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Mardi, 15 Octobre 2019 12:14

TCHAD Mois missionnaire extraordinaire

15 octobre 2019 - Prise de position de l’Evêque de Goré. « En décrétant ce mois missionnaire extraordinaire, le pape veut donner l’occasion à chacun de nous de prendre conscience que notre foi en Jésus-Christ manifestée dans le baptême est d’abord un don de Dieu pour lequel nous devons chaque jour rendre grâce à Dieu » a affirmé S.Exc. Mgr Martin Waingue Bani, Evêque de Goré, dans le sud du Tchad, dans le cadre de l’homélie du Dimanche 6 octobre, Dimanche qui a vu la célébration de l’ouverture du Mois missionnaire extraordinaire.

« Personne d’entre nous n’est arrivé à la foi tout seul ou par ses propres efforts pour ainsi dire » a souligné Mgr Waingue Bani. « La foi nait de l’écoute de la Parole de Dieu et cette parole ne peut être écoutée s’il n’y a pas quelqu’un pour l’annoncer. Chacun de nous a eu dans sa vie, soit une maman, un papa, un catéchiste, un prêtre, une religieuse, bref un témoin de l’Evangile qui l’a conduit à la connaissance de Jésus ». Dès lors, ce mois missionnaire doit être aussi pour nous l’occasion de nous souvenir de tous ceux qui nous ont apporté l’évangile, en partant des premiers missionnaires, les Pères Spiritains et capucins et toutes les congrégations missionnaires, masculines et féminines qui ont apporté chacune leur pierre à la construction de cette Eglise Famille de Dieu qui est à Doba, sans oublier les nombreux catéchistes sans lesquels Jésus-Christ ne sera pas annoncé dans le fin fond de nos villages » a rappelé l’Evêque.

Tout ceci est rendu possible par l’action de l’Esprit Saint, a ajouté Mgr Waingue Bani. « C’est grâce à l’action de l’Esprit Saint que nous pouvons croire et aimer Jésus. Voilà pourquoi notre foi est un don gratuit de Dieu, à qui nous pouvons qu’élever notre louange quotidienne pour tous ses bienfaits. Mais comme une semence qu’on reçoit et qu’on doit semer pour qu’elle produise la nourriture pour nous et pour nos proches, de même la foi nous engage à redoubler d’effort pour la partager avec nos frères et sœurs comme une bonne nouvelle ».

« Que nous ayons choisi de suivre le Seigneur dans le mariage ou dans la vie consacrée, nous sommes appelés à témoigner de notre foi dans la vie concrète de chaque jour. En ce sens, être baptisé ou si vous voulez être chrétien c’est être disciple missionnaire, c’est prendre sa part de responsabilité et de souffrance comme dit Saint Paul dans l’annonce de l’Evangile » remarque l’Evêque.

Mgr Waingue Bani rappelle que « La première mission catholique qui s’est ouverte au Tchad, d’abord à Kou Doholo et ensuite transférée ici à Doba, a été ouverte sous le patronat de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. C’est pour cela que cette Cathédrale qui nous accueille pour la célébration d’ouverture de ce Mois missionnaire extraordinaire porte le nom de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus car c’est ici qu’est née la première communauté de notre Diocèse, une communauté qui est le fruit de cette graine de la Parole de Dieu jetée en terre il y a 90 ans par les premiers missionnaires catholiques, les Pères Spiritains Français Heriau et Colomb. Tout cela pour dire que la première forme d’évangélisation est tout d’abord le témoignage de vie de prière et de charité ». (L.M.) (Agence Fides 14/10/2019)

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Samedi, 27 Juillet 2019 12:19

TCHAD La banque des céréales

27 juillet 2019 Une banque pour vaincre la sécheresse, la faim et l’usure dont les réserves ne soient pas constituées de lingots d’or ou de monnaie mais de céréales : c’est ce qu’a constitué au Tchad le Père Franco Martellozzo, jésuite italien, missionnaire en Afrique depuis plus de cinquante ans. Ainsi qu’il l’explique à l’Agence Fides, l’idée est née de l’observation du fait que, dans de grandes parties du Tchad, est pratiquée une agriculture de subsistance qui offre aux paysans le minimum pour survivre. La saison agricole, unique, va d’avril à septembre et c’est la seule pendant laquelle il est possible de cultiver la terre – millet, sorgo, arachides – dans la mesure où la pluie est suffisante pour ce faire. En septembre-octobre a lieu la récolte et il faut conserver ce qui devra servir jusqu’à la récolte de l’année suivante.

