joomla templates

Displaying items by tag: Siria

4 décembre 2019 - Des troupes des Nations Unies sont déployées au Soudan du Sud pour lutter contre les violences communautaires. 75 casques bleus ont été envoyés mardi 3 décembre dans le centre du pays, où des affrontements entre communautés auraient fait près de 80 morts et une centaine de blessés.

Dans le centre du pays s’affrontent les communautés Gak et Manuer. Selon les autorités sud-soudanaises, le motif des attaques et des représailles n’est pas clair, mais dans la région les conflits entre les communautés, et notamment entre des éleveurs nomades et agriculteurs sédentaires sont légions. Des luttes pour l’accès aux terres, accrus cet automne par des inondations, les crues saisonnières ont été inhabituellement fortes. Entre 600 000 et 800 000 personnes ont été déplacées, selon Médecins sans frontières. 

Des conditions météorologiques qui rendent d’ailleurs difficile le déploiement des troupes. À cause des pluies diluviennes, les routes étaient impraticables et les soldats de la Minuss, la mission des Nations unies au Soudan du Sud, les routes étaient impraticables et les militaires ont dû arriver en hélicoptères.

Un pays au bord de l'abîme

Des affrontements qui remettent en cause l’accord de paix signé il y a tout juste un an entre les deux communautés Gak et Manuer et qui ravivent le spectre de la guerre civile, toujours sous-jacente dans le pays. Au niveau national, les deux frères ennemis du Soudan du Sud, Salva Kiir et Riek Machar ont signé un accord sur le partage du pouvoir en novembre 2018. Mais le processus de paix tarde à être appliqué. Le président et son principal adversaire se sont donnés 100 jours, le 12 novembre dernier, pour mettre en place un gouvernement d’union. 

En avril 2019, le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar participaient à une retraite spirituelle pour la paix, organisée par le Saint-Siège. Le Pape François avait alors eu un geste fort : baiser les pieds des deux belligérants. Dimanche 10 novembre, à l’issue de la prière de l’Angélus, François a fait part une nouvelle fois de son envie de se rendre au Soudan du Sud l’année prochaine, rappelant son «affection particulière» pour ce pays déchiré par une guerre civile après des années de conflit pour l’indépendance.

Marine Henriot - Cité du Vatican

Published in Nouvelles

17 octobre 2019 - Le Conseil des églises du Proche-Orient exprime sa douleur et son appréhension pour les victimes des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre s’étant vérifiée récemment en Irak ainsi que suite à l’offensive militaire conduite par la Turquie dans le nord-est de la Syrie qui pourrait avoir « de graves répercussions sur l’intégrité territoriale » de ce pays et aggraver les conditions d’urgence humanitaire représentées par les millions de réfugiés et d’évacués présents dans l’ensemble de la région. Dans un communiqué diffusé par les organes officiels du Conseil des églises du Proche-Orient, les responsables de l’organisme œcuménique invoquent dans la prière « la fin de toute forme de violence et que soit garantie la protection de la dignité humaine de tous, réaffirmant dans le même temps le droit des peuples à l’autodétermination, de manière cohérente avec l’arabité et les valeurs d’amour, de justice, de droits fondamentaux et de responsabilité commune dans la construction de la paix ».

Le communiqué du Conseil des églises du Proche-Orient s’achève par un appel aux consciences de tous afin que les parties impliquées bloquent « le cycle de la guerre et de la violence dans la région bénie de l’Orient ».

Le Conseil des églises du Proche-Orient, fondé à Nicosie en 1974 et ayant actuellement son siège à Beyrouth, a pour but de faciliter la convergence des communautés chrétiennes du Proche-Orient sur des thèmes d’intérêt commun et de favoriser le dépassement de contrastes de matrice confessionnelle.

