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1 décembre 2019 - « Au sein du Diocèse d’Islamabad, est à nouveau pris en considération le procès canonique visant à déclarer martyr Shahbaz Bhatti. Déjà voici quelques années, sous le gouvernement de S.Exc. Mgr Rufin Anthony, avait débuté la collecte des témoignages visant à ouvrir la phase diocésaine de la cause. La mort prématurée de l’Evêque a causé une attente physiologique. Maintenant, avec le nouvel Evêque, S.Exc. Mgr Joseph Arshad, reprendra le recueil des témoignages. Au Pakistan, les fidèles désirent et espèrent de tout cœur que Shahbaz Bhatti puisse bientôt être reconnu par l’Eglise comme martyr de la foi ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides Paul Bhatti, frère du Ministre catholique assassiné par des terroristes à Islamabad le 2 mars 2011. Paul Bhatti, après avoir recueilli l’héritage de son frère et avoir servi son pays en qualité de Ministre de l’harmonie, est encore actuellement Président du mouvement All Pakistan Minorities Alliance fondé par son frère, guidant également la Fondation Shahbaz, créée pour continuer aujourd’hui dans le monde l’œuvre de l’ancien ministre assassiné.

« J’ai enregistré au sein du Diocèse la plus grande disponibilité à continuer l’action de recueil des témoignages en faveur de Shahbaz. Maintenant, il faudra constituer un comité ad hoc chargé de recueillir et d’ordonner tout le matériel. Des chrétiens et des non chrétiens racontent son dévouement, son engagement apostolique, sa profonde foi, sa charité, la force qu’il avait, don de la grâce de Dieu, pour donner de l’espoir à son prochain ».

Paul Bhatti indique encore : « Nombreux sont ceux qui se souviennent avoir imploré Shahbaz d’aller à l’étranger et de se mettre en sureté alors qu’il était menacé mais mon frère n’a jamais voulu abandonner son peuple, surtout les plus vulnérables. Il n’avait pas d’ambitions personnelles mais seulement un profond désir de bien qui était constamment alimenté et soutenu par la prière et par un rapport avec Dieu enraciné, dont jaillissait son amour pour le prochain, sans aucune distinction. Shahbaz a été une semence de paix, de dialogue, de réconciliation pour le Pakistan. Il a été un authentique témoin de la foi que Dieu a voulu donner à notre terre. Notre espoir et notre engagement se poursuit. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour contribuer au procès qui, si Dieu le veut, pourra porter l’Eglise universelle à reconnaitre le martyre de Shahbaz ». (PA) (Agence Fides 30/11/2019)

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Jeudi, 18 Juillet 2019 10:53

SYRIE La paix toujours aussi lointaine

18 juillet 2019 - La guerre est loin d’être terminée en Syrie ; les combats se concentrent aujourd’hui principalement dans la province d’Idleb, entièrement aux mains des insurgés, rebelles et jihadistes. Ailleurs, il semblerait que la situation sécuritaire se soit améliorée, mais les Syriens doivent encore faire face à un contexte économique désastreux.

La province d’Idleb, vaste zone située dans le nord-ouest de la Syrie, est la dernière du pays à échapper complètement aux forces de Bachar Al-Assad ; elle est aujourd’hui majoritairement contrôlée par des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda. Sa reprise constitue un enjeu majeur pour le régime de Damas qui s’est employé au gré de ses victoires militaires, -à Alep, à Deraa, ou dans la Ghouta-,  à y transférer indistinctement populations civiles, rebelles et jihadistes. L’objectif avoué étant ensuite de mener une ultime offensive sur ce territoire et parachever la reconquête totale.