Tous les agriculteurs vendent une partie de leur millet au moment de la récolte pour disposer d’un peu de liquidités pour d’autres besoins. Cependant, si tous vendent au même moment les prix baissent. Les commerçants en revanche, achètent, stockent et attendent que les réserves de millet et de sorgo des paysans diminuent. Cela a lieu au cours de la période dite de soudure, celle de la saison des pluies, lorsqu’il faut travailler en vue de la nouvelle récolte et que les stocks sont réduits au minimum. Presque tous achètent à ce moment-là. Les prix grimpent, arrivant même au triple de ce que les paysans avaient touché lors de la vente aux commerçants. Ceux qui n’ont pas de disponibilités économiques vendent la charrue ou des têtes de bétail et si cela ne suffit pas, vont travailler pour les grands commerçants, déclenchant un cercle vicieux de dettes et de crédits qui porte de nombreux agriculteurs à être réduits dans un état de semi-esclavage.

En 1994, face à une grave sécheresse, l’Eglise a commencé à réfléchir aux instruments à mettre en œuvre pour sortir de ce cercle vicieux de faim et de spéculation sur les céréales. « On s’aperçut – indique le jésuite – que la distribution des vivres résolvait le problème de manière temporaire mais inspirait un sentiment de déresponsabilisation. De là l’idée de construire un entrepôt où conserver une réserve de millet qui aurait ensuite pu être donné en prêt au cours de la période de soudure. Les propositions furent acceptées et le dépôt devint une véritable Banque des céréales ».

Le système est simple. Aux agriculteurs, est prêté un ou plusieurs sacs de céréales qui se trouvent à la banque. Les paysans s’engagent à rendre le sac après la récolte avec un intérêt de 20 Kg de millet. « Une fois surmontées les premières perplexités et après quelque dur litige avec les commerçants – remarque le jésuite – nous disposons aujourd’hui au Tchad de 313 banques dans autant de villages, banques qui sont réunis en une Fédération regroupant 35.000 chefs de famille. Ceci signifie que la Fédération sert à 350.000 personnes et que de nombreux autres villages se trouvent sur la liste d’attente, en prévision ou en formation. La conséquence la plus importante est la presque totale élimination des usuriers. Maintenant, chaque paysan travaille sa terre et a retrouvé sa liberté ». (EC) (Agence Fides 27/07/2019)

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Mardi, 16 Juillet 2019 17:19

Tchad L'hôpital de Goundi a 45 ans

L’oeuvre du Bon Samaritain, une référence du système sanitaire tchadien. 

L’année 2019 marquera le 45ème anniversaire de la fondation du complexe hospitalier universitaire catholique « Le Bon Samaritain », un centre d’excellence au sein de cette nation. L’institut, fondé en 1974 par le Père Angelo Gherardi SJ, originaire de Bergame, en compagnie d’un groupe de fidèles et d’amis rassemblés au sein de l’Association Tchadienne Communauté pour le Progrès (ATCP), est devenu l’une des références fondamentales du système sanitaire du Tchad.

L’histoire du complexe débute quelques années auparavant. Revenu au Tchad en 1968, après ses études de Théologie, le Père Gherardi devient responsable de la mission Goundi : 40.000 habitants se trouvant sur un territoire de 4.000 Km2, sans structures sanitaires publiques ou privées.