Le Pr. Souraya Bechealany, chrétienne maronite et enseignante de Théologie près l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, a été élue Secrétaire général du Conseil des églises du Proche-Orient en janvier 2018 et a entrepris, avec ses collaborateurs, un processus de restructuration des départements de l’organisme œcuménique. (GV) (Agence Fides 16/10/2019)

Published in Nouvelles

6 octobre 2019 - Le Cameroun est confronté depuis 2016 à une crise avec les régions anglophones qui a dégénéré en conflit armé. Le Grand dialogue national convoqué par le président Paul Biya avait pour but de mettre fin aux hostilités. L’Église catholique y a participé et est satisfaite par l’issue des travaux qui proposent une plus grande décentralisation.

Pressé par la communauté internationale de trouver une issue au conflit qui touche l’ouest du Cameroun, le président Paul Biya, au pouvoir depuis trente-sept ans, a convoqué un Grand dialogue national qui s’est achevé ce vendredi. Dans leurs conclusions, les participants ont recommandé une mesure principale : mettre en place une plus grande décentralisation pour garantir davantage d’autonomie pour les régions anglophones dont certains habitants revendiquent l’indépendance.

L’Église catholique camerounaise a participé à la réflexion générale, confirmant son engagement sur ce dossier depuis plusieurs années. Son représentant, Mgr Abraham Kome, évêque de Bafang et président de la conférence épiscopale nationale du Cameroun est globalement satisfait de la tenue des discussions et des conclusions qui en ont été tirées.

«Nous avons été très sensibles au fait que le Saint-Père a fait de ce dialogue une préoccupation spirituelle», déclare-t-il. «En en parlant, c’est devenu quelque chose d’international», estime-t-il, ne doutant pas du «soutien de tous les catholiques, de tous les hommes de bonne volonté». «La sérénité qui a traversé de bout en bout ce dialogue vient aussi de cette communion avec l’Église universelle», conclut-il. 

Radio Vaticana

 

Published in Nouvelles

22 juillet 2019 - Lettre du Pape à Bachar Al-Assad : plaidoyer pour la population, les prisonniers politiques, le dialogue. Dans sa lettre au président syrien Bachar Al-Assad, le pape François s’inquiète pour la population désarmée dans la région d’Idlib, et plaide pour le retour des réfugiés et la libération des prisonniers politiques. Il appelle aussi à la reprise du dialogue pour une solution politique, explique le cardinal Pietro Parolin ce 22 juillet 2019.

Dans un entretien aux médias du Vatican réalisé par le directeur éditorial du Dicastère pour la communication Andrea Tornielli, le secrétaire d’Etat explique que cette lettre s’enracine dans « la préoccupation du pape François et du Saint-Siège pour la situation d’urgence humanitaire en Syrie, en particulier dans la province d’Idlib », où les bombardements aériens se poursuivent contre les rebelles.

Plus de 3 millions de personnes, dont 1.3 millions de déplacés internes, vivent dans cette région qui était déclarée démilitarisée l’année dernière. La récente offensive militaire s’est ajoutée aux conditions de vie extrêmes des camps : « La guerre continue malheureusement, déplore le cardinal Parolin, elle ne s’est pas arrêtée, les bombardements continuent, plusieurs structures de santé ont été détruites dans cette zone, tandis que beaucoup ont dû interrompre leur activité partiellement ou en totalité. »

« Le pape suit avec appréhension et avec grande douleur le sort dramatique des populations civiles, surtout des enfants qui sont impliqués dans les combats sanglants », relate le « numéro 2 » du Vatican. Dans cette lettre, il « renouvelle son appel afin que la vie des civils soit protégée et que les principales infrastructures soient préservées, comme les écoles, les hôpitaux et les structures de santé ».