Depuis plusieurs mois désormais, l’armée syrienne et ses alliés russes s’adonnent ainsi à des frappes aériennes massives sur Idleb, et cela, malgré la présence de plus de 2 millions de civils, pris au piège des combats. Devant un déluge de feu quasi-quotidien, qui n’épargne pas les structures médicales et sanitaires, des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont fui pour gagner les zones contrôlées par les forces gouvernementales. La situation humanitaire, en constante détérioration, a fait réagir, à maintes reprises déjà, les Nations unies ainsi que les ONG opérant sur le terrain. S’étant récemment rendu dans deux villages chrétiens situés sur la ligne de front, Vincent Gelot, chef de projet à l’Œuvre d’Orient pour le Liban, la Syrie et la Jordanie, a pu lui-même constater l’intensification des combats et la fuite éperdue des populations civiles.

Lent et difficile retour à la normale

La situation sécuritaire semble s’être stabilisée dans le reste du pays, nonobstant quelques poches de résistance tenue par les jihadistes de l’État islamique. La disparition du califat auto-proclamé et de son assise territoriale n’a pas signé pour autant la fin de l’idéologie qui l’a porté, et qui d’ailleurs lui préexistait. «Ça va laisser des traces dans les décennies à venir, c’est certain», note pour sa part Vincent Gelot.

Le chef de projet attire en outre l’attention sur le contexte économique calamiteux du pays. Il pointe la très forte dévaluation de la monnaie, les pénuries de fioul et de gaz, la fermeture des industries, l’absence de services publics, la destruction de villes entières, réduites encore aujourd’hui à l’état de ruines et de gravats et vidées de toute présence humaine. «Les Syriens, tout bord confondu, sont à bout de souffle», observe-t-il. Et l’embargo imposé par les occidentaux, dont la France, assombrit encore un peu plus cet inquiétant tableau.

Manuella Affejee- Cité du Vatican

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Vendredi, 05 Juillet 2019 16:36

PAKISTAN Evangélisation porte-à-porte

4 juillet 2019 - « Baptisés et envoyés », en vue du Mois missionnaire extraordinaire. Evangéliser porte-à-porte est l’initiative de la Paroisse Saint Jean de Karachi qui a chargé un groupe d’opérateurs pastoraux de visiter les maisons des paroissiens et de parler de la foi, en particulier avec les baptisés qui, pour diverses raisons, ne fréquentent pas assidument l’Eglise et se trouvent aux marges de la vie ecclésiale. « Très souvent les fidèles sont exhortés à prendre soin des pauvres, à travailler pour la justice et à aimer Dieu mais peu nombreux sont ceux qui prennent au sérieux la mission d’annoncer et de prêcher l’Evangile. Pour diverses raisons, l’engagement des catholiques concernant le partage personnel de la plénitude de l’Evangile semble plutôt réduit » remarque dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides le Père Arthur Charles, Curé de la Paroisse Saint Jean. C’est pourquoi le Curé a eu l’idée d’envoyer les opérateurs pastoraux faire une expérience d’évangélisation porte-à-porte, « une vision et un concept complètement nouveaux au Pakistan » remarque-t-il, et qui seront développés en vue du Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape pour octobre prochain.

Le Père Arthur Charles, enseignant de Théologie, est impliqué dans la formation des futurs prêtres et dispose d’une longue expérience d’action pastorale au sein de l’Archidiocèse de Karachi, ayant également occupé les fonctions de Vicaire général. Depuis plus de 15 ans, il est Directeur du Centre catéchétique de Karachi et de là, il a promu des initiatives et idées pastorales innovantes qui comprennent notamment l’usage des moyens de communication de masse.

En racontant ce dernier projet créatif, le Père Arthur Charles a déclaré : « Nous avons très peu de prêtres et de catéchistes catholiques alors que les pasteurs autoproclamés de communautés protestantes ou évangéliques créent souvent la confusion parmi les fidèles catholiques. Nous avons donc décidé de disposer d’un groupe de jeunes qui offrent leur temps pour la prédication de la Parole de Dieu ».