L’année suivante, cependant, l’Institut des Sœurs de la Charité de Sainte Jeanne Antide Thouret accepte de financer la construction d’une maternité à Goundi et le Frère Enrico Mafioletti SJ de la Province de Venise-Milan, est chargé de le construire. Son ouverture a lieu en 1974. A côté de l’hôpital, est créé également une école secondaire d’infirmière. La première équipe de l’hôpital est composée de deux médecins, anciens étudiants du collège des Jésuites Léon XIII de Milan, d’un infirmer Jésuite de la Province de Venise-Milan, de trois religieuses de la Charité et de vingt infirmiers tchadiens.


De 1974 à 1990, la structure fonctionne comme tout hôpital conventionnel. Il dispose de 120 lits avec des services de pédiatrie, maternité, médecine interne, chirurgie, salle opératoire, analyses de laboratoire et radiologie. En 1990, un progrès important est à noter avec le lancement du Programme intégré sanitaire, sur la base duquel les activités d’assistance sanitaire effectuées dans des centres sanitaires périphériques sont coordonnées avec les activités de l’hôpital. Ce dernier acquiert de nombreux centres sanitaires situés entre 20 et 30 Km sur le territoire environnant.

 

Entre 1989 et 2015, l’ATCP a ouvert neuf centres sanitaires pour « offrir une assistance de qualité à la population du Tchad, et créer un contexte favorable à l’étude, à la formation et à l’instruction des étudiants, en particulier les plus défavorisés au sein des zones rurales et urbaines » indique une note parvenue à l’Agence Fides. De 2004 à 2007, ont été inaugurés à N’Djamena, la capitale, une Faculté de Médecine, un hôpital universitaire et une école d’infirmière en 2008.


L’action du Père Gherardi continue grâce au soutien de nombreux partenaires dont le gouvernement tchadien. Avec le vieillissement du fondateur la nécessité d’assurer la continuité dans l’action, le Bon Samaritain est passé, le 27 septembre 2015, sous la gestion directe de la Province d’Afrique occidentale de la Compagnie de Jésus.
Aujourd’hui, le complexe compte 300 professionnels dans ses sièges de N’Djaména et Goundi. Il s’agit de médecins généralistes, d’infirmières, de sages-femmes et de spécialistes en chirurgie, pédiatrie et gynécologie qui mettent en commun leurs compétences pour répondre aux besoins de populations vulnérables. A ceux-ci viennent s’ajouter 50 étudiants en médecines et 170 élèves infirmiers. Le complexe bénéficie de la collaboration de différentes Universités : l’Université pontificale du Chili, l’Université de Reims, l’hôpital universitaire Puerta del Mar de Cadix ainsi que d’autres Universités et structures de formation en Espagne et au Liban.


« La Compagnie de Jésus ne dispose pas d’un charisme spécifique – comme les camilliens – en ce qui concerne l’aumônerie et la gestion hospitalière – remarque les Jésuites du Tchad face à l’Agence Fides- Prendre la responsabilité du Bon Samaritain – expliquent-ils – a été un choix né de l’attention envers la population du Tchad qui nous compte parmi les premiers missionnaires arrivés dans le pays, pour mettre en pratique l’option préférentielle pour les pauvres. La formation dans le domaine de la santé est aujourd’hui une aide précieuse pour la population, en contribuant à créer du personnel médical qualifié. L’ensemble de la nation apprécie aujourd’hui fortement le service de la Faculté de Médecine du Bon Samaritain ». (EC) (Agence Fides 16/07/2019)


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26 avril 2018 - C’est ce qu’affirme les Evêques du Tchad dans une déclaration parvenue à l’Agence Fides et publiée au terme de leur Assemblée plénière : « Il faut un référendum pour changer la Constitution ».

Le 30 avril, l’Assemblée nationale tchadienne devra voter l’adoption du projet de révision de la Constitution, boycotté par l’opposition mais approuvé par le Conseil des Ministres le 10 avril. Parmi les points ayant suscité des controverses se trouvent la prorogation du mandat présidentiel de 5 à 6 ans et l’extension des pouvoirs du Chef de l’Etat. L’opposition affirme que la nouvelle Constitution sert surtout à perpétuer le pouvoir du Président, Idriss Déby Itno. Ce dernier en revanche affirme que la mise en place d’une IV° République permettra d’affronter de manière efficace les problèmes du pays.