« Vraiment ce qui est en train d’arriver est inhumain et ne peut pas être accepté », insiste le secrétaire d’Etat. Le pape « demande au président de faire tout son possible pour arrêter cette catastrophe humanitaire, pour la protection de la population sans défense, en particulier des plus faibles, dans le respect du Droit humanitaire international. »

Pour la réconciliation

Le pape utilise trois fois le mot ‘réconciliation’, indique le cardinal Parolin : « c’est son objectif, pour le bien de ce pays et de sa population sans défense ». Ainsi il encourage le président Bachar Al-Assad à poser « des gestes significatifs dans ce processus de réconciliation plus que jamais urgent : il cite par exemple les conditions pour un retour en sécurité des exilés et des déplacés internes et pour tous ceux qui veulent revenir dans leur pays après avoir été contraints de l’abandonner ».

Le pape demande aussi la libération des détenus et l’accès des familles aux informations sur leurs proches. La situation des prisonniers politiques lui « tient à coeur », confie le secrétaire d’Etat : en mars 2018, l’Independent International Commission of Inquiry on the Syrian Arab Republic a publié un rapport à ce sujet, parlant de dizaines de milliers de personnes détenues arbitrairement. Des prisonniers non officiels, détenus dans des lieux inconnus, subiraient des tortures sans assistance légale ni contact avec leurs familles. Nombreux parmi eux meurent en prison, ou sont sommairement exécutés.

Pour le pape et le Saint-Siège, il s’agit de chercher « une solution politique praticable pour mettre fin au conflit, en dépassant les intérêts de partis » : « cela doit être fait avec les instruments de la diplomatie, du dialogue, de la négociation, avec l’assistance de la communauté internationale », car « la guerre appelle la guerre et que la violence appelle la violence », comme le pape le répète dans cette lettre.

Le cardinal Parolin exprime aussi la préoccupation du Saint-Siège pour le blocage des négociations de Genève : « Dans la lettre envoyée au président Assad, le pape l’encourage à montrer de la bonne volonté et à s’employer pour chercher des solutions praticables en mettant fin à un conflit qui dure depuis trop longtemps et qui a provoqué la perte d’un grand nombre de vies innocentes. »

La lettre du pape, datée du 28 juin 2019, a été remise au chef d’Etat par le cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral, à Damas.

Zenit

Published in Nouvelles

Nuit des Témoins: le parcours de la religieuse syrienne Mona Aldhem

La semaine de la Nuit des Témoins de l’AED se clôt ce vendredi 29 mars. Parmi les grands témoins de cette année, sœur Mona Aldhem, une religieuse syrienne qui aide ses concitoyens à se reconstruire.

Comme tous les ans l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse, organise dans plusieurs villes de France la Nuit des Témoins, de Strasbourg à la Rochelle en passant par Nice. La Nuit des Témoins se clôt ce 29 mars à Paris en la cathédrale de Notre-Dame, la veillée sera présidée par Mgr Michel Aupetit.

L’AED invite des grands témoins pour honorer les martyrs de la foi, prêtres, religieuses, religieux et laïcs engagés ayant perdu la vie ces derniers mois par fidélité au Christ.

Trois témoins cette année pour partager les réalités de leurs pays: Mgr Théodore Mascaranhas, secrétaire général de la Conférence épiscopale indienne, qui fait face à l’inquiétant essor du nationalisme hindou, Mgr Fridolin Ambongo, nouvel archevêque de Kinshasa, qui souhaite établir la paix dans un pays où l’État peine à prendre la main sur son territoire, et sœur Mona Aldhem, religieuse syrienne des Soeurs de la Charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret.

Dans la banlieue de Damas puis dans le sud-ouest syrien, sœur Mona a fui les combats et aide les Syriens à se reconstruire.