Le Curé a ainsi choisi 12 hommes provenant de plusieurs parcours de vie, les a préparés dans le cadre d’un parcours de formation spécifique en Théologie, études bibliques, liturgie, sacrements, Théologie pastorale. Dans le cadre d’une solennelle Liturgie du mandat, les 12 hommes ont été envoyés dans le cadre d’une Messe célébrée par S.Em. le Cardinal Joseph Coutts, Archevêque de Karachi, qui a rappelé l’envoi des Apôtres : « Leur mission principale est d’aller de porte en porte, de visiter les familles qui ne fréquentent pas l’Eglise, de réciter les prières, de lire l’Evangile du jour avec elles » explique le Père Charles. « Ces opérateurs pastoraux pourront ensuite devenir catéchistes ou diacres permanents » affirme-t-il.

L’un des douze missionnaires, Ashraf Francis, a raconté son expérience à Fides : « Nous frappons aux portes. Nous nous présentons en disant que nous voulons seulement lire l’Evangile du jour et réciter une prière dans le logement. Les familles sont très contentes et nous remercient ou souvent elles s’ouvrent et racontent leurs souffrances et leurs difficultés ».

« En tant que missionnaires, nous frappons aux portes, nous saluons, nous écoutons, nous lisons l’Evangile, nous récitons une prière et, si cela est possible, nous invitons les personnes à venir à la Messe » a déclaré Emmanuel Francis, un autre des opérateurs pastoraux envoyés. « L’œuvre d’évangélisation requiert une grande patience et une grande confiance dans l’Esprit Saint, qui est l’Auteur de la Mission » rappelle le Père Charles. D’autres Paroisses de Karachi s’informent actuellement dans le but de répliquer l’initiative sur leurs propres territoires. (PA) (Agence Fides 04/07/2019)

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Vendredi, 01 Mars 2019 22:13

PAKISTAN Risques de guerre avec l’Inde

1 mars 2019 - Appel de l’Eglise. « Nous condamnons les attaques terroristes intervenus au Kashmir mais aussi toute réaction armée. Nous demandons à Dieu de changer les cœurs et aux hommes de bloquer tout acte pouvant porter à la guerre. Nous prions pour les victimes et pour la paix entre l’Inde et le Pakistan ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Samson Shukardin OFM, Evêque d’Hyderabad. Après l’attentat du 14 février dernier au Kashmir dans le cadre duquel ont trouvé la mort 42 militaires indiens, les chasseurs-bombardiers indiens ont conduit une mission sur un « camp d’entrainement de militants extrémistes » en territoire pakistanais. Il s’agit de la première opération de ce genre depuis 1971, pendant la guerre ayant fait suite à la sécession du Bengladesh d’avec le Pakistan. Le Ministère des Affaires étrangères indien a annoncé qu’au cours de l’attaque « ont été tués 300 terroristes » du groupe djihadiste sunnite Jaish-e-Mohammed, né en Inde mais dont les bases se trouvent également au Pakistan, lequel avait revendiqué l’attentat terroriste précité.

Craignant une escalade militaire, Mgr Shukardin affirme : « Les deux pays, l’Inde et le Pakistan, doivent se respecter réciproquement et être réalistes, comprendre la réalité et collaborer pour le bien au lieu de se menacer l’un l’autre. Les responsables des deux pays doivent travailler avec une vision accordant la priorité au maintien de la paix », ajoutant par ailleurs : « Nous exhortons les responsables politiques des deux Etats à travailler à la résolution de la crise en cours par le biais de négociations au lieu de s’accuser réciproquement ».

Les responsables indiens accusent le Pakistan d’être impliqué dans l’attaque terroriste du 14 février dernier. Le Premier Ministre pakistanais, Imran Khan, rejette ces accusations, offrant à l’Inde tout son soutien dans le cadre d’une enquête.