Les Evêques expriment « leur préoccupation pour la manière dont se déroule le processus de création de la IV° République du Tchad. Ce processus, comme nombre le craignent, risque de fausser gravement les règles du jeu démocratique, parce qu’il comporte en son sein le germe de la division entre les citoyens ».

La Conférence épiscopale tchadienne donne crédit à ceux qui indiquent que le thème de la IV° République n’a pas du tout été débattu au sein de la population. « Outre les divergences au sein du monde politique, nous remarquons qu’une grande partie de la population ignore totalement ce qui se passe en ce moment. Un changement fondamental de cette nature devrait être réalisé dans le respect de la Constitution qui, en son article 224, indique que « la révision de la Constitution est approuvée par un référendum ».

Les Evêques se déclarent contraires à la pratique de la Diya, la réparation des crimes de sang prévue par la charia, dans la mesure où « elle compromet la paix sociale et les efforts fait pour restaurer l’Etat de droit, ruinant l’économie des communautés ». « C’est pourquoi – affirment les Evêques – nous demandons aux autorités compétentes à ce que la pratique ne soit pas imposée à une communauté qui ne la connaît pas dans sa praxis ainsi qu’aux communautés qui la connaissent déjà, de manière à ce que son application soit étroitement réglementée ». Les Evêques appellent de leurs vœux le renforcement du système judiciaire de l’Etat et l’abolition des accords intercommunautaires en vue de l’application de la Diya « dans la mesure où elle a provoqué des tensions entre les différentes communautés ».

« Travaillez pour la paix sans oublier la population » concluent les Evêques en s’adressant aux responsables politiques, administratifs, sociaux et religieux du pays. (L.M.) (Agence Fides 26/04/2018)

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Jeudi, 01 Février 2018 21:50

TCHAD Crise politique et sociale

31 janvier 2018 - La population du Tchad traverse actuellement un moment de grave difficulté. La baisse des prix du pétrole a mis en crise l’économie nationale. Les principaux syndicats ont organisé « une grève générale illimitée » afin de protester contre les mesures d’austérité du gouvernement, qui ont diminué les rétributions des salariés du secteur public. Les responsables de la société civile ont contesté ces diminutions de salaires et dénoncé les actions répressives des autorités ainsi que les interdictions concernant des initiatives pacifiques. La police a ainsi fait usage de gaz lacrymogènes à N’Djamena pour disperser des rassemblements d’étudiants et une centaine de personnes a été arrêtée. Au cours d’une phase caractérisée par de fortes tensions politiques et sociales, l’Eglise locale invite la population et les institutions à « faire ce qui leur appartient en direction du bien commun afin de faire sortir le pays de la crise » sans sombrer dans « la violence et le découragement » ainsi que l’observe, dans un entretien accordé à l’Agence Fides le Père Franco Martellozzo SI, missionnaire au Tchad depuis plus de 50 ans.

Le Père Martellozzo raconte : « Il s’agit d’un moment objectivement difficile au plan social. La population est mise à dure épreuve. Les chantiers publics sont arrêtés, y compris ceux qui concernent des écoles et des hôpitaux. Tout est bloqué. Les salaires sont payés avec un important retard ou bien font l’objet de retenues. Les diminutions provoquent des grèves, en particulier dans le secteur scolaire ». La crise est répandue surtout dans les grands centres urbains et frappe en particulier le secteur public, alors que « les paysans et les éleveurs sont moins intéressés, même si les changements climatiques influencent négativement les récoltes et les élevages » relève le missionnaire.