Marine Henriot - Cité du Vatican

Ecoutez le parcours de soeur Mona Aldhem

Da le site de l'AED

Published in Evénements

29 janvier 2019 – Annonce du Nonce apostolique en Syrie à propos de l’entité de la population chrétienne sur place. Après le conflit qui a déchiré la Syrie pendant 7 ans, la composante chrétienne de la population syrienne est probablement arrivée à ne peser que 2% du total et la présence chrétienne au Proche-Orient court le risque de disparaitre non pas tant à cause de la destruction des églises mais parce que les hommes émigrent à l’étranger alors que les familles comprenant un conjoint chrétien et un musulman suivront la religion islamique. C’est ainsi que S.Em. le Cardinal Mario Zenari, Nonce apostolique en Syrie, a synthétisé la situation actuelle que connaissent les communautés chrétiennes présentes en Syrie depuis la première prédication apostolique selon ce que réfère le site Internet de l’Ambassade de Hongrie près le Saint-Siège dans le cadre d’un bref compte-rendu de la visite effectuée ces jours derniers par le Nonce apostolique en Hongrie.

Les considérations portant sur la condition actuelle des communautés chrétiennes en Syrie ont été exprimées par le Cardinal Zenari dans le cadre d’un congrès organisé à l’Université catholique Péter Pázmány (PPKE) de Budapest, en collaboration avec le Secrétariat pour l’Aide aux chrétiens persécutés et le programme Hungary Helps du gouvernement hongrois. Le Cardinal, évoquant l’exode des chrétiens, a indiqué qu’après la II° guerre mondiale, ils constituaient encore 25% de la population syrienne, pourcentage qui s’était abaissé à 6% avant le conflit. Parmi les causes de cette diminution, le Nonce apostolique a évoqué également le faible taux de natalité des familles chrétiennes.

A l’événement organisé par l’Université, ont également pris part Tristan Azbej, Secrétaire d’Etat pour l’Aide aux chrétiens persécutés, et Balázs Orbán, Secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil hongrois.

Dans son intervention, Tristan Azbej a affirmé que « il existe différentes réponses de par le monde face au grave défi de notre époque : la crise économique, humanitaire et celle des migrations et nous estimons que les solutions choisies par les gouvernements occidentaux ne sont pas satisfaisantes. Eux – a ajouté le Secrétaire d’Etat pour l’Aide aux chrétiens persécutés – ont choisi d’appuyer les migrations, en invitant les personnes à quitter leur terre d’origine alors que la Hongrie soutient, au contraire, qu’il est de l’intérêt primordial de toute personne de pouvoir demeurer dans sa propre patrie ».

La visite du Cardinal Zenari en Hongrie a eu comme principale motivation le lancement officiel de l’intervention de soutien offert par le gouvernement hongrois en faveur du programme « hôpitaux ouverts » visant à financer les soins médicaux de quelques 4.500 patients dans des structures sanitaires syriennes en un an. Le 22 janvier, le Premier Ministre hongrois en personne, Viktor Orbán, a remis au Cardinal le document officiel de concession de la contribution hongroise s’élevant à 1,5 M€ au programme « hôpitaux ouverts » géré par la Fondation italienne AVSI. (Agence Fides 28/01/2019)

Published in Nouvelles

20 décembre 2018 - Commentaire positif du Vicaire apostolique d’Alep à la décision américaine de retrait de sa présence armée. « Nous sommes toujours contents lorsque des forces et des groupes armés étrangers se retirent, abandonnent le terrain et laissent aux syriens la responsabilité et la liberté d’affronter et de résoudre leurs propres problèmes ». C’est en ces termes que S.Exc. Mgr Georges Abou Khazen OFM, Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, commente la décision du Président américain, Donald J. Trump de lancer – malgré les résistances du Département de la Défense – le retrait des forces militaires américaines présentes en Syrie.

L’Evêque franciscain fait remarquer que « dans tous les cas il existe des inconnues : qu’en sera-t-il maintenant des kurdes ? Quelles seront les prétentions de la Turquie vis-à-vis d’eux ? Les Etats-Unis – remarque le Vicaire apostolique d’Alep dans un entretien accordé à l’Agence Fides – abandonnent maintenant les kurdes après s’en être servis. Nous ne savons pas ce que ce choix pourra comporter pour eux ».