Le Père Qaisar Feroz OFM Cap., Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale des Communications sociales, déclare à Fides : « Je pense que les responsables politiques des deux pays doivent faire preuve de bonne volonté politique pour résoudre la question du Kashmir. La guerre ne constitue jamais le bon chemin à parcourir. La paix et la détente politique porteront certainement la prospérité sur les deux côtés de la frontière. Nous devons choisir la voie du dialogue et résoudre les conflits de manière pacifique ». (AG) (Agence Fides 26/02/2019)

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25 janvier 2019 - Les jeunes pakistanais, bloqués sur le territoire national par le Bureau de l’immigration. Le Bureau du Département pour l’Immigration de l’aéroport Allama Iqbal de Lahore a bloqué les jeunes catholiques qui, les 23 et 24 janvier, étaient sur le point de s’embarquer pour participer à la Journée mondiale de la Jeunesse en cours au Panama. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, la délégation catholique pakistanaise a été bloquée et il a été interdit à 14 jeunes, pourtant porteurs de visas en règle, de voyager. Seul un séminariste jésuite, Emmanuel, a pu s’embarquer comme prévu.

Paul Mohan, Coordinateur de la Commission de la Jeunesse du Diocèse d’Hyderabad, relate à Fides la mésaventure et la déception cuisante. « Au matin du 23 janvier, nous avons passé les contrôles de sécurité de l’aéroport et pris les cartes d’embarquement pour nous rendre au Bureau de l’Immigration. Ils nous ont fait attendre pendant plus d’une heure avant de nous nier le permis ». « Il s’est agi d’un fait particulièrement triste pour l’ensemble du groupe Nous avons cherché par tous les moyens une porte de sortie, en dialoguant avec les personnels du Bureau et ceux des compagnies aériennes. Nous avons fait reporter notre billet pour le lendemain, avec un surcout en espérant que tout s’arrange mais le lendemain, le Bureau nous a de nouveau bloqués même si nous disposions tous d’un visa en règle et des lettres d’accompagnement des Evêques ».

Le billet d’avion que les jeunes avaient acheté coute 300.000 roupies pakistanaises soit environ 1.800 €uros. Le Coordinateur du mouvement Jesus Youth de Karachi, Atif Sharif, interrogé par Fides, indique : « Il s’agit d’une discrimination flagrante. Si les critères sont remplis et que la documentation demandée par les Consulats de pays étrangers est en règle et que le visa a été obtenu, un citoyen doit être libre de partir. D’ailleurs, il y a eu un énorme investissement de fait pour un voyage à l’étranger. Aujourd’hui, c’est notre gouvernement qui nous discrimine ».

« Le droit de se déplacer, y compris celui d’accomplir un voyage, constitue un droit fondamental pour tout citoyen. Dans certains cas, le gouvernement peut insérer les noms de certains citoyens dans la liste spéciale de contrôle en sortie en appliquant une restriction visant à en empêcher l’expatriation. Cependant, si ce n’est pas le cas, les départements gouvernementaux ne peuvent pas empêcher à une personne de voyager, si elle dispose de tous les documents en règle » remarque le Père Bonnie Mendes, prêtre de Faisalabad, qui ajoute : « A ce point, est nécessaire une bataille politique et légale afin de protéger ce droit. Il s’agit d’une question que devront affronter la Commission Justice et Paix ou celle pour les droits fondamentaux ».

Ce n’est pas la première fois qu’il est interdit de facto aux chrétiens pakistanais de voyager. En 2018, le gouvernement irlandais avait refusé le visa d’entrée à des chrétiens pakistanais qui entendaient participer à la Rencontre mondiale des familles et en 2011, les autorités espagnoles refusèrent des visas pour la JMJ aux jeunes du Pakistan et du Bengladesh. Cette fois, l’obstacle provient du gouvernement pakistanais. (AG) (Agence Fides 25/01/2019)

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28 juin 2018 - Il est erroné de s’obstiner à interpréter la réalité ethnique et religieuse libanaise selon les catégories de majorité et de minorité. Cet usage a fini par priver certaines composantes de la société libanaise « de leurs droits politiques et de l’accès aux charges publiques ».