Le Tchad se trouve également au centre du Sahel, région qui, ces dernières années, est devenue particulièrement instable. A l’est, il doit prendre en considération la crise soudanaise, au sud, celle de la Centrafrique et à l’ouest celle en cours au Cameroun, avec les tensions entre anglophones et francophones, et celle du Nigeria. Au nord, passent les trafics des migrants et se ressentent les tensions libyennes. Le phénomène du fondamentalisme islamique est, lui aussi préoccupant, même si « le groupe Boko Haram, selon les fonctionnaires de la zone du lac Tchad, n’est pas parvenu à mettre de racines dans le pays » affirme le Père Martellozzo. Dans cette situation de crise, conclut le jésuite, « la communauté catholique porte une annonce d’espérance et s’offre elle-même, en mettant à disposition ses ressources humaines, spirituelles et matérielles pour aller à la rencontre des besoins de la population, en particulier des plus fragiles et des plus nécessiteux, dans la perspective du bien commun », comme le fait le MAGIS (Mouvement des Jésuites italiens pour le Développement). (EC-PA) (Agence Fides 31/01/2018)

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Lundi, 13 Février 2017 12:17

TCHAD Epidémie d’hépatite E

13 février 2017- Une épidémie d’hépatite E se diffuse actuellement à Am Timan, dans la région sud orientale du Salamat, au Tchad. C’est ce que déclare l’ONG Médecins sans frontières (MSF) qui avait déjà identifié le premier cas en septembre 2016. Depuis lors, l’ONG a traité 885 patients présentant des symptômes d’insuffisance hépatique aigue et les chiffres augmentent de quelques 60 nouveaux cas chaque semaine.

L’hépatite E se transmet de personne à personne, souvent au travers de la consommation d’eau et d’aliments contaminés par les selles de personnes infectées par le virus. Par conséquent, le risque d’épidémie est plus grand là où l’accès à l’eau propre est limité. Actuellement, plus de 600 opérateurs de MSF travaillent pour identifier les nouveaux cas, traiter les patients et améliorer les réserves en eau et les conditions sanitaires à Am Timan.

Parmi les actions entreprises, se trouve le traitement à base de chlore des châteaux d’eau de la ville. La potabilisation de l’eau constitue en effet un élément fondamental de la réponse d’urgence pour prévenir la diffusion de maladies transmises par l’eau, telles que l’hépatite E. Outre à fournir des services médicaux près l’hôpital d’Am Timan, MSF a lancé une campagne de grande ampleur pour désinfecter les vasques de 72 points pour la distribution de l’eau dans la ville.

L’équipe de MSF tient en outre des sessions d’information afin d’expliquer l’importance de se laver les mains au savon et d’utiliser toujours de l’eau chlorée. Une intervention plus consistante est urgente en particulier s’agissant des secteurs de l’eau et de l’hygiène. (AP) (Agence Fides 13/02/2017)

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Samedi, 14 Janvier 2017 21:41

TCHAD «Résister. Malgré la crise»

14 janvier 2017 - Message de Noël des Evêques. Le Tchad traverse actuellement un moment particulièrement difficile à cause « des controverses relatives à la gestion des élections présidentielles, au manque de versement des salaires et aux mesures d’austérité adoptées par le gouvernement pour faire face à la crise économique et financière » écrivent les Evêques du Tchad dans leur Message de Noël, parvenu seulement maintenant à l’Agence Fides. Au plan politique, les Evêques se plaignent du « manque de dialogue » entre le gouvernement et l’opposition et entre les institutions et la société civile, qui constitue « une menace sérieuse pour la démocratie ».

Depuis que le Tchad est devenu exportateur de pétrole, « le pays a perdu sa vocation agricole et pastorale » souligne le message. « Cependant la mauvaise gestion des rentes pétrolières et la chute brutale des cours du pétrole ont mis en évidence, comme cela était prévisible, la fragilité d’une économie basée sur une ressource qui suscite de nombreux appétits ».

Le désintérêt vis-à-vis du secteur primaire et l’avancée de la désertification provoquent actuellement « des conflits sanglants entre bergers et agriculteurs, qui causent des pertes humaines et matérielles ».