Entre temps, la Russie, la Turquie et l’Iran visent à fournir un appui et une couverture internationale à la création d’un Comité constitutionnel chargé de donner à la Syrie une nouvelle Constitution et de lancer sous l’égide de l’ONU une réforme institutionnelle qui stabilise la fin du conflit et implique des groupes d’opposition au sein des processus politiques. La première session du Comité en question pourrait avoir lieu au début de l’an prochain, selon les vœux exprimés par les Ministres des Affaires étrangères turc, russe et iranien lors de leur réunion du 18 décembre à Genève – malgré les réserves de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, démissionnaire – concernant la possibilité de faire partir à court terme un processus constitutionnel véritablement inclusif. « Y compris en ce qui concerne l’hypothèse du Comité pour la nouvelle Constitution – remarque le Vicaire apostolique d’Alep – les positions et les intentions des Etats-Unis n’étaient pas claires. On ne parvenait pas à comprendre si et de quelle manière les Etats-Unis auraient été disposés à appuyer le processus de reconstruction nationale. Le retrait des troupes américaines de Syrie pourrait clarifier la situation y compris à ce niveau ».

Le Président américain, Donald J. Trump, a signé le 11 décembre dernier l’Iraq and Syria Genocide Relief and Accountability Act of 2018, loi qualifiant de génocide la série de crimes perpétrée au cours de ces dernières années par des groupes djihadistes à l’encontre de chrétiens et yézidis en Irak et en Syrie, engageant l’Administration américaine à fournir assistance humanitaire aux groupes de victimes des violences et à poursuivre les responsables et les exécutants de ces crimes. La norme en question permet de faire partir l’assistance financière américaine en direction de projets humanitaires, de stabilisation et de reconstruction destinés aux minorités religieuses en Irak et en Syrie et a été accueillie avec enthousiasme par des représentants des Eglises au Proche-Orient. A ce propos, le Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin exprime des considérations différentes : « L’Irak et la Syrie – indique-t-il dans l’entretien précité – constituent des pays qui pourraient être riches. Nous n’avons pas besoin des ressources financières d’autrui. Nous avons besoin de la paix. Aux autres, nous demandons de ne pas fomenter les guerres. Avec la paix, la condition, y compris économique, de l’ensemble de la population, chrétiens compris, pourra s’améliorer. C’est pourquoi nous prions afin que ce Noël apporte la paix à toute la Syrie, comme il l’a porté voici deux ans à la ville d’Alep ». (GV) (Agence Fides 20/12/2018)

Published in Nouvelles

29 octobre 2018 - Prise de position du Patriarche d’Antioche des Maronites en faveur d’un gouvernement d’unité nationale ouvert à toutes les forces politiques. Un éventuel gouvernement libanais « d’unité nationale » doit nécessairement « regrouper toutes les forces politiques » libanaises et ne pas se limiter à distribuer les ministères entre les forces ayant remporté les élections. C’est ce qu’a souligné le Dimanche 29 octobre le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, interpellé par les moyens de communication libanais à son retour d’un voyage pastoral au Canada, à propos de la formation – désormais considérée comme imminente – d’un nouvel exécutif libanais, conduit par le Premier Ministre désigné, Saad Hariri. Le nouveau gouvernement, selon des indiscrétions et des analyses reprises par les moyens de communication libanais, devrait disposer de l’appui de toutes les formations politiques les plus consistantes, y compris le parti chiite Hezbollah même s’il semble encore incertain que soit impliqué dans l’exécutif les Forces libanaises de Samir Geagea.

