre autre de construire de nouvelles églises près des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces règles a empêché la construction d’églises dans des villes et des villages habités par des chrétiens, surtout dans les zones rurales de Haute Egypte. (GV) (Agence Fides)

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28 mars 2019 - Une chaine de télévision née pour servir « la gloire de Dieu et la croissance de la Sainte Eglise » : tel est la présentation que fait d’elle-même Suboro TV, chaine de télévision du Patriarcat syro orthodoxe d’Antioche, dont le siège libanais a été inauguré le 25 mars, jour de la Solennité de l’Annonciation. « Suboro » est un mot syriaque indiquant également l’Annonciation et cette Solennité chrétienne est célébrée au Proche-Orient, et surtout au Liban, également par de nombreux musulmans.

L’inauguration du siège de la chaine de télévision a culminé au travers de la bénédiction des studios de la part d’Ignace Ephrem II, Patriarche d’Antioche des syro orthodoxes. A l’inauguration ont participé notamment S.B. Ignace Youssef III Younan, Patriarche d’Antioche des syro catholiques, et Aram I, Catholicos arménien apostolique de la Grande Maison de Cilicie. La cérémonie a compris également une présentation des programmes de la nouvelle chaine.

Le Patriarche Ignace Ephrem II, dans son discours, a souligné que Suboro TV, « voix d’Antioche » aura pour mission de « diffuser la Bonne Nouvelle que le Seigneur Jésus a appelé Ses disciples à porter au monde entier, la Bonne Nouvelle du Salut des hommes » et qu’elle pourra également exprimer « l’authenticité de notre patrimoine spirituel », justement à partir « du siège apostolique institué par Saint Pierre à Antioche ». Suboro TV dédiera un espace particulier aux nouvelles relatives aux activités des Eglises dans le monde entier.

La première proposition de création d’une chaine de télévision liée au Patriarcat syro orthodoxe remonte au Synode de l’Eglise syro-orthodoxe de 2009 et avait été relancée au cours du Synode de 2015. Le Patriarcat syro orthodoxe, tout en prenant acte qu’existent déjà de nombreux réseaux télévisuels syriaques, a voulu inspirer la naissance d’une nouvelle chaine en tant que directement liée à l’Eglise et non reconductible à des visions ou agendas politiques de groupes ou formations syriaques. Le projet initial de Suboro TV prévoit l’ouverture de studios également en Allemagne, la présence de correspondants en Syrie, en Irak, en Turquie et auprès des plus importantes communautés de la diaspora syro-orthodoxe d’Occident. (GV) (Agence Fides 27/03/2019)

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23 février 2019 - La question controversée de la légalisation du mariage civil anime à nouveau le débat public au Liban. Cette fois, la confrontation sur la problématique en question a été rallumée par les récentes déclarations du Ministre de l'Intérieur du nouveau gouvernement, Raya Hassan, qui, ces jours derniers, a indiqué vouloir faire place à la reconnaissance du mariage civil au sein de la législation libanaise, souhaitant un débat approfondi sur la question.

Il est bien connu depuis 2013 que l'actuel Premier Ministre, Saad Hariri, n'est pas enclin à s'opposer nettement à la reconnaissance juridique du mariage civil. « Personnellement – eut-il alors à déclarer – je ne voudrais pas que ma fille ait recours à un mariage civil mais je ne peux m'opposer à ce dernier dans mon rôle de Premier Ministre ».

La proposition du nouveau Ministre de l'Intérieur visant à rouvrir une confrontation sur le mariage civil a reçu l'appui transversal de différents représentants politiques, à commencer par celui du responsable druze Walid Junblatt et de l'ancien Président de la République, Amin Gemayel. Cependant, divers représentants tant religieux que politiques ont d'ores et déjà manifesté leur contrariété face à la perspective de la reconnaissance juridique du mariage civil. La position la plus nettement négative arrive de Dar Al Fatwa, l'instance autorisée de l'islam sunnite libanais, qui a réaffirmé son opposition, déclarant que le mariage civile « contredit de manière radicale » les lois sur le mariage inspirées à la charia. De son coté, le Père Abdo Abu Kassem, responsable du Centre d'information catholique, a réaffirmé que, sur ce point, chrétiens et musulmans libanais sont unis et que l'Eglise catholique ne peut appuyer une législation qui ne reconnaîtrait pas le mariage comme sacrement. Des considérations analogues ont été exprimées au cours d'une homélie par l'Archevêque maronite de Beyrouth, S.Exc. Mgr Boulos Matar. Certains représentants du parti chiites Hezbollah, tels que le parlementaire Ehab Hamadeh, ont, eux aussi, rejeté l'hypothèse d'une légalisation du mariage civil en tant que contraire aux critères juridiques fondés sur la charia. Sur cette même ligne, se situe le Président du Parlement, le chiite Nabih Berri, selon qui il n'existe aucune place pour ouvrir des négociations politiques sur une telle question.

Au Liban, où coexistent 18 confessions religieuses différentes, chaque communauté règle les unions conjugales selon ses propres traditions spécifiques.

Une précédente phase de confrontation sur la question du mariage civil avait eu lieu au Liban entre la fin de 2012 et le début de 2013. Alors, ainsi que l'avait indiqué l'Agence Fides, la discussion publique s'était rallumée lorsqu'un couple de jeunes appartenant à des familles musulmanes chiites avaient signé son contrat de mariage civil devant un avocat et non pas devant une Cour religieuse, le déposant ensuite auprès du Conseil du Ministère de l'Intérieur dans l'attente d'un avis officiel.

Jusqu'ici, les couples libanais désireux de célébrer leur mariage selon un rite civil recourent à l'escamotage de se marier civilement à Chypre pour faire ensuite enregistrer leur union au Liban. Dans ce cadre, le grand mufti Mohammad Rashid Qabbani, plus haute autorité chiite libanaise, avait émis une fatwa visant à sommer tous les hommes politiques et ministres musulmans de s'abstenir de soutenir toute forme d'encadrement légal du mariage civil s'ils ne voulaient pas être considérés comme apostats. Les Evêques maronites, de leur coté, avaient alors réaffirmé, dans un communiqué officiel, que l'éventuelle approbation du mariage civil au Liban aurait comporté nécessairement l'amendement de l'article 9 de la Constitution et que, dans tous les cas, « le mariage constitue l'un des sacrements de l'Eglise et le mariage civil ne peut le remplacer ». (GV) (Agence Fides 21/02/2019)

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