Les Evêques demandent à tout un chacun de faire ce qui est en leur pouvoir afin de faire sortir le pays de la crise, invitant la population à « résister à la tentation de la violence et du découragement ». « L’avenir du pays vous appartient. Il vous incombe de tracer un nouveau chemin, loin des sentiers battus marqués par les erreurs du passé. Ceci passe par la tolérance, le respect des différences et des convictions et par l’acceptation réciproque ». (L.M.) (Agence Fides 14/01/2017)

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Mardi, 10 Novembre 2015 20:55

TCHAD Boko Haram : état d’urgence

10 novembre 2015 - Le gouvernement de N'Djamena a proclamé l'état d'urgence dans la région du Lac Tchad afin de mieux lutter contre les violences et les attentats perpétrés par le groupe islamiste nigérian de Boko Haram.

Cette mesure, qui a été adoptée lundi à l'issue d'une réunion du conseil des ministres, accroît fortement les pouvoirs des autorités tant civiles que militaires. Celles-ci pourront en effet limiter ou interdire la circulation des personnes et des véhicules, ordonner des perquisitions dans les habitations privées à la recherche d'armes et mettre en œuvre d'autres mesures extraordinaires.

L'entrée en vigueur de l'état d'urgence intervient deux jours après une incursion dans un village situé dans la région du Lac et où les miliciens de Boko Haram ont tué deux personnes. La région du Lac Tchad, dont le chef-lieu est Bol, compte environ 450.000 habitants. (Misna)

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9 octobre 2015 - Contre la crise, réduction de moitié des indemnités allouées aux fonctions publiques, diminution des fonds spéciaux que l'État met à la disposition de certains dirigeants pour exercer leurs activités politiques et règlement des dettes aux fournisseurs : telles sont certaines des mesures prises par le gouvernement du Tchad pour relancer l'économique nationale.

Le gouvernement a débattu deux jours durant à l'occasion d'un séminaire des mesures à prendre en conséquence de la baisse du cours du pétrole, dont le Tchad est producteur, et des entrées relatives. Le Premier ministre Kalzeubet Pahimi Deubet a expliqué que les participants de la réunion avaient dressé un inventaire des problèmes des finances publiques et élaboré en fonction des solutions durables et productives.

Cependant, il semblerait que les autorités n'aient toujours rien décidé quant aux sanctions à prendre contre les responsables de détournements indus des deniers publics. Or, il s'agit pour maints observateurs d'une question inéluctable pour relancer l'économie du Tchad, dans la mesure où celui-ci occupe la 154ème place sur un total de 175 États dans la classification annuelle relative à la corruption perçue et élaborée par l'organisation Transparency International. (Misna)

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Mardi, 01 Septembre 2015 10:21

TCHAD "Situtation humanitaire précaire"

31août 2015 - "Les communautés ont assisté à des atrocités et à des violences inouïes : des familles entières ont été déracinées et sont en proie à une situation humanitaire extrêmement précaire", a dénoncé Toby Lanzer, responsable des Nations Unies pour les opérations humanitaires au Sahel, en revendiquant une mobilisation de ressources en faveur de la région du bassin du Lac Tchad.

Il y a quelques semaines déjà – ont rappelé les Nations Unies – près de 41.000 personnes ont dû quitter les îles du lac pour se réfugier dans des localités de l'arrière-pays, plus protégées. En effet, cette aire s'est retrouvée à plusieurs reprises la cible des attaques de miliciens membres du groupe nigérian de Boko Haram : l'insécurité a également compromis les travaux agricoles en pleine période des semailles, contribuant à aggraver les conséquences humanitaires sur place.

"À défaut d'un soutien financier supplémentaire – a enfin expliqué M. Lanzer – la situation humanitaire au Tchad risque de s'aggraver sérieusement". Selon les estimations fournies par l'Onu, seuls 35% des 572 millions de dollars nécessaires à pourvoir aux besoins les plus urgents sont actuellement disponibles. (Misna)

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