Le Cardinal, répondant aux journalistes qui l’attendaient à l’aéroport de Beyrouth, a insisté sur le fait qu’un gouvernement d’unité nationale, pour être tel, doit disposer d’un large consensus parlementaire, qui dépasse la logique des axes privilégiés entre forces politiques les plus importantes en termes de poids. « Que faisons-nous – a souligné notamment le Patriarche – avec 51% de la population qui n’a pas participé aux élections ou avec les personnes qui n’en font pas partie ? Ceux-ci représentent la moitié de la population libanaise. N’ont-ils pas le droit de participer au gouvernement= ? ». Selon le Patriarche d’Antioche des Maronites, un gouvernement d’unité nationale peut prendre forme seulement si toutes les forces politiques du Liban l’appuient » dans la mesure où « le pays a besoin de l’aide de tous ses enfants ».

Les sanctions américaines décidées par l’Administration américaine à l’encontre du Hezbollah ont interféré partiellement sur les négociations en cours la semaine passée en vue de la formation du nouveau gouvernement libanais. Les sanctions en question ne frappent pas seulement les affiliés au parti chiite pro-iranien mais également tout autre sujet impliqué dans des rapports de coopération avec Hezbollah. Par suite, les ministères libanais confiés à des représentants de ce parti pourraient potentiellement être visés par les sanctions américaines.

Les élections législatives libanaises ont eu lieu le 6 mai dernier et elles avaient vu une significative affirmation du Hezbollah et du Mouvement patriotique libre, fondé par le Président libanais, le Général Michel Aoun. Le mandat en vue de la formation du gouvernement avait été donné par le Chef de l’Etat à Saad Hariri – responsable du parti sunnite Avenir – dès le 24 mai mais, jusqu’ici, les négociations visant à composer les intérêts et les prétentions divergentes des diverses forces politiques n’étaient pas parvenues à donner vie à un exécutif apte à affronter les graves urgences nationales libanaises au nom du bien commun. (GV) (Agence Fides 29/10/2018)

Published in Nouvelles

3 juillet 2018 - Le du Patriarcat syro orthodoxe d’Antioche a officiellement démenti les rumeurs et reconstructions journalistiques qui prévoyaient un imminent transfert du siège patriarcal de Damas à Atchaneh, au Liban. Le du Patriarcat syro orthodoxe – a indiqué le bureau des communications de ce dernier – restera en Syrie malgré les nombreux facteurs qui, au cours des sept années de conflit, induisaient à transférer le siège patriarcal dans d’autres pays.

Les indiscrétions concernant un possible transfert au Liban du Patriarcat syro orthodoxe ont notamment été alimentées par la récente inauguration d’un siège détaché de ce même Patriarcat à Atchaneh. Le siège du Patriarcat syro orthodoxe d’Antioche a toujours été situé dans la capitale de la Syrie, d’abord à Antioche – actuellement en territoire turc – puis à Damas. Une antenne du Patriarcat syro orthodoxe – font remarquer les responsables de la communication patriarcale – a été ouverte au Liban dès les années 1970 dans le but d’assurer principalement le service pastoral aux syro orthodoxes présents dans ce pays. Le Liban représente une partie inséparable des territoires d’enracinement historique des communautés syro orthodoxe. L’inauguration d’un nouveau centre patriarcal syro orthodoxe au Liban – remarquent les sources du Patriarcat – représente selon le Patriarche syro orthodoxe Ignace Ephrem II « une réponse à tous ceux qui ont œuvré pour affaiblir la présence chrétienne au Proche-Orient ». Entre temps, l’initiative prise par l’Eglise syro orthodoxe visant à instituer une Université privée – la Akhtal Private International University, à Qamishli, dans la province syrienne d’Hassaké, au nord-est du pays, avec une antenne dans le village de Maarat Saidnaya, où se trouver le Monastère Saint Ephrem, siège du Patriarcat syro orthodoxe, confirme indirectement qu’il n’existe aucun projet visant à transférer le siège principal du Patriarcat syro orthodoxe hors des frontières syriennes. (GV) (Agence Fides 02/07/2018)

Published in Nouvelles

12 avril 2018 - « A Mar Musa, la situation est tranquille ainsi que dans la vallée des chrétiens où je suis né et j’ai grandi. Certes, la situation d’ensemble du pays est encore précaire ». Le Frère Jihad Youssef est un moine de Mar Musa, la communauté monastique catholique de rite syriaque refondée par le Père Paolo Dall’Oglio SI, enlevé en 2013 et dont on est sans nouvelle depuis lors, communauté sise dans les environs de la ville d’al-Nabk, à quelques 80 Km au nord de Damas.


