Parmi eux, des cardinaux, des évêques, des leaders ecclésiastiques, pour « trouver des convergences dans la recherche du bien commun ».
Samedi 15 novembre 2025, des milliers de personnes ont parcouru les rues de Belém, siège de la COP30, à l’occasion de la Marche des peuples, marchant pour crier au monde la nécessité d’une conversion, d’un changement à tous les niveaux.
Une marche qui est l’expression de ceux qui « ne sont pas d’accord avec ce qui se passe au sein de la COP, car, bien qu’ils se trouvent au Brésil, de nombreux peuples se sont sentis exclus, non participants à leur propre écosystème, qui est l’Amazonie », a dénoncé l’une des plus importantes leaders autochtones au niveau mondial, la vice-présidente de la Conférence ecclésiale de l’Amazonie, membre du peuple Kichwa de Sarayaku (Équateur), Patricia Gualinga.
Le fait que la COP30 se tienne en Amazonie revêt une grande importance pour l’Église catholique, car « il y a six ans, le pape François a convoqué l’Amazonie à Rome, et aujourd’hui, les Nations unies convoquent le monde en Amazonie. Un retour qui relie les peuples du monde pour prendre soin de quelque chose qui est fondamental pour l’équilibre systémique et climatique de la planète », selon frère João Gutemberg, secrétaire exécutif du Réseau ecclésial panamazonien (Repam).

Les Églises du Sud du monde, qui estiment que ce qui est discuté à la COP « concerne toute l’humanité, en particulier les pauvres et les personnes vulnérables », selon le cardinal Felipe Neri Ferrão, archevêque de Goa et président de la Fédération des conférences épiscopales d’Asie.
Participer à la COP30 et à la Marche des peuples « est une occasion de nous unir à d’autres défenseurs de l’environnement », selon le cardinal Pablo Virgilio David, évêque de Kalookan (Philippines). Il a souligné que « nous sommes entourés de personnes qui ont vraiment à cœur l’intégrité de la création », ajoutant : « Les gens ici peuvent avoir différentes raisons de défendre l’environnement, de se joindre à la communauté, mais l’important est que nous trouvions ensemble nos points de convergence, qui sont notre souci du bien commun ».
Source : AgenSir