C’est ce qu’a reconnu le Président libanais, Michel Aoun, en faisant référence en particulier aux chrétiens libanais qui appartiennent à des Eglises et communautés ecclésiales non maronite. L’invitation à surmonter les concepts de minorité et de majorité et à reconnaître la physionomie plurielle et dans le même temps unitaire de la société libanaise a été exprimée par le Chef de l’Etat à l’occasion de la Divine liturgie célébrée le 22 juin par le Patriarche syro orthodoxe Ignace Ephrem II dans le contexte des événements organisés pour l’inauguration du nouveau siège de son Patriarcat, sis à Atchaneh.

Le Liban – a réaffirmé le Président Aoun dans son intervention – a été, depuis l’aube de son histoire, une terre « de peuples et de groupes religieux fuyant les persécutions à la recherche d’un refuge », un destin qui a souvent concerné des chrétiens appartenant à diverses traditions théologiques et liturgiques. « Les chrétiens d’Orient – a remarqué le Général – ne sont pas des intrus sur cette terre. Au contraire, c’est à partir d’ici qu’a débuté l’Evangélisation du monde entier ». Après des massacres et des persécutions subis par le passé, « aujourd’hui encore, les chrétiens d’Orient continuent à être victimes de violences. Nombre d’entre eux se sont éloignés de leur patrie, une hémorragie humaine qui doit cesser ».

Aux événements liés à l’inauguration du nouveau siège du Patriarcat de l’Eglise syro orthodoxe ont participé une représentation qualifiée de Patriarches et chefs des Eglises d’Orient, dont le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Rai, le Patriarche d’Antioche des grecs melkites, S.B. Youssef Absi, le Patriarche d’Antioche grec orthodoxe Yohanna X Yazigi, le Catholicos arménien apostolique Aram I et le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II. (GV) (Agence Fides 25/06/2018

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29 avril 2018 - Chrétiens en prière pour les victimes de l’intolérance religieuse. Vivre une journée de prière et de deuil pour toutes les victimes de l’intolérance religieuse, de la violence et pour la paix et l’harmonie au Pakistan : c’est dans cet esprit que S.Exc. Mgr Joseph Arshad, Archevêque de Faisalabad, Président de la Conférence épiscopale du Pakistan et de la Commission nationale Justice et Paix, a invité toues les baptisés à observer demain, Dimanche 29 avril 2018, une prière spéciale pour la paix.

« Au cours de ces derniers mois – relève la note envoyée à Fides par l’Archevêque – nous avons assisté à une augmentation alarmante du nombre d’épisodes violents d’intolérance et d’extrémisme dans notre pays. Certains des incidents les plus récents comprennent l’attaque suicide contre la Bethel Memorial Methodist Church de Quetta, le traitement inhumain infligé à Patras et Sajid Masih, l’homicide brutal de Suneel Masih à l’hôpital de Lahore ainsi que les meurtres ciblés de chrétiens à Quetta en moins de deux semaines et l’incident concernant Asma Yaqoob, jeune chrétienne vitriolée après avoir refusé une demande en mariage de la part d’un musulman ».

L’Eglise catholique est « profondément préoccupée par cette nouvelle vague de violence consistant à frapper les minorités à cause de leur foi. Ces attaques contre les minorités sont inacceptables. L’Etat doit sérieusement revoir son plan d’action national afin d’affronter la question de l’extrémisme et du terrorisme dans le pays » indique à Fides Mgr Arshad.

Un communiqué de la Commission Justice et Paix, envoyé à Fides, demande au gouvernement de « prendre immédiatement acte de cette dangereuse tendance émergeante et de mettre en place une commission d’enquête indépendante ». « Il est de la plus haute importance que le gouvernement affronte cette vague d’intolérance présente au sein de la société. La stratégie devrait consister en un mélange d’objectifs à court et à long terme devant être atteints et contrôlés » remarque la Commission.