En partageant avec l’Agence Fides ses impressions après Pâques, le moine affirme : « On combat encore dans certaines zones. Là, les affrontements sont féroces. Les victimes sont nombreuses, la majeure partie étant composée de civils innocents. La situation est dramatique mais même dans les zones pacifiées ou qui n’ont jamais été intéressées par les affrontements, la situation sociale n’est pas florissante ». Le travail fait défaut, les prix sont très élevés. Les familles ont du mal de s’en sortir. « De nombreuses familles sont en difficulté » continue le religieux. « Face à une situation d’incertitude, nombre sont ceux qui projettent d’émigrer à l’étranger, en Europe, en Amérique du Nord ou en Australie. Cela est compréhensible, même si je pense que nombreux sont trompés par de fausses représentations de l’Occident. Emigrer n’est pas facile et, même si l’on réussit à expatrier, la vie à l’étranger n’est pas simple ».
Au cours de ces dernières années, le monastère de Mar Musa n’a pas été affecté par les combats. Les activités avaient cependant diminué jusqu’à cesser même si les moines ne l’ont jamais quitté. Depuis près de deux ans, lentement, la vie revient dans l’antique structure. Actuellement y résident trois moines de la communauté et deux religieux hôtes. « Les flux de visiteurs ne sont pas revenus aux niveaux qui étaient les leurs avant la guerre – poursuit le religieux – mais surtout le vendredi, de nombreuses personnes, en majorité de foi islamique, viennent visiter le monastère. Petits et grands groupes viennent pour y prier, y méditer, prendre une pause dans un lieu inspirant la réflexion et la contemplation ».
Les moines et les moniales, de leur côté, ont repris les activités traditionnelles. Ils prient et se dédient également aux travaux manuels : agriculture, élevage, maintenance de la structure. « Les moines – conclut le religieux – ont d’excellentes relations tant avec la communauté chrétienne de la ville d’al-Nabk qu’avec l’homme de la rue. Ils travaillent ensemble à certains projets, en particulier avec l’hôpital local pour contribuer à lui fournir des appareillages médicaux et sanitaires plus modernes. Par ailleurs, est menée une action humanitaire de soutien en faveur des pauvres, et en particulier des chrétiens d’al-Nabk et des évacués de Qaryatayn ». « Notre zone est pour l’heure tranquille mais l’avenir est encore complètement à construire. Nous savons comment la Syrie était avant la guerre mais nous ne savons pas encore comment elle sera après » conclut le moine. (EC) (Agence Fides 12/04/2018)

Published in Nouvelles
  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  5 
  •  6 
  •  7 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »
Page 1 sur 7
Partout | dans le monde

passpartDécouvrez la revue des Sœurs de la Charité de sainte Jeanne-Antide Thouret : une fenêtre sur la Congrégation, l’Eglise, le monde.

Si vous désirez connaître la revue et recevoir un numéro en hommage, vous pouvez envoyer votre demande à cette adresse e-mail :
m.jacqueline@suoredellacarita.org

www.partoutdanslemonde.it

Publications

filo1

Cette rubrique présente les livres principaux qui regardent l'histoire de la Congrégation, la vie de Sainte Jeanne Antide et les Saintes. Et Cahiers spirituels, DVDs, ...libri



leggi

Renseignements utiles
 Links
filo3
 Contacts
filo3
 Aire Réservée
filo3
 Recherche et aire réservée
filo3
 Inscription au Newsletter
filo3
Suivre la Direct
filo3