Cecil Chaudhry, Directeur exécutif de ladite Commission rappelle que le gouvernement fédéral a récemment lancé le Paigham-i-Pakistan, sorte de manifeste contre le terrorisme signé par 1.800 responsables religieux, sociaux et politiques. Dans la déclaration en question, les responsables politiques et religieux demandent « l’unité et une approche unanime pour lutter contre le terrorisme au Pakistan ». « Cette approche – indique Cecil Chaudhry – devrait être appliquée en association avec la décision de juin 2014 par laquelle la Cour Suprême du Pakistan demandait la mise en place de mesures en faveur de la protection et de la promotion des droits des minorités religieuses ».

Le Père Emmanuel Yousaf, Curé de Lahore, invite les institutions et le Ministère chargé des droits fondamentaux, à « élaborer un plan d’action national pour les droits fondamentaux, d’une part pour sauvegarder les droits des minorités et des femmes du pays » et à constituer « une Commission nationale indépendante pour les droits des minorités afin d’affronter et de résoudre les problèmes des minorités ». (PA) (Agence Fides 28/04/2018)

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26 marzo 2018 - Journée nationale du Pakistan. Musulmans et chrétiens unis pour la paix, en prière pour un avenir fait d’harmonie, de réconciliation, de prospérité, de bien-être commun. C’est ainsi que ce célèbre aujourd’hui, 23 mars, la Journée du Pakistan, fête nationale au cours de laquelle l’ensemble de la nation fait mémoire de la Résolution de Lahore, approuvée le 23 mars 1940, qui sanctionnait la future naissance d’une nouvelle nation pour les musulmans d’Inde, le Pakistan. A cette date est également commémorée l’adoption de la première Constitution du pays, approuvée le 23 mars 1956.

Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, la Commission nationale pour le Dialogue interreligieux et l’œcuménisme de la Conférence épiscopale du Pakistan, présidée par le Père Francis Nadeem OFM Cap., a organisé à Lahore une rencontre de réflexion et de prière à laquelle ont participé de nombreux responsables chrétiens et musulmans. Au cours de cette célébration, présidée par l’Archevêque de Lahore, S.Exc. Mgr Sebastian Francis Shaw, tous ont prié et se sont engagés à promouvoir l’harmonie interreligieuse, la paix et le progrès de la nation. Les responsables religieux ont exprimé le souhait que les forces armées l’emportent sur la vague de terrorisme qui ensanglante le pays et ont rendu hommage à tous ceux qui, au sein des institutions, s’efforcent et se dédient à lutter contre l’extrémisme afin d’assurer à la population une vie pacifique et libre de toute violence. Fides a par ailleurs appris que les participants ont exprimé également des prières particulières pour la protection des minorités du pays. « Il est urgent de se faire promoteurs de paix et d’harmonie, non seulement à l’intérieur de nos familles mais aussi dans nos quartiers, nos villes afin que soit respectée la dignité de tous et de prévalent la paix et le bien au sein de notre société. Nous devons être vigilants et demeurer unis contre ceux qui veulent nous séparer » a remarqué Mgr Shaw. Au terme de la rencontre, tous les participants ont récité la prière « Dieu fais de moi un instrument de Ta paix » attribuée à Saint François d’Assise en tenant en main des cierges pour symboliser l’effort commun de réconciliation et d’unité.

La veille, selon ce qu’indique à Fides le Père Nadeem, a eu lieu à Lahore une réunion d’enfants, chrétiens et musulmans, visant à commémorer la Journée nationale du Pakistan. Les enfants ont porté des drapeaux, des posters et des pancartes qu’ils avaient eux-mêmes réalisés, en glorifiant la paix et l’harmonie nationale. Le Père Francis Nadeem a encouragé les enfants en question à « être des artisans de paix non seulement à l’intérieur de leurs familles mais aussi dans les écoles et dans les rues, afin que la paix prévale au sein de la société ». (PA) (Agence Fides 23/03/2018)

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2 mars 2018 - Selon le nouveau rapport « Foi et avenir ». Les manuels, les programmes scolaires et le système d’instruction du Pakistan sont viciés par la promotion de l’intolérance et de la discrimination envers les minorités religieuses. L’Etat, dont la population est à majorité musulmane, a créé un environnement dans lequel les non musulmans sont considérés comme des citoyens de seconde classe, disposant de moins de droits et de privilèges. Leur patriotisme est mis en question et leur contribution à la société ignorée. C’est ce qu’affirme le nouveau rapport intitulé « Foi et avenir : discrimination sur la base de la religion ou du credo dans l’instruction » réalisé et publié par l’ONG d’inspiration chrétienne Christian Solidarity Worldwide (CSW). Le rapport analyse les violations du droit et de la liberté de religion dans des contextes éducatifs de cinq pays : la Birmanie, l’Iran, le Mexique, le Nigeria et le Pakistan.

Au Pakistan en particulier – affirme le texte transmis à l’Agence Fides – les manuels scolaires sont écrits « afin de créer une image monolithique du pays en tant qu’Etat islamique et de ses citoyens comme de musulmans », excluant de facto les non musulmans de l’identité nationale et se refusant de « reconnaître et de célébrer la diversité religieuse et ethniques du Pakistan ». Le rapport rappelle qu’au cours des années 1980, le dictateur de l’époque, le Général Zia-ul-Haq, avait lancé un processus d’islamisation de la nation, donnant à l’instruction une orientation idéologique et faisant en sorte que l’idéologie islamique imprègne la pensée des nouvelles générations. Le texte explique que le tout avait été entrepris afin de remodeler la société suivant les principes islamiques. Les effets de cette opération « se ressentent encore partout au sein de la société, en particulier dans le domaine éducatif » peut-on lire dans le rapport de CSW.

Sikhs, hindous, chrétiens, ahmadis et autres minorités religieuses souffrent de graves violations de la liberté religieuse dans ce contexte. Par exemple, les programmes scolaires sont remplis de contenus et de termes péjoratifs envers les minorités religieuses ; des attitudes discriminatoires et des tentatives de conversion à l’islam sont pratiquées envers les enseignants et les élèves non musulmans ; les élèves appartenant aux minorités – dénonce le rapport – sont habituellement soumis à des abus physiques et psychologiques, y compris des mauvais traitements.

Le Directeur de la Commission épiscopale Justice et Paix du Pakistan, Cecil Chaudhry, commentant le cadre institutionnel de la situation, a déclaré : « Cette intolérance menace l’ensemble du tissus social de notre nation. Il est urgent d’affronter sérieusement la situation du système éducatif discriminatoire en vigueur au Pakistan ».

Le droit à l’instruction est reconnu au Pakistan par la Constitution de 1973. Plus de 6,5 millions d’enfants ne sont actuellement pas inscrits dans le primaire et 2,7 millions d’autres dans le secondaire. Le taux d’abandon est élevé et le plan d’action national développé en 2013 n’est pas parvenu à améliorer les données globales. Selon l’UNESCO, l’instruction au Pakistan est souvent de qualité extrêmement basse et il est nécessaire d’augmenter les investissements publics en la matière. Pour l’heure, le budget de l’instruction pakistanais représente 2,8% du PIB. Le thème de l’instruction et de la réforme du système éducatif constitue l’un des thèmes affrontés dans le cadre de la campagne électorale en cours en vue des élections législatives de juillet prochain. (PA) (Agence Fides 02/03/2018)

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18 décembre 2017 - La violence terroriste, gratuite et destructive n’est pas la seule à frapper les minorités religieuses au Pakistan. L’attaque contre l’église méthodiste de Quetta reporte sous les projecteurs la condition difficile des minorités religieuses au Pakistan, surtout de chrétiens et d’hindous, qui constituent respectivement 2 et 1% - soit 4 et 2,2 millions de personnes – sur une population totale de quelques 200 millions d’habitants.
Pour analyser les conditions et les perspectives des minorités religieuses, des responsables chrétiens, hindous, sikhs, musulmans et bahaï se sont réunis ces jours derniers à Karachi dans le cadre d’une conférence organisée par la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale catholique du Pakistan, qui œuvre depuis 1985 pour les droits des minorités religieuses dans le pays (…).

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